La Chambre des Représentants de l’Ohio approuve une motion anti-BDS
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La Chambre des Représentants de l’Ohio approuve une motion anti-BDS

La motion a été votée à 81 contre 13, et selon les parrains du projet de loi, elle va doper l’économie

La Chambre des Représentants de l'Ohio (Crédit : Wikipedia/Joshua Rothaas/CC BY 2.0)
La Chambre des Représentants de l'Ohio (Crédit : Wikipedia/Joshua Rothaas/CC BY 2.0)

La Chambre des Représentants de l’Ohio a approuvé un projet de loi qui cible le mouvement anti-Israël Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Le projet de loi, HB 476, a été approuvé mercredi, avec 81 voix pour et 13 voix contres. Cinq membres se sont abstenus.

Cette loi est destinée à interdire à l’État de signer avec des sociétés qui boycottent Israël, y compris quand ces sociétés sont situés dans des États différents. Les sociétés devront donc explicitement signaler dans les contrats qu’elles ne boycottent pas Israël ni ne désinvestissent dans le pays, selon le Cleveland Jewish News.

L’Arizona, la Californie, le Colorado, la Floride, la Géorgie, l’Illinois, l’Indiana, l’Iowa et la Caroline du Sud ont déjà adopté des lois similaires.

« Les relations entre notre État et Israël génèrent plus de 200 millions de bénéfices économiques pour l’Ohio annuellement », a déclaré le Représentant Kirk Schuring, parrain du projet de loi, dans un communiqué relayé par le Jewish News.

« La loi propose davantage d’opportunités pour l’Ohio pour entretenir ses liens étroits avec Israël, tout en dopant notre économie, ici même », a poursuivi Schuring.

L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) dans l’Ohio a qualifié ce projet de loi, dans un communiqué d’ « atteinte injustifiée au Premier Amendement qui règlement sévèrement le droit à s’élever ou à prendre des mesures sur des convictions politiques ».

« D’un côté, HB 476 est simple, mais ses ramifications sont d’une grande portée, problématiques, et potentiellement anticonstitutionnelles », a déclaré Gary Daniel, lobbyiste à l’ACLU dans l’Ohio.

« Cette loi ne prévoit aucune limite sur le types de politiques, de lois ou d’actions du gouvernement israélien qui sont sujettes à ce boycott. Cela pourrait avoir de larges implications pour ceux qui souhaiteraient désinvestir, pour des raisons économiques, une nouvelle tarification par exemple, ou pour le boycott, en fonction de leurs convictions politiques. »

La loi doit encore être approuvée par le Sénat.

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