La course au succès de la nation start-up et les familles israéliennes
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La course au succès de la nation start-up et les familles israéliennes

Les longues heures de travail, le stress et le manque de temps peuvent abîmer les relations et les familles

Les familles profitant d'une chaude journée d'été au Yarkon Park, Tel Aviv (Crédit : Moshe Shai / Flash90)
Les familles profitant d'une chaude journée d'été au Yarkon Park, Tel Aviv (Crédit : Moshe Shai / Flash90)

La première chose qu’Eyal Waldman a fait après l’entrée de sa société Mellanox Mellanox Technologies Ltd. à la Nasdaq en 2007, qui lui a permis de collecter plus de 100 millions de dollars, a été d’appeler son ex-femme Ella pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Ella était sa femme en 1999, quand il a fondé Yokne’am, une société basée en Israël et Sunnyvale, en Californie, qui propose des solutions pour les changements de serveur et de stockage et de logiciels. C’est elle qui a trouvé le nom Mellanox – un mélange de son nom, Ella, avec millénaire, parce que la société a été fondée au début d’un nouveau millénaire, et Xerox, un nom à consonance technique. Et elle était présente lorsque les premières réunions de l’entreprise ont été organisées dans leur cuisine ensoleillée à Sunnyvale.

Mais quand Waldman en est arrivé au moment où il a vendu les parts de son entreprise, un moment-clé pour tout entrepreneur en haute technologie, elle n’était plus à ses côtés.

Le chemin vers le succès « a eu impact sur notre vie conjugale », a expliqué Waldman, 56 ans, le PDG et président de Mellanox, aujourd’hui une entreprise valant 2 milliards de dollars, dans un entretien téléphonique avec le Times of Israel. « Vous voyez moins vos enfants, vous ne passez pas de temps avec eux. C’est l’une des choses les plus difficiles, parce que tu ne rentres pas à la maison le soir ».

Quand bien même, a-t-il ajouté, le travail acharné faisait partie du deal et il n’a aucun regret. « Pour réussir dans toute profession, vous devez investir beaucoup de temps », a-t-il expliqué. « Cela fait partie de votre travail. Mon ex-femme avait également compris cela, nous l’avions compris tous les deux en fait ».

Eyal Waldman, président et PDG de Mellanox Technologies Ltd (Crédit : Capture YouTube)
Eyal Waldman, président et PDG de Mellanox Technologies Ltd (Crédit : Capture YouTube)

Le prix de la haute technologie

L’industrie de la haute technologie a joué un « rôle historique » dans l’économie d’Israël, selon un rapport publié par le responsable scientifique d’Israël – née d’une combinaison de la maturité technologique, des réformes du marché, de l’intégration dans les marchés internationaux et l’arrivée de milliers d’ingénieurs qualifiés de l’ex-Union soviétique dans les années 1990.

Israël a plus de start-ups par habitant que tout autre pays, selon les données compilées par l’IVC Research Center basé à Tel Aviv, qui suit les évolutions de l’industrie. Et il semblerait que presque tout le monde aujourd’hui aspirerait à être un entrepreneur de start-up quand ils grandiront, au lieu d’être médecin ou pompier.

Le nombre de sociétés actives dans l’industrie de la haute technologie opérant en Israël est passé de 3 781 en 2006 à 7 400 à la mi-2016, selon l’IVC. De plus, les entrepreneurs qui sont déjà passés par l’étape de la sortie de leur entreprise – soit par le biais d’une vente ou d’une offre publique de vente d’actions – ont tendance à revenir dans la mêlée avec de nouvelles initiatives et des entreprises.

Cependant, il y a un prix à payer.

Des entretiens avec des professionnels de la santé et des acteurs de l’industrie – des entrepreneurs comme les employés – révèlent une satisfaction au travail extrême couplée avec de longues heures de travail, des niveaux élevés de stress et beaucoup de voyage. Et cela exerce parfois une pression sur les relations et les familles.

« Ce n’est pas noir ou blanc ; il y a beaucoup de gris », a déclaré Belinda Schwartz, qui travaille avec les familles des professionnels en haute technologie lorsqu’elle exerce la fonction de thérapeute familiale privée et la directrice des assistantes sociales au Centre de développement des enfants au Maccabi Healthcare Services dans la région centrale d’Israël. Maccabi est l’un des plus importants fournisseurs de soins de santé d’Israël.

