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La « marche du drapeau » nationaliste s’effectuera sous protection policière minime

D'après les organisateurs, le cortège devrait être sécurisé par une présence policière de routine, tout au long d'un itinéraire passant par la porte de Damas et le Mur occidental

Des Israéliens brandissent des drapeaux lors d’une marche célébrant la Journée de Jérusalem, à Jérusalem, le 10 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)
Des Israéliens brandissent des drapeaux lors d’une marche célébrant la Journée de Jérusalem, à Jérusalem, le 10 mai 2021. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Les organisateurs de la controversée « marche du drapeau », dans la Vieille Ville de Jérusalem, ont annoncé, mercredi, maintenir leur projet, en dépit du refus opposé par le police à son itinéraire comme à son principe-même. La police aurait même refusé d’assurer la sécurité de l’événement. Toutefois, les organisateurs assurent que l’itinéraire, à travers la Vieille Ville jusqu’à la place du mur Occidental, recevra probablement l’appui d’une présence policière de routine.

« Nous n’allons pas au mont du Temple, nous marchons… jusqu’au mur Occidental, en suivant un itinéraire tout au long duquel la police est supposée être là pour nous protéger, malgré tout », a expliqué Noam Nisan, l’un des organisateurs de la marche de protestation, qui doit traverser le quartier musulman de la Vieille Ville.

« Nous irons à la porte de Damas et marcherons en brandissant des drapeaux dans le quartier musulman et dans d’autres zones autour de la Vieille Ville », précise Nisan. « Rien ne nous interdit de marcher à cet endroit. [Tenter de nous bloquer] est une décision politique », a ajouté Nisan. « Cela n’a rien d’une provocation. »

Des Israéliens agitent des drapeaux israéliens et dansent pendant la Marche des Drapeaux devant la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem, en célébration de l’annexion de la partie orientale de Jérusalem en 1967, le 15 juin 2021. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Cette « marche du drapeau » organisée à la hâte arrive à un moment de tensions accrues autour de la Vieille Ville et du mont du Temple, toutes deux zones sensibles – voire de violences -, alors que Pessah, Ramadan et Pâques se célébraient simultanément.

« Nous avons vu cette semaine des images de jets de pierres sur des bus à destination du mur Occidental et de Juifs attaqués dans la Vieille Ville », a expliqué Nisan, évoquant deux incidents récents survenus à Jérusalem largement relayés par la presse israélienne. « Nous voulions aller là où les pierres ont été lancées sur les bus. »

Des Palestiniens jettent des pierres sur un bus israélien, devant la Vieille Ville de Jérusalem, le 17 avril 2022. (Crédit : Capture d’écran Twitter)

La marche s’inspire d’un événement annuel lié à la Journée de Jérusalem, au cours duquel des Israéliens juifs défilent dans la Vieille Ville et son quartier musulman, en brandissant des drapeaux israéliens et en dansant, pour commémorer la prise de Jérusalem-Est par Israël en 1967, pendant la guerre des Six Jours.

Nisan indique que les organisateurs de la manifestation ont proposé un itinéraire alternatif, rejeté par la police, passant par le quartier chrétien, qui abrite aujourd’hui des résidents arabes de confession chrétienne et musulmane.

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