La Jordanie propose un candidat au poste d’envoyé actuellement vacant en Israël
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La Jordanie propose un candidat au poste d’envoyé actuellement vacant en Israël

Amman n’a pas encore reçu l’approbation de Jérusalem concernant la nomination du diplomate Ghassan Majali en tant que nouvel envoyé sur place, selon une source

Ghassan Majali (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ghassan Majali (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le royaume hachémite a fait connaître à Israël le nom de son candidat favori au poste d’ambassadeur. Selon une source dans la capitale jordanienne, Amman attend encore la réponse finale israélienne.

L’ancien ambassadeur jordanien en Israël, Walid Obeidat, a récemment quitté Tel Aviv après y avoir officié pendant plus de cinq ans.

La Jordanie a demandé à Israël d’approuver la nomination de Ghassan Majali qui a précédemment été ambassadeur du royaume en Espagne, selon les propos d’une source donnés au Times of Israel.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien Ohad Kaynar s’est exprimé au sujet de cette confirmation qui aurait été demandée à Israël : « Ces questions sont négociées par voie diplomatique. Le ministère des Affaires étrangères communiquera toute nouvelle information en fonction des développements futurs. »

S’il est nommé, Majali deviendrait le sixième ambassadeur de la Jordanie en Israël.

La Jordanie et Israël ont signé un traité de paix en 1994 mais les deux pays s’affrontent sur la scène diplomatique depuis juillet 2017, date à laquelle deux ressortissants jordaniens ont été tués par balle par un garde de sécurité israélien qui dit avoir tiré dans le cadre de la légitime défense après qu’un des deux hommes a tenté de le poignarder.

Jérusalem et Amman ont trouvé un accord pour mettre fin à ces tensions diplomatiques en janvier dernier. À cette date, le porte-parole du gouvernement jordanien avait déclaré avoir reçu un “mémorandum officiel” de la part d’Israël présentant des excuses pour la mort des deux Jordaniens, mais aussi pour celle d’un juge jordanien tué lors d’un autre incident en 2014.

Le porte-parole jordanien Mohammad Momani avait alors affirmé qu’Israël s’était conformé à toutes les conditions préalables exigées par le royaume hachémite afin de reprendre des relations diplomatiques régulières entre les deux pays. Un de ces prérequis concernait la mise en place d’une action en justice contre le garde de sécurité israélien, et le versement d’une compensation financière aux familles jordaniennes endeuillées.

Peu après, le bureau du Premier ministre avait publié un communiqué annonçant la réouverture de l’ambassade jordanienne en Israël, fermée à la suite de l’incident de juillet 2017.

La déclaration publiée par les autorités israéliennes divergeait sur ce point avec la version jordanienne.

Hazem Khairat à la résidence du président à Jérusalem, le 22 novembre 2017 (Crédit : Mark Neiman)

Selon Israël, la décision concernant une action en justice contre le garde, Ziv Moyal, qui aurait conduit à un procès, n’aurait été connue que dans les semaines suivantes.

Deux sources israéliennes avaient par la suite déclaré à l’agence Reuters que l’État hébreu avait finalement décidé de ne pas poursuivre Moyal.

Outre la Jordanie, Jérusalem n’a de relations diplomatiques officielles qu’avec un seul autre pays arabe : l’Egypte, qui n’a pas non plus en ce moment d’ambassadeur en Israël. L’ancien ambassadeur égyptien, Hazem Khairat, a quitté le pays après avoir été le premier diplomate égyptien en Israël pendant environ deux ans et demi.

Un responsable égyptien n’a pas souhaité répondre à une question sur la raison du départ de Khairat et sur la volonté ou non du Caire d’envoyer un remplaçant.

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