La coalition avance la loi sur les primaires et reporte celle sur le Shabbat
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La coalition avance la loi sur les primaires et reporte celle sur le Shabbat

L'opposition a critiqué la proposition visant à offrir aux candidats des fonds publics pour les primaires, appelant à "supprimer les grosses sommes d'argent de la politique"

Un député en plein discours, face à une salle vide, durant une obstruction parlementaire à la Knesset, le 27 décembre 2017. (Crédit : Noam Rivkin Panton/porte-parole de la Knesset)
Un député en plein discours, face à une salle vide, durant une obstruction parlementaire à la Knesset, le 27 décembre 2017. (Crédit : Noam Rivkin Panton/porte-parole de la Knesset)

La Knesset a fait avancer lundi soir un projet de loi controversé qui offrirait aux députés un financement gouvernemental lors des élections primaires. La coalition a toutefois été dans l’obligation de mettre en suspens une législation différente qui déterminerait la fermeture des magasins de proximité le jour du Shabbat en raison d’un manque de votes.

La loi dite des primaires a été adoptée en deuxième et en troisième lectures avec 62 votes en sa faveur et 52 votes contre. Proposée par le député du Likud et président de la coalition David Amsalem, le texte permet d’offrir un financement gouvernemental aux candidats lors des élections primaires. Jusqu’à présent, les campagnes devaient s’effectuer sur fonds propres.

Sous les termes de la loi actuelle, les partis ne bénéficient d’un financement gouvernemental que lors des élections générales.

Selon la législation d’Amsalem, le montant que chaque candidat pourra recevoir dépendra du nombre d’électeurs éligibles dans le parti. Pour des formations plus importantes – de 100 000 électeurs ou plus – la faction octroierait 320 000 shekels. Les partis avec des dizaines de milliers d’électeurs recevront 120 000 shekels par candidat pour leurs élections primaires.

Le député du Likud David Amsalem préside une commission des Affaires intérieures de la Knesset le 21 novembre 2017 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le financement dépendra de trois conditions : Que la faction ait au moins 5 000 membres, que la majorité de ses représentants soient démocratiquement élus et que le vote ait lieu pas moins de six mois avant les élections générales.

Les partisans du projet de loi affirment qu’il empêchera les donateurs privés d’avoir une trop forte influence sur les candidats qu’ils financent mais ses opposants disent qu’il forcera le public à endosser le coût des campagnes contre sa volonté.

S’exprimant en défaveur de cette législation lundi soir en séance plénière de la Knesset, Dov Khenin, de la Ligue arabe unie, a déclaré qu’Amsalem avait raison de dire « que le système actuel de financement des primaires est corrompu. Il est impossible de continuer ainsi. Mais cette solution n’est tout simplement pas la bonne. Nous devons supprimer les grosses sommes d’argent de la politique plutôt que de les réinjecter via les coffres publics ».

Défendant sa législation, Amsalem a déclaré que cette question était essentiellement liée à la « moralité ».

« Si vous votez contre cette loi, cela veut dire que vous n’y croyez pas, et que vous n’êtes donc pas supposés prendre de l’argent (auprès des donateurs). J’attends de vous que vous ne preniez pas cet argent… Les dons sont la pire des choses », a-t-il dit.

Le député de la Liste arabe unie Dov Khenin à la Knesset (Crédit : Miriam Alster / FLASH90)

Séparément, le chef de la coalition a annulé le vote de ce qu’on appelle « le projet de loi des magasins de proximité » après avoir conclu qu’il n’y avait pas de majorité pour adopter cette législation.

Malgré le refus initial des partis ultra-orthodoxes de reporter le vote, Amsalem n’a pas eu d’autres choix après qu’il est apparu que le nombre de personnes présentes n’était pas favorable à la législation.

Il a reporté le vote à la semaine prochaine.

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