Belinda Schwartz (Crédit : Autorisation)
Belinda Schwartz (Crédit : Autorisation)

« Les travailleurs du domaine de la haute technologie ont beaucoup d’enthousiasme et de l’intérêt. Le travail permet aux gens de mettre en œuvre leur potentiel et leur capacité à se développer mais il y a un prix énorme [à payer] », a souligné Schwartz dans une interview.

« Le lieu de travail devient votre famille – en raison des longues heures et la nécessité d’être disponible à tout moment. Une fois que les gens rentrent chez eux, ils gèrent toujours les e-mails, les appels de vidéo conférence et vous ne pouvez pas vous concentrer en permanence sur vos enfants. Le patron s’attend, en particulier dans la haute technologie, à être disponible 24/24, 7 jours 7. Mais quelles conséquences cela pourrait avoir sur les relations de couples et la famille ? ».

Les célibataires travaillant dans les start-ups ont souvent peu de temps pour sortir et comme les entreprises emploient au début un petit nombre de travailleurs, ils n’ont pas beaucoup d’occasions de rencontrer de nouvelles personnes. Ceux qui ont un partenaire n’ont parfois de temps pour développer leurs relations, car ils ont tendance à se lever tard le matin puis rentrer tard dans la nuit, après avoir pris un repas et bu une bière avec leurs collègues et travaillé encore un peu. Certaines entreprises de haute technologie offrent trois repas par jour à leurs employés tandis que d’autres ont un chef pour cuisiner pour eux.

« Rester pour manger ensemble devient une chose sociale », a expliqué Schwartz. « Vous prenez une pizza avec vos collègues, une bière sur le toit – vous vous faites des amis au travail. Et ils deviennent effectivement votre famille ».

Les couples avec enfants ont tout un autre ensemble de défis à relever. Si les deux conjoints travaillent, ils ont souvent un grand-parent ou une nounou pour chercher leurs enfants à l’école ou à la garderie et qui reste avec eux jusqu’à ce qu’un parent rentre à la maison. Les parents, qui travaillent, divisent souvent la semaine : chacun des parents rentre tôt à la maison une fois ou deux fois par semaine et un grand-parent ou une nounou se charge des enfants les autres jours.

« Les parents rentrent chez eux mais ils ne rentrent pas ensemble à la maison », a précisé Schwartz. « Il n’y a pas de moment passé ensemble comme une famille. Ils sont souvent absents pendant les repas de famille communs ».

Mais les repas en famille sont une occasion importante pour les enfants d’apprendre à communiquer et développer un intérêt pour les autres personnes et apprendre comment et de quoi manger. Les temps en famille donnent aussi aux enfants un sentiment d’appartenance et leur enseignent la façon d’interagir en groupe.

Le stress du bébé start-up

Dr. Sivanie Shiran est à la tête du développement du leadership dans les programmes d’études supérieures à l’école de commerce Arison chez IDC Herzliya. Elle a travaillé au Harvard Business School et à l’Institute for Management Development en Suisse, où elle a organisé les programmes de développement du leadership pendant environ 20 ans. Une psychologue clinicienne et psychanalyste jungienne, Shiran a travaillé au niveau international avec des cadres supérieurs et des équipes dans les secteurs privé et public et les ONG.

Dr. Sivani Shiran de l'IDC (Crédit : Autorisation Gadi Dagon)
Dr. Sivani Shiran de l’IDC (Crédit : Autorisation Gadi Dagon)

« Dans mon travail avec des cadres supérieurs en Israël et à l’étranger, je suis souvent témoin de l’énorme stress et de la pression qui est le sort des managers modernes », a indiqué Shiran dans une interview.

« Ceux dans le domaine de l’entrepreneuriat et de l’innovation ont tendance à être, si cela est possible, encore plus enflammé – forcé par ce que l’on ressent souvent plus comme une croisade personnelle qu’un simple effort professionnel. Ils se réfèrent souvent à leurs start-ups comme à leurs ‘bébés’ ».

Mais parfois, ces nouveaux parents ont de vrais bébés à la maison aussi, et cela crée un environnement qui est « bien chargé », a souligné Shiran.

