La Nouvelle-Orléans revient sur une résolution qui boycotte Israël
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La Nouvelle-Orléans revient sur une résolution qui boycotte Israël

Un texte visant à boycotter les investissements avec ceux qui violent les droits de l’Homme, sans mention d'Israël, avait été adopté ; les militants du BDS avaient crié victoire

Manifestants appelant à boycotter Israël. Illustration. (Crédit : WikiCommons)
Manifestants appelant à boycotter Israël. Illustration. (Crédit : WikiCommons)

La maire-élue de Nouvelles Orléans LaToya Cantrell est revenue sur une résolution qu’elle avait soumise et défendue, qui soutenait le mouvement de boycott anti-Israël.

Cette résolution consistait à boycotter les investissements avec ceux qui violent les droits de l’Homme. Adoptée le 11 janvier au Conseil municipal de la Nouvelle-Orléans, ne fait mention ni d’Israël ni des territoires palestiniens, mais les militants du mouvement BDS et anti-Israël se sont approprié cette adoption comme une victoire pour leur cause.

Dans un communiqué publié samedi, Cantrell a déclaré qu’elle soutiendrait le conseil, qui envisage de retirer cette résolution.

Depuis le vote, le président du Conseil municipal Jason Williams et d’autres membres du conseil ont assuré aux médias locaux qu’ils réviseront la résolution à la prochaine réunion du conseil.

Mercredi, Williams avait déjà appelé à une révision de la résolution, déclarant qu’il n’était pas conscient du mouvement de boycott ou de sa mission quand lui et le conseil ont voté, a annoncé le New Orleans Advocate.

Williams a également déclaré que c’était une erreur de la part du conseil de proposer et de voter sur une mesure non annoncée, et cela à la fin d’une réunion de presque six heures. Il a reconnu que le Conseil municipal n’avait pas donné assez de temps pour que tout le monde puisse exprimer son opinion.

Le texte adopté « encourage la création d’un processus pour… éviter de signer des contrats ou d’investir dans des entreprises qui violent constamment les droits humains ».

Cinq des sept membres du Conseil municipal, y compris la maire nouvellement élue, ont soutenu la résolution. Le Comité de Solidarité palestinienne de la Nouvelle-Orléans a encouragé l’adoption de la résolution ; des membres du comité auraient rédigé le document. LaToya Cantrell, la maire élue, a écrit et présenté la mesure dans le cadre de son initiative des Villes Accueillantes, a-t-on expliqué sur la chaîne de télévision WWL-TV.

« Je veux être très claire avec les citoyens de la Nouvelle-Orléans et du monde – le Conseil municipal n’est pas anti-Israël, a déclaré Williams, selon l’Advocate. Ce sentiment ne correspond pas aux actions du conseil et certainement pas aux miennes.é

Les résolutions n’ont pas la force juridique d’une ordonnance.

Au début de la réunion du Conseil municipal du 11 janvier, la Fédération juive de la Grande Nouvelle-Orléans a été honorée par « une proclamation spéciale pour leur formidable travail philanthropique et leur impact positif sur la communauté entière de la Nouvelle-Orléans ». Son Conseil des Relations communautaires s’est opposé à la mesure en affirmant qu’elle a été votée sans la possibilité pour les voix critiques de se faire entendre.

La Ligue Anti-Diffamation a aussi critiqué la résolution et la manière dont elle a été présentée.

Cantrell, qui prendra ses fonctions dans quatre mois, a déclaré à WWL-TV qu’elle allait demander conseil à la communauté juive pour revoir la résolution et pour travailler à l’établissement de meilleures relations avec la communauté juive.

« Je vais écouter la communauté juive pour comprendre à quoi une révision pourrait bien ressembler », a déclaré Cantrell. « Parce que sans aucune mention de la communauté juive, sans aucune mention de la communauté palestinienne, je cherche vraiment des conseils de la part de la communauté juive pour savoir ce qu’il faudrait changer. »

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