La démographie, clé du scrutin : 10 leçons des résultats électoraux de 2019
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Décryptage

La démographie, clé du scrutin : 10 leçons des résultats électoraux de 2019

Quelle ville a le plus voté pour le Likud ? Laquelle a opté à 57 % pour HaYamin HaHadash ? Quel est le quartier de Jérusalem le plus favorable au Meretz ? Les réponses sont ici

Simona Weinglass est journaliste d'investigation au Times of Israël

Vue des bulletins de vote à l'entrepôt de la commission centrale électorale à Shoham, le 25 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Vue des bulletins de vote à l'entrepôt de la commission centrale électorale à Shoham, le 25 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le 17 avril, la commission centrale électorale a présenté au président Reuven Rivlin les résultats finaux pour la 21e Knesset.

Quelques jours plus tôt, elle avait publié les résultats électoraux sur son site internet, avec le décompte précis pour chaque parti dans chaque ville et chaque bureau de vote d’Israël.

Le Times of Israël a examiné en détail ces données pour tirer des enseignements sur la société israélienne et sa tendance à voter démographiquement, et ce, en dépit des événements actuels ou des efforts de campagne pour influencer les électeurs.

Voici dix enseignements que l’on peut tirer de ces résultats définitifs :

1) Les villes où le Likud a remporté une proportion importante des voix sont significativement plus pauvres que les bastions de Kakhol lavan

Au niveau national, le Likud, le parti au pouvoir, a obtenu 26 % des voix. Mais beaucoup de villes ont voté pour le Likud dans des proportions bien plus importantes. En 2019, les deux villes où le Likud a enregistré ses meilleurs scores sont Dimona et Beit Shean, où le Likud a respectivement obtenu 56 % et 55 % des suffrages. Il s’agit de deux villes défavorisées d’un point de vue socio-économique, selon le Bureau central des statistiques, qui classe régulièrement 255 villes israéliennes par groupes socio-économiques selon les revenus familiaux, le nombre d’années d’études des adultes, la possession d’un véhicule et le nombre de vacances passées à l’étranger par leurs habitants.

Le Bureau central des statistiques a placé Dimona et Beit Shean dans les groupes 4 et 5 sur les 10 répertoriés au niveau socioéconomique en Israël – le 10e étant le plus favorisé.

A Jérusalem (groupe 2), où le Likud a remporté 25 % des suffrages, le bureau de vote ayant connu le plus fort pourcentage d’électeurs du parti a été le numéro 867, situé rue Eliahu Koren à Har Homa, où le Likud a recueilli 61 % des voix. Un certain nombre de bureaux du quartier Katamon, qui héberge une vaste communauté juive du Kurdistan, ont octroyé au Likud entre 56 % et 58 % des suffrages. En revanche, à Tel Aviv, le Likud a réalisé ses meilleurs scores dans les banlieues ouvrières de Hatikva et de Neve Ofer, au sud-est de la ville. Au bureau de vote numéro 766 du quartier Hatikva, le Likud a remporté 55 % des voix.

Vue du quartier Har Homa (Homat Shmuel) à Jérusalem de Bethléem 2015. Un bureau de vote a accordé au Likud 61 % de ses suffrages (Crédit : rparys/iStock)

Kakhol lavan, pour sa part, s’est adjugé 26 % des suffrages dans tout le pays, mais ses soutiens les plus ardents se trouvaient dans les villes et les quartiers les plus riches d’Israël.

C’est ainsi dans la grande ville de Ramat HaSharon que s’est concentrée la plus forte proportion d’électeurs de Kakhol lavan : le parti y a recueilli 56 % des suffrages. Ramat HaSharon figure dans le groupe 9 des dix groupes socio-économiques israéliens.

A Hod HaSharon (groupe 8), Kakhol lavan a rassemblé 54 % des voix tandis qu’à Binyamina (groupe 8), la formation de Benny Gantz a enregistré un score de 51 %. En fait, toutes les villes israéliennes qui se trouvent dans les trois groupes socioéconomiques les plus élevés (8, 9 et 10) ont favorisé Kakhol lavan au détriment du Likud.