Afin de maintenir « un semblant de santé mentale », ces entrepreneurs doivent soit déléguer complètement le rôle parental à leur conjoint ou à un grand parent ou à une nounou ou essayer de compartimenter leurs rôles en tant que parents et travailleurs : « maintenant, je suis exclusivement un parent » ou « maintenant, je suis exclusivement au travail ».

« Malheureusement, cette compartimentation mentale est une stratégie qui est extrêmement difficile à maintenir », a expliqué Shiran. Ceux qui tentent de jongler avec ces rôles « vivent souvent avec un sentiment poignant de culpabilité » qui se fait ressentir dans leurs styles parentaux, a-t-elle souligné.

« Ils ont parfois du mal à fixer des limites claires pour leurs enfants parce qu’ils ont le sentiment que quand ils parviennent enfin à rentrer, ils ne veulent pas être perçus comme juste le mauvais flic », a analysé Shiran. « Il est donc plus difficile de prendre une position ferme avec les enfants et ce qui conduit, ironiquement, à ce que nous observons comme étant un manque d’autorité – ou une défaillance de l’autorité dans le style parental de notre génération aujourd’hui. Nous avons du mal à établir des limites avec nos enfants ».

Pourquoi est-ce que ce secteur est différent de toutes les autres industries ?

Ce qui distingue peut-être l’industrie de la haute technologie des autres est sa volatilité et son incertitude. Les professionnels de la haute technologie doivent s’adapter en permanence à l’évolution des environnements qui pourraient leur tirer le tapis entrepreneurial de sous leur pied. Et ce qui caractérise Israël dans tout cela est que les femmes aussi ont généralement besoin de travailler pour soutenir financièrement leurs familles.

« Vous avez constamment le sentiment de vivre sous la menace et sur le rebord et vous ne savez pas tout à fait sûr où le prochain défi se cache », a éclairé Shiran. « Il est donc un peu difficile de sortir et de juste être. Très souvent, les besoins de nos enfants est que nous soyons présents pour eux – que nous soyons vraiment à leur disposition ». Ainsi, au lieu de « juste être » avec leur progéniture, les managers gèrent souvent par défaut pour les horaires de leurs enfants, leurs récompenses et leurs punitions, plutôt que de simplement entendre ce que les enfants expriment sans jugement.

En moyenne, les Israéliens travaillent plus dur que la plupart de leurs collègues des pays de l’OCDE, dépassés seulement par la Turquie, le Mexique, la Corée du Sud, le Japon et l’Afrique du Sud, selon un rapport de l’OCDE.

Plus d’1/6ème des employés israéliens travaillent 50 heures ou plus par semaine et les Israéliens consacrent seulement 13,9 heures par semaine à leurs loisirs et aux soins personnels, comparativement, les Français, les champions de cette catégorie, y consacrent 16,4 heures. Dans l’équilibre travail-vie, les Israéliens se classent faiblement avec 5,2 points, contre 5 pour la Corée, 0 pour la Turquie et 9,4 pour les Pays-Bas, qui est à la tête de ce classement. Environ 64 % des femmes israéliennes travaillent par rapport à une moyenne de 58 % dans les autres pays de l’OCDE, précise le rapport.

En plus des longues heures au travail, de nombreux travailleurs de haute technologie passent aussi beaucoup de temps à l’étranger, à proximité de leurs investisseurs et des marchés. Les décalages horaires peut compliquer les communications avec leurs familles, même avec des applications pour interagir comme Skype ou FaceTime.

« Le parent absent devient parfois une norme et lorsque le parent revient cela est hors de la norme », a observé Schwartz.

Parfois, le conjoint à la maison peut avoir le sentiment que cela est plus facile lorsque leur partenaire n’est pas là. Lorsque papa ou maman rentre chez eux, ils veulent être le gentil. « Parfois, les enfants dorment avec leur mère mais ne peuvent pas le faire quand papa revient », a donné en exemple Schwartz. « En outre, Quand avez-vous le temps de développer une relation de couple lorsque vous voyagez beaucoup ? ».

« Tous ces éléments sont de grandes questions mais tout dépend de la capacité à parler, de faire des compromis, de mettre les choses en perspective », a analysé Schwartz. « Quand ils voyagent, les parents doivent faire en sorte de passer du temps de qualité avec chaque enfant. S’ils peuvent, ils doivent aller travailler un peu plus tard, s’accorder un peu de temps à donner à leurs enfants individuellement dans leur routine quotidienne ».

