La marine iranienne annonce 20 exercices militaires au cours des prochains mois
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La marine iranienne annonce 20 exercices militaires au cours des prochains mois

Téhéran vante ses capacités militaires, “si fortes qu’aucun ennemi n’oserait envahir” ses eaux territoriales

Un membre du corps d'élite iranien des Gardiens de la Révolution scande des slogans après l'attaque d'un navire de guerre pendant un exercice militaire dans le détroit d'Ormuz, au sud de l'Iran, le 25 février 2015. (Crédit : Hamed Jafarnejad/AFP/Fars News)
Un membre du corps d'élite iranien des Gardiens de la Révolution scande des slogans après l'attaque d'un navire de guerre pendant un exercice militaire dans le détroit d'Ormuz, au sud de l'Iran, le 25 février 2015. (Crédit : Hamed Jafarnejad/AFP/Fars News)

La marine iranienne a annoncé cette semaine qu’elle conduirait 20 exercices militaires au cours des neuf prochains mois.

Le vice-amiral commandant de la marine iranienne, Habibollah Sayyari, l’a annoncé lundi aux journalistes, déclarant que d’ici mars 2017, 20 simulations de guerre auraient été réalisées pendant l’année iranienne (du 20 mars 2016 au 20 mars 2017).

Sayyari a déclaré que les eaux territoriales iraniennes étaient « complètement sécurisées » et que leurs capacités militaires étaient « si fortes qu’aucun ennemi n’oserait envahir les eaux territoriales de l’Iran », selon l’agence de presse Tasnim.

Les exercices militaires comprendront des opérations de renseignements, de sauvetage, des déploiements sous-marins et des tests de missiles, pour lesquels Téhéran a été sévèrement critiqué par la communauté internationale.

En mars, l’Iran avait annoncé avoir conduit une série de tests de nouveaux missiles balistiques pour démontrer sa « puissance dissuasive » et la « préparation totale [du pays] à se confronter aux menaces » contre son intégrité territoriale.

Un missile balistique  longue portée Qadr est lancé depuis la montagne Alborz dans le nord de l'Iran, le 9 mars 2016. (Crédit : AFP/TASNIM NEWS/Mahmood Hosseini)
Un missile balistique longue portée Qadr est lancé depuis la montagne Alborz dans le nord de l’Iran, le 9 mars 2016. (Crédit : AFP/TASNIM NEWS/Mahmood Hosseini)

Israël a pointé les tests de missiles balistiques comme preuve que Téhéran prévoit de continuer à chercher à obtenir une arme nucléaire, malgré un accord historique signé avec les puissances mondiales l’année dernière qui freine le programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions.

Washington a imposé de nouvelles sanctions en raison du programme militaire iranien en janvier, presque immédiatement après avoir levé d’autres sanctions liées au programme nucléaire iranien dans le cadre de l’accord nucléaire, suite aux tests du nouveau missile balistique Emad menés en octobre.

Dans le cadre de l’accord nucléaire, l’embargo de l’ONU sur les armes sur le pays continue, tout comme les restrictions sur les missiles balistiques.

Suite aux tests balistiques d’accord en octobre, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et les Etats-Unis ont tous demandé une enquête de l’ONU sur ces lancements, et une commission de l’ONU a ensuite déterminé qu’ils violaient une résolution du Conseil de sécurité qui empêche Téhéran de lancer des missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires.

Le mois dernier, le Guide suprême iranien a critiqué la présence américaine dans la région du Golfe persique, déclarant que les forces américaines devaient retourner dans la Baie des Cochons, une référence à l’échec de l’invasion de Cuba en 1961 par 1 500 exilés formés par la CIA. Les musulmans perçoivent aussi le cochon comme un animal impur, puisque que le Coran interdit aux musulmans de manger du porc.

L’ayatollah Ali Khamenei avait déclaré que les exercices militaires américains dans la région étaient une preuve de l’arrogance américaine.

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