A Jérusalem, où Kakhol lavan n’a obtenu que 12 % des voix, le parti a été le plus plébiscité dans un bureau de vote situé au 29 rue Zangvil – dans le quartier laïc de Ramat Danya – avec 56 % des électeurs qui se sont prononcés en sa faveur.

Parmi les autres bastions de Kakhol lavan à Jérusalem se trouvent le bureau de vote de l’école Ben-Gurion, dans le quartier Rehavia, ainsi que plusieurs autres localisés dans le quartier Beit Hakerem. Kakhol lavan y a recueilli plus de 40 % des voix.

2) A Tel Aviv, Kakhol lavan s’est distingué dans les quartiers les plus aisés

Dans les bureaux de vote n°107 et 306 du quartier favorisé de Tzahala, où les appartements se vendent à plus d’un million d’euros, Kakhol lavan a remporté 70 % des suffrages. Au bureau de vote numéro 113, à Tel Baruch, un quartier voisin, où des célébrités côtoient les entrepreneurs de la high-tech et des patrons de grandes entreprises, la formation a réuni 69 % des voix, et 68 % au bureau de vote numéro 100, adjacent au projet d’appartements de luxe Sea & Sun Luxury.

Une exception toutefois à cette tendance observée pour Kakhol lavan : la ville druze de Daliat el Karmel, située à proximité de Haïfa (groupe 4) qui a accordé au parti 55 % de ses voix.

3) La base travailliste, des kibboutzniks et une population urbaine nantie

Le Parti travailliste n’a réuni que 4 % des votes dans tout le pays cette année, un chiffre à comparer avec la précédente version de la formation – l’Union sioniste – qui avait remporté 19 % des voix lors du scrutin de 2015.

Les localités ayant voté en plus grand nombre pour les travaillistes, cette année, sont des kibboutzim. A leur tête, le kibboutz Niran qui a voté pour la formation d’Avi Gabbay à 54 %, suivi de celui de Beer, dans le désert du Néguev (49 %) et Tzuba, dans les collines de Judée (42 %). Malgré ces chiffres élevés, les trois kibbutzim ayant le plus plébiscité les travaillistes en 2015 l’avaient fait dans des proportions bien plus importantes : Niran avait accordé à l’Union sioniste 85 % de ses voix, suivi du kibboutz Geva, dans la vallée de Jezreel (81 %) et celui de Mishmar Hasharon, dans le centre du pays (75 %).

Une vue de la vallée de Jezreel depuis Kiryat Tivon, bastion de soutien pour le parti Travailliste et le Meretz (Crédit : RnDmS/iStock)

La ville ayant une population de plus de 10 000 habitants qui a donné au Parti travailliste la plus grande part de ses votes en 2015 et 2019 est Kiryat Tivon (groupe 8), une municipalité réunissant classes moyenne et aisée près de Haïfa. En 2015, 45 % de ses électeurs avaient voté pour l’Union sioniste mais en 2019, seuls 13 % de ses suffrages sont allés au Parti travailliste.

D’autres grandes villes ayant soutenu le Parti travailliste cette année sont Givatayim (10 %), Binyamina (10 % ) et Pardes Hana-Karkur (9 %).

A Jérusalem, les travaillistes ont réalisé leurs meilleurs scores dans les bureaux de vote numéros 972, 280 et 274, dans le quartier de Beit Hakerem, où la formation a respectivement bénéficié de 16 %, 15 % et 14 % des voix – ainsi que dans un autre bureau, rue Ben Labrat, à Rehavia, où la formation a engrangé 13 % des suffrages.

A Tel Aviv, le parti a obtenu ses meilleurs scores au bureau de vote n°111 à Ramat Aviv (19 % des voix), au bureau n°612, situé à proximité du boulevard Rotschild (17 %) et au bureau n°37 à Tel Baruch, où il a également réuni 17 % des suffrages.

4) Les partisans les plus fervents de l’Union des partis de droite sont les résidents de Gush Katif évacués

L’Union des partis de droite, créditée de 4 % des voix à l’issue du scrutin, a réalisé son meilleur score à Bnei Netzarim, où elle a obtenu 90 % des votes exprimés. Bnei Netzarim est un moshav du sud d’Israël habité par d’anciens résidents de l’implantation de Netzarim évacués lors du désengagement de Gaza en 2005.

