Israël en guerre - Jour 150

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La guerre continue à Gaza dans ce qui est dorénavant le conflit le plus long depuis 1948

L'armée a indiqué que des dizaines de terroristes du Hamas ont été tués au cours des dernières 24 heures alors qu'Israël se concentre dorénavant sur Rafah, la ville la plus au sud de la bande

Les troupes israéliennes et les tanks stationnés le long de la frontière avec la bande de Gaza, le 2 février 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Les troupes israéliennes et les tanks stationnés le long de la frontière avec la bande de Gaza, le 2 février 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Des combats de forte intensité ont continué pendant toute la journée de vendredi dans la bande de Gaza, alors que Jérusalem et les acteurs internationaux attendent la réponse du groupe terroriste palestinien du Hamas à une proposition de cessez-le-feu qui ouvrirait la voie à la libération des otages qui restent encore aux mains du Hamas et de ses complices.

Et alors que la journée de samedi correspondra au 120e jour de guerre entre Israël et la branche palestinienne des Frères musulmans, l’actuel conflit est devenu le plus long de toute l’histoire d’Israël depuis la guerre d’Indépendance en 1948. Même s’il est peu probable que le record de durée détenu par cette dernière qui avait duré 20 mois, soit battu, le conflit en cours a dorénavant duré plus longtemps que la Première guerre du Liban (en 1986 avec 116 jours), bien plus longtemps que la deuxième guerre du Liban (elle avait duré 34 jours en 2006), que la guerre de Yom Kippour (en 1973 ; 19 jours) et que la guerre des Six jours (qui, en 1967, avait duré six jours).

Pas de cessation des hostilités qui se profile à l’horizon pour le moment, alors qu’Israël insiste sur le fait que si une trêve devait être conclue et que si les otages israéliens devaient être libérés, une telle pause ne serait que temporaire et la guerre s’achèverait qu’avec le départ du Hamas du pouvoir.

L’armée israélienne a indiqué vendredi que les troupes avaient tué des dizaines d’hommes armés du groupe terroriste à Khan Younès, dans les dernières vingt-quatre heures, lançant des raids contre plusieurs sites du Hamas. Ils ont aussi saisi des armes et procédé à des frappes contre des cellules terroristes et des bâtiments utilisés par ces derniers.

Par ailleurs, dans le centre de Gaza, la marine a procédé à des attaques le long de la côte de la bande, venant renforcer les soldats de la Brigade Nahal qui sont déployés dans le secteur, a noté Tsahal.

Dans le camp de réfugiés de Shati, à Gaza, l’armée a noté que la 401e Brigade des blindés avait tué plus de dix hommes armés au cours des dernières 24 heures.

Les troupes de la 99e Division en opération dans le centre de Gaza, une image transmise par l’armée le 2 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

De plus, l’armée a indiqué que le Dôme de fer avait – fait inhabituel – intercepté « une cible aérienne suspecte » qui s’était infiltrée dans l’espace aérien israélien depuis Gaza. Une alerte a résonné sur l’application mobile du Commandement intérieur, mais elle n’a pas été activée dans les localités concernées du pays.

De son côté, l’armée israélienne a indiqué que les troupes sur le terrain à Gaza ont découvert des documents entrant dans le détail de l’utilisation faite par le Hamas et par le Jihad islamique palestiniens des mosquées à des fins terroristes.

Selon un communiqué militaire, ce sont des dizaines de mosquées dans la bande de Gaza qui disposent de dépôts d’armes et d’entrées de tunnels, et qui servent également de « points de rassemblement opérationnels ». L’armée a ajouté que des documents récemment trouvés à Khan Younès montraient l’étendue de l’influence du Hamas sur les chefs religieux de Gaza et « l’infiltration dans les postes à responsabilité religieux locaux » des factions dans le but de promouvoir des discours de haine, d’inciter à la violence et d’encourager les civils à rejoindre les groupes terroristes.

Cette image diffusée par l’armée israélienne montre, selon l’armée, l’entrée d’un tunnel aux abords d’une mosquée dans le nord de la bande de Gaza. (Crédit : Armée israélienne)

« L’exploitation des chefs religieux et des mosquées par les groupes terroristes dans la bande de Gaza, qu’ils utilisent pour faire la promotion du terrorisme, pour stocker des explosifs et pour commettre des attentats, constitue un grave détournement des institutions religieuses au profit d’opérations armées, transformant de fait les fidèles en boucliers humains », a affirmé Tsahal.

L’armée a également diffusé des images et évoqué les opérations récentes qui ont été menées par la 99e Division dans le centre de la bande de Gaza. Le principal objectif des soldats, dans ce cadre, est de maintenir l’ouverture d’un « couloir » coupant Gaza en deux en empêchant les terroristes de transférer des hommes et des armes depuis le sud vers le nord de l’enclave côtière.

