La France propose le déploiement de 200 policiers de l’ONU au Burundi
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La France propose le déploiement de 200 policiers de l’ONU au Burundi

Le Burundi est plongé depuis plus d'un an dans une profonde crise, née de la décision du président Nkurunziza de briguer un 3e mandat, qui a déjà fait plus de 500 morts et poussé plus de 270.000 burundais à l'exil

Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni à l'ONU, à New York, le 22 juillet 2014. (Crédit : Kena Betancur/Getty Images/AFP)
Le Conseil de sécurité des Nations unies réuni à l'ONU, à New York, le 22 juillet 2014. (Crédit : Kena Betancur/Getty Images/AFP)

Paris a proposé vendredi au Conseil de sécurité le déploiement de 228 policiers de l’ONU au Burundi pour tenter d’y juguler les violences, d’après un projet de résolution obtenu par l’AFP.

Ces policiers seraient déployés à Bujumbura et dans tout le Burundi pour une année, mais la mission pourrait être prolongée ou modifiée en cas d’aggravation de la situation.

Le gouvernement burundais doit encore approuver cette force, qu’il voulait limiter à 50 policiers.

La Russie et l’Egypte ont dit qu’elles soutiendraient le déploiement de policiers de l’ONU moyennant un accord du gouvernement burundais.

Ces policiers seraient chargés de surveiller la situation en matière de sécurité et de droits de l’homme, en coordination avec les observateurs et les experts militaires de l’Union africaine (UA).

Le Burundi a permis le déploiement de 100 observateurs et 100 experts militaires de l’UA, mais seuls 50 sont effectivement arrivés sur le terrain.

Le projet de résolution exhorte aussi le gouvernement burundais à dialoguer avec tous les groupes d’opposition y compris ceux qui se trouvent « hors du pays » afin de mettre fin à la crise.

Des discussions prévues cette semaine en Tanzanie ont échoué quand le gouvernement a refusé de s’assoir aux côtés d’opposants en exil.

Le Burundi est plongé depuis plus d’un an dans une profonde crise, née de la décision du président Nkurunziza de briguer un 3e mandat, qui a déjà fait plus de 500 morts et poussé plus de 270.000 burundais à l’exil.

Ces violences font craindre un génocide, comme celui qui a frappé le Rwanda voisin en 1994.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait proposé plusieurs options allant de 20 à 50 hommes jusqu’à 3.000 hommes et prévenu que la situation dans le pays était « très précaire ».

Ban avait estimé qu’une force de 228 policiers pourrait empêcher une effusion de sang majeure mais serait insuffisante pour protéger les civils.

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