Un résident de l’implantation de Netzarim accuse les soldats, venus l’évacuer de chez lui, d’avoir trahi les valeurs juives lors du désengagement de Gaza. Le 22 août 2005. (Photo par Flash90).

Naveh, un moshav également créé par des habitants évacués de l’implantation d’Atzmona dans le Gush Katif, a voté pour l’Union à 89 %. Shomria, un kibboutz du Néguev composé d’évacués d’Atzmona, lui a accordé 88 % des voix. Dans l’implantation cisjordanienne de Yitzhar, l’Union des partis de droite a remporté 86 % des voix.

À Jérusalem, l’alliance a enregistré le plus de soutien (40-45 %) dans les bureaux de vote dans et aux alentours du quartier de Kiryat Moshe, là où se trouve la yeshiva nationaliste religieuse Mercaz Harav.

En outre, le parti a obtenu 68 % des voix d’un bureau de vote de la vallée de Ben Hinom, et 43 % de celles exprimées dans un bureau de vote du quartier juif de la Vieille Ville de Jérusalem.

À Tel Aviv, c’est au bureau situé 24 rue Tzeitlin, près de la place Rabin, que la liste d’union a réalisé son meilleur score, soit 13 %. Elle a obtenu 8 % des votes exprimés au bureau de vote n°774 du quartier de Shapira.

5) HaYamin HaHadash, plébiscité par les kibboutzniks religieux et les modernes orthodoxes aisés

Arrivé en dessous du seuil d’éligibilité de 3,25 %, HaYamin HaHadash a séduit d’autres catégories démographiques que l’Union des partis de droite. Ses dirigeants, Naftali Bennett et Ayelet Shaked, avaient quitté le parti HaBayit HaYehudi, le plus modéré des partis composant l’Union des partis de droite, en décembre dernier. HaYamin HaHadash disait vouloir parvenir à un « partenariat intégral » entre Israéliens laïcs et religieux alors que les autres formations de l’alliance de droite se présentaient comme fièrement religieux.

À Rosh Tzurim, un kibboutz religieux de Cisjordanie, 57 % des électeurs ont déposé un bulletin HaYamin HaHadash. Dans l’implantation religieuse de Sansana, 52 % des votants ont soutenu le parti.

Mitzpe Ilan, une petite communauté religieuse située dans la Ligne verte, a octroyé 48 % de ses voix à la formation séditieuse, Alumim, un kibboutz religieux du Néguev, a voté à 47 % en sa faveur.

Ayelet Shaked, la ministre de la Justice, et Naftali Bennett, le ministre de l’Education, tiennent une conférence de presse pour le parti HaYamin HaHadash le 17 mars 2019 à Tel Aviv. (Flash 90)

Alei Zahav, une implantation mi-religieuse mi-laïque de Cisjordanie, a plébiscité le parti à 45 %, et Efrat en Cisjordanie à 44 %.

À Jérusalem, HaYamin HaHadash a enregistré le plus de voix dans les quartiers de Rasco, du vieux Katamon et de Baka, caractérisés par une population orthodoxe moderne, dont la plupart sont des immigrés de pays occidentaux. Les bureaux de vote situés aux 14 rue Aharoni, 57 rue Hapalmach et 31 rue Yehuda ont respectivement octroyé 21 %, 19 % et 18 % de leurs voix à la formation.

6) Les partis pro-marijuana très populaires dans les implantations hippies et les localités bordant la bande de Gaza

Zehut, le parti de droite favorable à la légalisation de la marijuana, a obtenu 3 % des voix à l’issue du scrutin, soit moins que le chiffre nécessaire pour entrer à la Knesset. Sans surprise probablement, le parti a réalisé de bons scores dans les implantations de Cisjordanie connues pour leur esprit hippie. Aux bureaux de vote 1 et 2 de Bat Ayin, Zehut a ainsi obtenu 27 et 28 % des voix, et 21 % à Mevo Modiim, une implantation de Cisjordanie fondée par des adeptes du rabbin disparu Shlomo Carlebach.

Zehut a également été sollicité par 21 % des électeurs de Kadita, un éco-village de Galilée dont les résidents décontractés sont considérés comme des squatteurs par le gouvernement.

