La Jordanie libère le numéro deux des Frères musulmans
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La Jordanie libère le numéro deux des Frères musulmans

Zaki Bani Irsheid avait déclaré que les Emirats arabes unis servaient "le projet sioniste"

Le drapeau jordanien (Crédit : shutterstock)
Le drapeau jordanien (Crédit : shutterstock)

Le numéro deux des Frères musulmans en Jordanie a été libéré dans la nuit de dimanche à lundi après avoir purgé un an et demi de prison pour avoir critiqué les Emirats arabes unis, a annoncé son avocat à l’AFP.

Zaki Bani Irsheid a été libéré « dans la nuit de dimanche à lundi vers 1H30 après avoir purgé la totalité de sa peine d’un an et demi », a déclaré l’avocat Abdelkader al-Khatib.

Bani Irshid a été libéré à une heure tardive probablement pour empêcher que ses partisans ne fêtent sa libération, a expliqué l’avocat.

Zaki Bani Irsheid, 58 ans, avait été reconnu coupable par un tribunal militaire d’Amman d’agissements « susceptibles de porter atteinte aux relations entre le royaume et un pays étranger », les Emirats arabes unis.

Le leader islamiste avait été arrêté le 20 novembre 2014 pour avoir qualifié sur sa page Facebook le gouvernement émirati de « premier parrain du terrorisme », l’accusant de jouer « le rôle de policier américain dans la région (…) servant le projet sioniste ».

Il réagissait à la décision d’Abou Dhabi, imitant celle de l’Arabie saoudite, de classer comme « organisations terroristes » 83 groupes islamistes internationaux, dont Al-Qaïda, l’organisation Etat islamique (EI) et les Frères musulmans.

Les Emirats et la Jordanie, proches alliés, participent à la coalition antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis, en menant des frappes aériennes contre l’EI.

Les Frères Musulmans, fondés en Egypte en 1928, est le mouvement le plus ancien et le plus représentatif de l’islamisme sunnite. Elle a de nombreuses branches en Europe et dans les pays arabes. Plusieurs régimes au Moyen-Orient la considèrent comme une menace.

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a critiqué récemment des atteintes à la liberté d’expression en Jordanie, notamment après la condamnation à une peine prison d’un prédicateur islamiste qui avait critiqué le régime jordanien sur sa page Facebook.

Les Frères musulmans derrière la vague migratoire, selon le président tchèque

Le président tchèque Milos Zeman, connu pour son discours antimigrants, a estimé lundi que la confrérie des Frères musulmans égyptiens était derrière l’actuelle vague de plus d’un million de nouveaux arrivants en Europe.

« Je crois que cette invasion est organisée par la confrérie des Frères musulmans, utilisant des moyens financiers venus d’un certain nombre d’Etats », a affirmé M. Zeman, âgé de 71 ans, à la radio publique.

Le président tchèque Milos Zeman visitant le mémorial à Jérusalem en 2013 (Crédit: Isaac Harari/FLASH90)
Le président tchèque Milos Zeman visitant le mémorial à Jérusalem en 2013
(Crédit: Isaac Harari/FLASH90)

Zeman a ajouté qu’il avait obtenu des informations concernant cette force d’opposition, interdite en Egypte comme organisation terroriste, de deux sources. Dans les deux cas, il s’agit selon lui de « musulmans et hommes politiques arabes de haut rang ».

Selon le président tchèque, l’actuelle crise migratoire est due d’une part à une approche complaisante de l’Europe face aux migrants et de l’autre à des « efforts de la confrérie en vue d’atteindre ses objectifs ».

« La confrérie des Frères musulmans ne peut pas lancer une guerre contre l’Europe, elle n’en dispose pas de moyens, mais elle peut préparer une vague croissante de migrants, pour prendre progressivement le contrôle de l’Europe », a aussi dit Zeman, premier chef de l’Etat tchèque élu au suffrage universel, en janvier 2013.

Dans son récent message de Noël, Zeman avait qualifié d’ « invasion organisée » l’actuelle vague migratoire, invitant les jeunes migrants de Syrie ou d’Irak à plutôt « prendre les armes » contre le groupe Etat islamique (EI).

Plus d’un million de migrants sont arrivés en 2015 en Europe, la plupart d’entre eux fuyant les guerres et les violences en Afghanistan, en Irak et en Syrie, selon le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR), une agence de l’ONU basée à Genève.

Très peu de demandeurs d’asile ont jusqu’à ce jour décidé de rester en République tchèque, un pays de transit pour les migrants voyageant vers des Etats plus riches de l’UE, comme l’Allemagne.

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