La grand-mère de Yotam Sitbon dénonce le traitement de l’information en France
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La grand-mère de Yotam Sitbon dénonce le traitement de l’information en France

Les médias français n'ont pas parlé de son petit-fils, un bébé franco-israélienn de 14 mois, victime d'une attaque à la voiture bélier

Yotam Sitbon, victime d'un attentat à la voiture bélier, le 14 décembre 2015 à Jérusalem (Crédit : collectif Haverim)
Yotam Sitbon, victime d'un attentat à la voiture bélier, le 14 décembre 2015 à Jérusalem (Crédit : collectif Haverim)

Martine est la grand-mère de Yotam Sitbon, bébé de 14 mois qui a été victime d’un attentat à la voiture bélier le 14 décembre dernier à Jérusalem.

C’est en sortant du métro République, au téléphone avec sa belle-fille, que Martine apprend que sa famille a été victime d’un attentat et que son petit-fils va devoir être amputé de la jambe.

Elle prend alors le premier avion pour Israël.

Dans une interview accordée à Rue 89, Martine témoigne de l’empathie israélienne où toute la communauté israélienne mais aussi juive francophone a soutenu la famille de Yotam notamment grâce à une cagnotte mise en ligne sur le site de Leetchi afin de réunir de l’argent pour aider la famille.

Si la communauté nationale israélienne s’est mobilisée, les médias français ont passé sous silence l’existence d’une victime franco-israélienne. 

Selon Rue 89, les médias de l’hexagone ne s’attardent pas sur les victimes franco-israéliennes. Ce constat est confirmé par Martine. Certains médias auraient répondu à Martine qu’ « il y a des victimes tous les jours, surtout côté Palestiniens, pourquoi s’intéresser spécialement à Yotam ? »

Rue89 dénonce le traitement de l’information des médias français concernant la recrudescence des attaques au couteau en Israël. En effet, les titres sont le reflet d’une vision française ou le terroriste devient la victime.

Pour Jérôme Bourdon, historien, sociologue et professeur à l’Université de Tel Aviv, les médias « privilégient la souffrance ou la victime palestinienne ».

Ainsi les juifs français délaissent les sites d’information français pour des sites « communautaires » explique Rue 89.

Martine est rentrée en France inquiète. « Jusqu’à l’événement avec Yotam, je pensais qu’il était possible de vivre ensemble, maintenant non. » témoigne-t-elle.

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