La mère de Jésus, une « réfugiée palestinienne » selon une députée néo-zélandaise
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La mère de Jésus, une « réfugiée palestinienne » selon une députée néo-zélandaise

Golriz Ghahraman a rapidement supprimé son tweet ; les responsables de la communauté juive ont condamné la négation du lien des Juifs avec cette terre

Capture écran d'une vidéo de Golriz Ghahraman, députée du Parti des verts de Nouvelle-Zélande. (YouTube)
Capture écran d'une vidéo de Golriz Ghahraman, députée du Parti des verts de Nouvelle-Zélande. (YouTube)

Une députée du Parti des verts de Nouvelle-Zélande a déclaré que la mère de Jésus, Marie, et son époux Joseph, étaient des « réfugiés palestiniens ».

Golriz Ghahraman a écrit jeudi sur Twitter : « Ils étaient des réfugiés palestiniens. Et elle (Marie) avait généralement la tête couverte, car c’était un signe de pudeur dans sa culture… »

Elle répondait à un tweet suggérant que, selon le Nouveau Testament, les parents du Christ étaient des réfugiés.

Le tweet de la députée, supprimé sans explication depuis, a suscité des critiques de la part des représentants de la communauté juive locale.

Une porte-parole du Conseil juif de Nouvelle-Zélande, Juliet Moses, a ainsi indiqué à la Jewish Telegraphic Agency : « Mme Ghahraman, en refusant de reconnaître que Jésus était Juif, même quand des gens lui ont signalé qu’elle se trompait, continue de nier ce lien, une tactique employée par ceux qui veulent délégitimer la présence juive moderne sur cette terre. »

Et d’ajouter : « Appeler Marie et Joseph des ‘réfugiés palestiniens’ constitue une contre-vérité historique et un manque de respect envers la communauté juive, ainsi qu’aux chrétiens sans aucun doute. »

La Judée a été nommée Palestine par l’Empire romain, bien après la mort de Jésus.

Un porte-parole du Parti des verts a assuré que la députée allait travailler avec la communauté juive afin d’améliorer le dialogue. « Golriz s’est excusée sans réserve pour ses propos mal formulés, et nous la soutenons », a-t-il affirmé.

Mais Juliet Moses a affirmé ne pas « avoir eu connaissance d’excuses de Ghahraman ».

Ghahraman est née en Iran et sa famille a demandé l’asile en Nouvelle-Zélande lorsqu’elle était enfant. En 2017, elle est devenue la première réfugiée du pays à être élue au Parlement.

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