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La Knesset commence à discuter du budget

Les débats marathon et le processus de vote devraient se poursuivre toute la semaine, avec un vote final probablement jeudi soir ou vendredi matin

Illustration : Le ministre des Finances Avigdor Liberman lors d'une première lecture du budget de l'État à la Knesset, le 2 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Illustration : Le ministre des Finances Avigdor Liberman lors d'une première lecture du budget de l'État à la Knesset, le 2 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Des débats marathon sur l’approbation du budget de l’État ont commencé mardi à la Knesset et devraient se poursuivre toute la nuit et le lendemain, le gouvernement cherchant à rompre une période de trois ans et demi pendant laquelle aucun paquet financier n’a été adopté.

C’est la première fois qu’un gouvernement présente un budget pour approbation finale au Parlement depuis 2019, en raison d’une impasse politique prolongée qui a vu les gouvernements successifs tomber avant de pouvoir présenter un plan à la Knesset.

Les travaux ont commencé par un message du président de la commission des Finances de la Knesset, Alex Kushnir, qui a été suivi par le ministre des Finances, Avigdor Liberman.

Dans les heures à venir, chaque législateur aura l’occasion de s’exprimer pendant 30 minutes, un processus qui devrait se poursuivre au moins jusqu’à mercredi soir.

Ensuite, les principaux membres du cabinet s’adresseront à la Knesset, le Premier ministre Naftali Bennett devant s’exprimer à 19 heures mercredi.

Le vote sur le budget commencera mercredi en fin de journée. Un vote final sur le budget ne devrait pas avoir lieu avant jeudi soir ou vendredi matin.

Le processus de vote prolongé est dû à des centaines de votes préliminaires sur les objections spécifiques que les législateurs peuvent soulever sur le budget et le projet de loi d’accompagnement, qui contient les détails de la façon dont le plan financier sera mis en pratique. Les deux projets de loi doivent être adoptés avant la date limite du 14 novembre.

« Je suis ravi de vous présenter le projet de budget pour 2021-2022, ainsi que le projet de loi sur les Arrangements, qui regorge de réformes visant à aider les couches les plus faibles [de la société] à faire face au coût de la vie », a déclaré M. Kushnir.

« Après deux ans de stagnation, d’asservissement de l’économie israélienne à des intérêts personnels et politiques, nous sommes ici pour mettre fin à cela », a-t-il ajouté.

Alex Kushnir, chef de la commission des finances de la Knesset, dirige une réunion à la Knesset, le 23 juin 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Liberman a déclaré qu’il livrerait ses remarques complètes sur le budget aux côtés de ses pairs du cabinet mercredi, mais qu’il était néanmoins monté à la tribune pour parler du « symbolisme » du moment.

« Nous avons attendu ce jour pendant trois ans et demi », a déclaré M. Liberman.

Le gouvernement a jusqu’au 14 novembre pour adopter le budget. S’il ne le fait pas, de nouvelles élections seront automatiquement organisées, ce qui serait le cinquième scrutin en trois ans en Israël.

La dernière fois qu’un gouvernement israélien a réussi à adopter un budget remonte à mars 2018. L’incapacité à approuver le budget est ce qui a fait tomber le gouvernement précédent à la fin de l’année dernière.

Le projet de loi budgétaire pour 2021 a été adopté en première lecture en septembre par 59 voix contre 54, et le budget 2022 a reçu le feu vert par 59 voix contre 53.

Le Premier ministre Naftali Bennett monte à bord de l’avion à l’aéroport Ben Gourion, pour assister au sommet des Nations unies sur le climat à Glasgow, le 31 octobre 2021. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Se rendant à un sommet de l’ONU sur le climat à Glasgow dimanche, M. Bennett s’est montré confiant quant à l’adoption du budget malgré les tentatives « désespérées » de l’opposition d’empêcher son adoption et de renverser le gouvernement.

« Le budget sera adopté parce qu’Israël a besoin de stabilité… parce que le pays a besoin d’une gestion bonne et calme… parce que personne ne veut revenir à un cycle d’élections sans fin », a déclaré Bennett.

Le caractère pour le moins hétéroclite du gouvernement dirigé par Bennett – composé de partis de droite, centristes et de gauche, ainsi que d’une faction islamiste – complique l’adoption du budget, – l’opposition d’un seul élu étant théoriquement capable de faire tomber l’étroite majorité de la coalition, qui compte 61 législateurs sur les 120 que compte la Knesset.

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