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La CIJ n’a pas « assez pris en considération » les arguments d’Israël – vice-présidente

Julia Sebutinde a exprimé mercredi son désaccord avec l'avis consultatif de la Cour selon lequel Israël est tenu de coopérer avec l'agence controversée de l'UNRWA

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

La juge ougandaise Julia Sebutinde prononce sa déclaration solennelle en tant que nouvelle membre de la CIJ dans la Grande Salle de Justice du Palais de la Paix à La Haye, le 12 mars 2012. (Crédit : cour internationale de justice)
La juge ougandaise Julia Sebutinde prononce sa déclaration solennelle en tant que nouvelle membre de la CIJ dans la Grande Salle de Justice du Palais de la Paix à La Haye, le 12 mars 2012. (Crédit : cour internationale de justice)

La vice-présidente de la Cour internationale de justice, Julia Sebutinde, a exprimé mercredi son désaccord avec l‘avis consultatif de la Cour selon lequel Israël est tenu de coopérer avec l’agence controversée de l’UNRWA, affirmant que la Cour n’a pas « suffisamment pris en considération » les arguments d’Israël selon lesquels des membres du Hamas se sont infiltrés dans l’UNRWA.

La juge, qui a souvent rendu des avis et des décisions en faveur d’Israël, a également fait valoir qu’Israël « conserve, en vertu du droit international humanitaire, le pouvoir discrétionnaire de déterminer comment l’aide est acheminée » à Gaza, et a affirmé qu’Israël n’était « pas légalement tenu de canaliser cette aide spécifiquement ou exclusivement par l’intermédiaire de l’UNRWA ».

Sebutinde a également écrit qu’il n’y avait « aucune obligation d’aider les agences des Nations unies agissant contrairement aux principes de la Charte », comme Israël l’a allégué à propos de l’UNRWA. L’Etat hébreu affirme que le Hamas utilise des installations de l’UNRWA à Gaza, que plusieurs employés de l’UNRWA ont participé aux massacres du 7 octobre 2023, et que plus de 1 400 des quelque 13 000 employés de l’UNRWA à Gaza sont membres du Hamas et d’autres groupes terroristes.

« Il n’y a aucune obligation légale pour Israël d’autoriser des États tiers ou des organisations internationales spécifiques à mener des activités humanitaires dans les territoires palestiniens occupés, si cela compromet sa sécurité », a écrit Sebutinde.

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