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La loi sur l’interdiction d’amener du hametz dans les hôpitaux adoptée par la Knesset

Ce texte de loi est une version assouplie qui n’autorise pas le personnel hospitalier à imposer l'application de l’interdiction et à fouiller les sacs des patients ou visiteurs

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Du pain en vente au supermarché Rami Levy, à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Du pain en vente au supermarché Rami Levy, à Jérusalem, le 17 juillet 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La Knesset a adopté mardi une loi autorisant directeurs d’hôpitaux d’interdire tout aliment contenant du levain, ou hametz, dans leurs établissements en prévision de la fête de Pessah la semaine prochaine, au cours de laquelle les Juifs pratiquants ne consomment pas ce type de denrées alimentaires.

Version assouplie d’une proposition antérieure, ce projet de loi donne aux administrateurs des hôpitaux la possibilité de définir une politique et de la publier sur leur site web ou par voie d’affichage, mais n’autorise pas explicitement les agents de sécurité à fouiller les sacs des patients ou de leurs visiteurs pour faire appliquer la politique en question.

Cette politique pourra être mise en œuvre après « avoir pris en compte les alternatives et les droits et les besoins des patients et des employés ».

La loi a été adoptée à 51 voix « pour » et 46 voix « contre ».

Le chef de l’opposition, le député Yair Lapid, a dénoncé la législation, déclarant à la plénière de la Knesset qu’elle provoquerait un sentiment de coercition religieuse.

« Vous ferez en sorte qu’il y ait beaucoup moins [d’observance] de Pessah et moins de gens » qui s’abstiendront de manger des produits au levain en général, a-t-il averti.

L’organisation Israel Hofsheet, qui défend la liberté religieuse en Israël, a critiqué la législation, affirmant qu’elle « envoie les administrateurs d’hôpitaux créer une coercition religieuse afin de résoudre un problème qui n’existe pas », selon un reportage de la Douzième chaîne.

La fête de Pessah commence le soir du 5 avril et dure sept jours.

Ce projet de loi a été parrainé par le parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah, indigné par un arrêt de la Haute Cour de justice de 2020 qui interdisait aux hôpitaux de fouiller les sacs pour vérifier la présence de hametz, en réponse à des pétitions décrivant ces fouilles comme invasives et intrusives d’un point de vue religieux. La Cour a étendu sa décision aux bases militaires l’année dernière.

La législation, initiée par les législateurs de deux partis orthodoxes ‘haredi, est indirectement liée au débat sur l’équilibre des pouvoirs entre le judiciaire et l’exécutif, qui est au cœur de la réforme judiciaire controversée qui agite le pays.

Ses opposants estiment qu’il s’agit d’une coercition religieuse et les défenseurs affirment qu’il vise à protéger les droits des patients pratiquants.

Dans de multiples enquêtes menées ces dernières années auprès des Israéliens juifs, une nette majorité des personnes interrogées, entre 59 % et 70 %, ont déclaré ne pas manger de hametz à Pessah. Les lois religieuses sur le hametz imposent aux Juifs de s’assurer que leurs maisons ou autres habitations ne contiennent pas de hametz à Pessah. Toutefois, si une personne n’est pas en mesure d’éliminer le hametz d’une telle habitation, de nombreux rabbins s’accordent à dire que cette personne n’enfreint pas les règles.

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