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La « loi Barkat » approuvée en lecture préliminaire à la Knesset

La coalition a rejeté une version de la proposition de loi initiée par David Amsalem et a approuvé ensuite, par 64 voix contre 17, une version proposée par Sharren Haskel

Nir Barkat, député du Likud, s'exprime lors d'une conférence du parti à Tel Aviv, le 10 juin 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90) 
Nir Barkat, député du Likud, s'exprime lors d'une conférence du parti à Tel Aviv, le 10 juin 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90) 

La Knesset a approuvé mercredi en lecture préliminaire une proposition de loi visant à limiter la capacité des candidats fortunés à autofinancer leurs campagnes politiques.

Le texte est connu sous le nom de « Loi Barkat », car il est largement considéré comme visant Nir Barkat, député du Likud, milliardaire de la haute technologie et successeur potentiel de Benjamin Netanyahu au Likud.

La coalition avait rejeté une version de la proposition de loi initiée par le député David Amsalem (Likud) et a approuvé ensuite, par 64 voix contre 17, une version proposée par Sharren Haskel (Tikva Hadasha).

La législation empêchera les fonctionnaires candidats à des fonctions publiques – et les membres de leur famille – de contribuer par plus de 100 000 shekels par an à leurs propres campagnes.

Le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, a déclaré que la coalition ne devait pas soutenir la version d’Amsalem, mais plutôt celle de Haskel, car le fougueux député du Likud « a prononcé un discours violent et abusif à la plénière de la Knesset et a fait honte au statut de la Knesset ».

David Amsalem, député du Likud, à la tribune de la Knesset, le 2 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Barkat, ancien maire de Jérusalem, cherche depuis longtemps à se positionner comme le successeur de Netanyahu – entraînant l’indignation des loyalistes qui restent fidèles à l’ancien Premier ministre. Le député du Likud a déclaré, lundi, que le projet de loi révélait combien ses opposants avaient peur.

« Ils ont peur, ils ont peur », a-t-il dit dans un message filmé à la Knesset qu’il a ensuite partagé sur les réseaux sociaux. « Et ils savent pourquoi. Un groupe de magouilleurs, d’affairistes qui se sont rassemblés pour essayer de m’arrêter ».

Barkat a indiqué que l’initiative prise ne l’inquiétait pas parce que « malgré ce qu’ils disent, je travaille pour vous – pour un shekel par an ». Le député, qui serait le plus riche de la Knesset, avait refusé d’encaisser un salaire lors de son entrée au Parlement. Lorsqu’il était maire de Jérusalem, son salaire était de un shekel.

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