Travailler sur les relations et la famille

Asaf Shapira, 36 ans, le fondateur de CheckOut Apps Ltd., basé à Tel Aviv, commence sa journée de travail entre 10 et 10h30 et passe entre 10 à 11 heures au travail.

Asaf Shapira de CheckOut dans son bureau à Tel Aviv (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
Asaf Shapira de CheckOut dans son bureau à Tel Aviv (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

« Si vous êtes une start-up et que vous ne vous faites pas de l’argent et que vous rentrez chez vous avant 8h, vous êtes perçu étant en train de gaspiller de l’argent de quelqu’un d’autre », a déclaré Shapira dans une interview. « Travailler dans la haute technologie est différent des autres professions car tout peut changer en une seconde. La concurrence peut venir de toutes les directions, il y a beaucoup de pression et vous êtes responsable de votre réussite ou de votre échec ».

Shapira fréquente sa petite amie depuis deux ans et ils envisagent de se marier dans les prochains mois. « La majorité de la journée, je suis au travail », a-t-il précisé. « Dans la haute technologie, vous avez besoin d’être présent pour survivre ».

Natasha Shine supervise le marketing et le développement des affaires chez Rounds, qui propose des chats vidéos instantanés de groupe sur portable. Shine a un fils de 7 mois, Ori, et occupe son emploi depuis sept ans. Son mari, Gilad, est le directeur de la technologie dans une start-up et ils se relaient pour rentrer tôt à la maison – entre 17 et 18 heures – pour être avec leur fils. Ori passe la journée à la crèche et une baby-sitter le récupère à 16 heures. La mère vient le chercher une fois par semaine.

« Nous nous assurons toujours que l’un de nous soit à la maison pour jouer avec lui, le baigner, le nourrir, lui lire une histoire et le coucher », a affirmé dans une interview téléphonique. « Je suis toujours à la maison vers 19-19h30 pour être sûr de le voir avant qu’il aille dormir ».

Une fois qu’Ori est au lit, Shine et son mari continuent souvent de travailler de chez eux, répondant aux courriels ou passant des vidéos-conférence. Mais ils font en sorte de dîner ensemble après que leur fils est au lit.

Natasha Shine (Crédit : Autorisation)
Natasha Shine (Crédit : Autorisation)

« J’ai le sentiment que j’ai un équilibre entre mon travail et mon temps de famille », a assuré Shine. « J’ai du temps pour moi, pour mon fils, pour mon mari et moi avons le temps de travailler. Je les divise en quatre catégories temporelles différentes. Le temps que j’ai pour moi-même est pendant le week-end ou le matin ou quand mon fils va dormir ».

Shine n’organise jamais des appels quand elle est avec son fils, à moins qu’elle ne sache qu’il va être endormi. Et si quelqu’un appelle alors qu’elle est avec son fils, à moins que cela ne soit vraiment urgent, elle rappellera plus tard. « Parce que je ne dispose que d’une heure et demi dans la journée avec lui, j’essaie de faire en sorte d’être concentrée sur lui, » a-t-elle expliqué.

Lorsque Shine est retourné au travail 14 semaines après son accouchement, elle a beaucoup ressenti le poids du « jugement » en raison de sa décision. « Pour moi, le choix était juste », a-t-elle expliqué. « Je ne me sens pas coupable parce que j’ai le sentiment que je suis en train de faire le meilleur pour mon fils et je pense que tant que vous vous analysez constamment pour savoir si vous êtes heureux et si vous pouvez apprécier le moment où vous êtes bien – et c’est ce qui importe ».

Tomer Tagrin, le PDG et le fondateur de Yotpo, une start-up israélienne qui permet aux entreprises de générer des commentaires et du contenu en ligne, est marié à Adi – « la meilleure chose qui me soit jamais arrivée », a-t-il affirmé dans une interview par courriel, avec un smiley à la fin de la phrase. « Son soutien joue un rôle crucial dans ce que je suis capable de faire au travail ».