Au cours d’une opération de la 646e Brigade des parachutistes de réserve, l’armée a fait savoir que les militaires avaient découvert une usine de fabrication de roquettes dans le secteur de Nuseirat. Au cours d’un autre raid, les réservistes de la Brigade Yiftah sont entrés dans une banque du Hamas qui se trouvait dans le centre de Gaza. Ils ont confisqué 10 000 shekels en liquidités et ils se sont emparés de documents qui étaient dissimulés dans un coffre souterrain.

L’armée a expliqué que la 179e Brigade des blindés, formée de réservistes, avait tué des centaines d’hommes armés du Hamas au cours des dernières semaines, qu’ils avaient détruit plusieurs tunnels de premier plan, saisissant des armes et détruisant des sites utilisés par le groupe terroriste.

Le ministère de la Santé de Gaza, qui est placé sous l’autorité du Hamas, a fait savoir vendredi qu’au moins 27 131 Palestiniens avaient été tués dans le cadre de la guerre, depuis le 7 octobre, ajoutant que le conflit a aussi fait 66 287 blessés. Les chiffres du groupe terroriste sont invérifiables et ils ne font pas la différence entre civils et combattants – attribuant toutes les victimes à Israël et à son armée qui, de leur côté, déclarent qu’un grand nombre de ces morts ont perdu la vie suite aux tirs de roquettes errants des factions terroristes qui retombent dans la bande de Gaza. Israël déclare que ses forces ont aussi tué 10 000 terroristes dans les combats à Gaza, en plus du millier d’hommes armés qui ont été tués sur le sol israélien pendant le massacre qui avait été commis par le Hamas, le 7 octobre, et dans les jours qui ont suivi.

Jeudi, le ministre de la Défense Yoav Gallant a promis que les militaires israéliens démantèleraient la Brigade de Rafah du Hamas, tout comme ils œuvrent à détruire actuellement les bataillons du groupe dans le secteur de Khan Younès, dans le sud de Gaza.

Gallant a établi que les opérations en cours ont gravement affaibli les capacités du groupe terroriste à mener la guerre à bien et que les pressions auxquelles il est soumis l’obligeront à accepter un accord portant sur la libération des otages qui avaient été kidnappés pendant l’attaque du 7 octobre.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant, au centre, s’adressant aux troupes de la 98e division dans le sud de Gaza, à Khan Younès, le 1er février 2024. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

« La brigade du Hamas à Khan Younès s’est vantée de ce qu’elle s’opposerait à l’armée israélienne, elle a été démantelée et je vous le dis ici, nous achevons notre mission en ce moment même à Khan Younès et nous allons également atteindre Rafah et éliminer tous les terroristes qui tentent de nous nuire », a dit Gallant.

Il a affirmé que les opérations de Tsahal à Khan Younès « progressent avec des résultats impressionnants » et que c’est « beaucoup plus difficile pour le Hamas ».

« Ils n’ont pas d’armes, ils n’ont pas de munitions, ils n’ont pas la capacité de soigner les blessés, ils ont 10 000 terroristes morts et 10 000 autres blessés qui ne sont pas en état de mener des activités », a-t-il continué.

« Ce sont autant de coups portés qui érodent leur capacité [à combattre], mais il faut continuer à atteindre les terroristes partout où ils se trouvent », a-t-il poursuivi.

Gallant a expliqué aux troupes que leurs actions, en surface comme dans les souterrains de Khan Younès, « nous rapprochent du retour des otages, car le Hamas ne comprend que la puissance ».

Les médiateurs internationaux font des efforts en faveur d’une trêve entre Israël et le Hamas – avec un accord qui permettrait au moins à quelques-uns des 136 otages encore retenus en captivité dans la bande de Gaza de recouvrer la liberté en échange d’un cessez-le-feu qui durerait plusieurs semaines et en échange également de la libération de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël pour atteinte à la sécurité nationale. Si un accord devait être trouvé, ce serait la première fois que des otages seraient libérés depuis une trêve d’une semaine qui avait eu lieu à la fin novembre, qui avait permis à 105 captifs d’être relâchés.

La guerre entre Israël et le Hamas avait éclaté suite à l’assaut commis par le groupe terroriste en Israël, le 7 octobre – A cette date, environ 3 000 terroristes avaient franchi la frontière par voie terrestre, maritime et aérienne. Ils avaient tué tuant environ 1 200 personnes dont la plus jeune avait 10 mois et prenant 253 otages, en majorité des civils, de tous les âges. Le plus jeune otage a un an.

Jurant de détruire le groupe terroriste du Hamas, de l’écarter du pouvoir et de garantir la remise en liberté des captifs, Israël avait alors lancé une campagne militaire à grande échelle à Gaza.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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