À Jérusalem, Zehut a enregistré son meilleur score au bureau de vote n°198 dans le quartier de Nahlaot, soit 12 %. À Tel Aviv, c’est au bureau de vote 620.2 dans le quartier Montefiore que le parti a été le plus plébiscité (6 %).

Les grandes villes où Zehut a été le plus populaire sont les villes cisjordaniennes d’Ariel (7 %) et de Maaleh Adumim (5 %), ainsi qu’à Sderot (4 %) aux environs de la bande de Gaza.

Il est intéressant de comparer les résultats de Zehut avec ceux de Aleh Yarok, un parti uniquement consacré à la légalisation du cannabis qui s’était présenté au scrutin législatif de 2015 sans succès.

Aleh Yarok avait réalisé ses meilleurs scores dans l’implantation cisjordanienne de Carmel (21 %), dans l’éco-village de Kadita (14 %) et dans le kibboutz de Kerem Shalom (13 %), une communauté située à la frontière gazaouïe. La grande ville qui a le plus sollicité la formation en 2015 était la ville balnéaire d’Eilat, avec 3 % des voix.

Le chef de Zehut Moshe Feiglin rencontre des électeurs potentiels à Jérusalem, le 13 mars 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

7) Le parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah et l’arabo-israélien Raam-Balad ont obtenu 99 % des voix dans certains bureaux de vote

Au bureau n°3 de Hatzor Haglilit, Yahadout HaTorah a remporté 99 % des voix. La même chose s’est produite au bureau n°11 de Beit Shemesh.

Dans le village hassidique de Komemiyut près de Kiryat Gat, le parti a été sollicité par 95 % des votants. Il a également réalisé un excellent score dans la coopérative agricole ultraorthodoxe de Yesodot, soit 92 % des voix, ainsi qu’à Modiin Ilit (80 %) et dans la ville ultraorthodoxe de Bnei Brak (61 %).

Shas, la formation ultraorthodoxe séfarade, a elle obtenu 17 % des voix à Modiin Ilit et 26 % à Bnei Brak.

Mtanes Shihadeh (centre), n°2 de la liste Raam-Balad, et Abbas Mansour (droite), tête de liste, lors d’une conférence de presse le 28 mars 2019. (Crédit : autorisation de Raam-Balad)

Raam-Balad a obtenu 99 % des voix au bureau de vote n’12 d’Arara, une ville bédouine du Néguev. Il a remporté 96 % des suffrages auprès de la tribu bédouine de Mas’udein el-Azazme dans la même région. C’est à Sakhnin que l’alliance a réalisé son meilleur score dans une grande ville (60 %).

L’autre parti arabe-israélien Hadash-Taal a, pour sa part, enregistré 92 % des suffrages au bureau de vote n°34 à Rahat et au n°55 de la localité d’Umm el-Fahm. C’est à Umm al-Fahm que la liste a obtenu les meilleurs résultats, avec un score de 80 % (contre 12 % seulement pour Raam-Balad). Hadash-Taal a remporté 70 % des voix à Arabba, 69 % à Iksal et 69 % à Kafr Yasif.

8) Meretz a perdu des électeurs juifs mais a gagné le soutien des Arabes et des Druzes

En 2015, les localités ayant le plus plébiscité le parti de gauche étaient principalement des kibboutzim, avec 47 % des votants du kibboutz Gan Shmuel s’étant exprimés en faveur de Meretz. Les kibboutzim de Nir Yitzhak, de Harduf et de Nachshon l’avaient soutenu à respectivement 46 %, 45 % et 43 %. Deux petits villages arabes avaient fortement soutenu le Meretz en 2015 : Nain (62 %) et Al-Arian, où 31 % des quelque 200 résidents avaient voté Meretz.

En 2015, les villes ayant le plus voté Meretz sont celles de Tel Aviv (13 %) et Kiryat Tivon (12 %).

Tamar Zandberg, cheffe du parti du Meretz, lors d’une conférence de presse après avoir rencontré le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 16 avril 2019 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

En 2019, les chiffres indiquent que le Meretz a perdu de nombreux électeurs juifs, peut-être le résultat des appels de Kakhol lavan à ne pas voter pour les petits partis de gauche afin de battre Netanyahu. Néanmoins, la formation semble avoir compensé ce revers par le soutien des Arabes et des Druzes.