Tagrin passe deux semaines par mois à Tel Aviv et deux semaines par mois aux États-Unis. À la maison, il se lève à 7h environ et répond aux courriels jusqu’à 7h40 avant de se rendre au bureau, où il reste jusqu’à 18-19h. Les appels vidéo avec la branche américaine de la société occupent son temps d’environ 20h30 à 23h30. Quand il est à la maison, il essaie de dîner avec sa femme, mais « cela nous arrive de nous rater de temps en temps », a-t-il admis. Pendant le week-end et les vacances, il passe autant de temps que possible avec sa femme, ses amis et sa famille.

 Tomer Tagrin et sa femme Adi (Crédit : Autorisation)
Tomer Tagrin et sa femme Adi (Crédit : Autorisation)

« Je n’arrive pas vraiment à me déconnecter du travail », admet-il. « Je reste habituellement connecté grâce à mon téléphone la plupart des heures de la journée. Voilà quelque chose que je dois améliorer ».

Il passe beaucoup plus de temps avec ses amis de travail qu’avec sa famille. Il travaille pour passer plus de temps avec sa femme. « J’essaie, mais je ne réussis pas toujours, d’aider plus à la maison ».

Tagrin a seulement travaillé dans le domaine de la haute technologie et il pense que ce qui la rend différente des autres industries est le défi de la croissance. « Nous cultivons en mode hyper les gens, les revenus et les résultats globaux – cela vous oblige à prendre beaucoup de décisions rapidement, de faire des tonnes d’erreurs et cela nécessite un temps de réponse très rapide en tant que société. Cela conduit à beaucoup de stress aussi ».

Ces petites choses qui permettent d’aller plus loin

Juste quelques petits ajustements dans le style de vie permettent de réduire l’impact sur la qualité de vie et les relations familiales, a précisé Schwartz.

Emmener un enfant régulièrement quelque part une fois par semaine – comme à un cours ou à une thérapie de la parole – peut faire une énorme différence car cela donne aux parents la possibilité de passer du temps avec leurs enfants. Être en voiture ensemble donne aux parents le temps de parler et de rire avec leurs enfants, attendre ensemble pour le début du cours ou de la thérapie leur donne quelques minutes pour jouer, créer des liens, en profiter pour prendre une collation ensemble. « Tous ces éléments sont des opportunités pour renforcer votre lien avec votre enfant », a expliqué Schwartz.

Lorsque les parents sont heureux, profitent de leur travail et se sentent remplis, cela impacte de manière très positive la famille, a informé Schwartz. Mais les couples ont besoin de penser aux choses en profondeur et régler les problèmes ensemble.

« Vous pouvez surmonter certains des problèmes en discutant, en énonçant les attentes que vous avez », a affirmé Schwartz. « Assurez-vous de faire de la place pour la carrière de l’autre personne en obtenant une aide extérieure. Fractionner la semaine n’est pas une mauvaise chose, aussi longtemps que vous vous assurer que vous avez du temps pour la famille ».

Certaines entreprises de l’industrie de la haute technologie tentent déjà de prêter plus d’attention au bien-être de leurs employés, en faisant en sorte qu’ils prennent du temps pour être avec leurs familles.

Gett, par exemple, favorise le flexi-temps, et les employés sont jugés sur leurs résultats et non sur leurs heures de travail, a déclaré Anat Asaf, le responsable du recrutement global de la start-up de covoiturage.

Et Hola, qui a un chef qui cuisine pour ses employés, s’assure que les employés prennent assez de temps pour être avec leurs familles. « Travailler 12 heures par jour est improductif et ce n’est pas une bonne chose pour la santé. Nous encourageons nos travailleurs à être efficace, puis à rentrer à la maison passer du temps avec leurs enfants ou profiter de leur hobby », a déclaré Limor Kidron de Hola, le vice-président des ressources humaines chez le fournisseur de réseau privé virtuel gratuit basé à Netanya.

De manière générale, tous les acteurs de l’industrie de la haute technologie interrogés par le Times of Israël n’ont pas peur des défis à venir et sont généralement sûr de leurs choix, sans aucun regret.

« Les gens de la haute technologie qui travaillent dur font plus la fête que les autres », a souligné Shapira de CheckOut. « L’environnement est jeune et heureux. Au final, vous travaillez dur mais vous êtes satisfait et vous vous amusez vraiment ».

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