La Haggadah de Venise fête son 500e anniversaire avec de nouvelles illustrations
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La Haggadah de Venise fête son 500e anniversaire avec de nouvelles illustrations

Huit artistes conçoivent des gravures pour un nouveau volume illustré marquant le demi-millénaire de la fondation du ghetto

La page de titre de la Haggadah de Venise, produite en 1609. (Crédit : Bibliothèque de l'université de Yale)
La page de titre de la Haggadah de Venise, produite en 1609. (Crédit : Bibliothèque de l'université de Yale)

Le centre culturel juif Beit Venezia a dévoilé une série de 24 gravures créées par huit artistes internationaux qui feront partie d’une nouvelle Haggadah de Venise illustrée.

La cérémonie a eu lieu dimanche au musée juif de Venise, où les estampes seront exposées jusqu’au 31 juillet dans le cadre d’initiatives lancées à la fin du mois de mars pour commémorer le 500e anniversaire de l’imposition du ghetto de Venise.

Le projet, organisé en coopération avec l’Ecole internationale de design de Venise, a été inspiré par la Haggadah de Venise, publiée à Venise en 1609 quand la ville était un centre d’impression juif majeur.

Considérée comme l’une des plus belles des Haggadot imprimées au début du temps de l’impression, la Haggadah de Venise comprend une nouvelle série élaborée d’illustrations et apparaît avec des traductions en judéo-italien, judéo-espagnol et judéo-allemand, des langues parlées par les communautés juives vivant alors à Venise.

La Haggadah, le texte traditionnellement lu pendant le repas du seder à Pessah, raconte l’histoire de l’Exode des Hébreux d’Egypte et a une place majeure dans la liturgie juive. Contrairement à un rouleau de Torah, la tradition juive donne énormément de place à l’expression créatrice dans le manuscrit de Haggadah, et il a été compilé au cours des siècles.

Dans le cadre du programme de promotion de Venise comme un centre d’art, de culture et d’études juif, Beit Venezia a fait venir huit artistes dans la ville pour trois semaines en octobre dernier. Les artistes, venant de pays comme l’Angleterre, Israël et la Slovaquie, ont d’abord eu des sessions d’études de la Haggadah, puis chacun s’est vu assigné une portion du texte à illustrer par trois gravures.

« L’idée pour eux était de vivre, apprendre et créer dans la Venise juive », a déclaré le directeur de Beit Venezia, Shaul Bassi, qui est également le coordinateur du comité pour les commémorations du 500e anniversaire.

Huit jeux complets d’estampes seront vendus aux enchères, et les estampes seront également numérisées et imprimées pour une édition commerciale qui sera publiée en 2017.

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