Au scrutin de cette année, la ville ayant le plus voté Meretz est le village druze de Beit Jann (65 %). Nain a octroyé 45 % de ses voix au parti, la communauté de Galilée de Harashim l’a sollicité à 43 %, la tribu bédouine d’Abu Abdun à 42 %, la ville de Kafr Qassem à 39 %, le kibboutz Nir Yitzhak à 39 % et la ville arabo-israélienne de Tira à 24 %. Les électeurs d’Arara ont choisi le Meretz à 13 %, et ceux de Kafr Qara à 10 %.

Kiryat Tivon suivait avec 10 % des suffrages, tandis que seuls 9 % des électeurs de Tel Aviv ont opté pour le parti de gauche.

Dans la ville côtière, le Meretz a réalisé son meilleur score au bureau de vote n°435 avec 23 % des voix, la rue branchée de Sheinkin suivait avec 22 % des suffrages enregistrés dans le bureau n°37 du quartier aisé de Tel Baruch. Meretz a obtenu 21 % des voix au bureau n°398 situé près du théâtre Habima ainsi qu’au n°439 du quartier de Florentin.

À Jérusalem, le Meretz a obtenu ses meilleurs résultats auprès des rares habitants de Jérusalem-Est ayant adopté la citoyenneté israélienne et disposant donc du droit de vote. Dans un bureau de vote installé dans l’école pour filles Sur Baher, Meretz a ainsi remporté 30 % des suffrages. Dans un bureau du quartier de Sheikh Jarah le Meretz en a gagné 29 %, et 24 % au bureau de vote n°213 dans le quartier principalement juif de Beit Hakerem.

9) Yisrael Beytenu, moins populaire auprès des Druzes

Yisrael Beytenu a remporté 4 % de l’ensemble des suffrages, avec des scores les plus élevés dans les villes et localités russophones ainsi que dans les villages druzes. Cela étant, les villages druzes ont moins plébiscité le parti dirigé par Avigdor Liberman qu’en 2015.

En 2019, la formation laïque avait obtenu 35 % des voix à Avshalom, une communauté située près de la bande de Gaza à forte majorité russophone. Elle a remporté 21 % des suffrages dans la localité druze de Kisra Sumei, 21 % dans le village druze de Pekiin et 18 % à Yanuh-Jat.

Le village druze de Pekiin en haute Galilée (Crédit : istock/amite)

Quatre ans plus tôt, le parti de l’ancien ministre de la Défense avait réalisé le score de 41 % à Kisra Sumei, 31 % à Pekiin et 28 % à Yanuh-Jat.

Parmi les localités où la formation a été le plus populaire figurent : Nazareth Illit avec 21 % des suffrages, le même score qu’en 2015, Maalot Tarshiha avec 17 % (18 % en 2015), Carmiel avec 16 % (18 % en 2015), Katzrin avec 16 % (21 % en 2015) et Ariel avec 15 % des voix (16 % en 2015).

À Jérusalem, Yisrael Beytenu a enregistré son meilleur score au bureau de vote n°488 au Diplomat Hotel dans le quartier d’Arnona, où il a obtenu
61 % des suffrages.

10) Plus les choses changent, plus les blocs restent inchangés

En 2015, le bloc de centre-gauche représentait 43 % de l’électorat contre 41 % en 2019, une petite différence pouvant s’expliquer par la baisse importante de la participation des Arabes au scrutin de cette année.

De la même façon, dans les trois plus grandes villes d’Israël, à savoir Jérusalem, Tel Aviv et Haïfa, la taille des blocs est restée pratiquement la même qu’en 2015.

À Jérusalem, la répartition gauche/droite était de 19/81 % en 2015 comme en 2019. À Haïfa, elle était de 50/48 en 2015 et 2019, tandis qu’à Tel Aviv la gauche est passée de 62 % à 67 % de l’électorat en 2019, probablement du fait que le parti de centre-droit de Moshe Kahlon, Koulanou, a perdu 5 points de pourcentage auprès des électeurs de Tel Aviv, des voix qui se sont peut-être reportées sur le parti de centre-gauche Kakhol lavan.

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