La plupart des Israéliens soutiennent l’interdiction de la vaisselle jetable
Rechercher

La plupart des Israéliens soutiennent l’interdiction de la vaisselle jetable

Selon un sondage, 35 % des personnes interrogées pensent que le dérèglement climatique doit faire partie des priorités du gouvernement

Des couverts en plastique. Par Alanthebox (Travail personnel) [CC0], via Wikimedia Commons
Des couverts en plastique. Par Alanthebox (Travail personnel) [CC0], via Wikimedia Commons

Israël est le deuxième plus gros consommateur par habitant de plastique jetable au monde, et ses plages et parcs nationaux sont souvent jonchés des restes de barbecues familiaux et de randonnées d’adolescents. Mais selon un récent sondage, les Israéliens sont disposés à changer leurs habitudes, et sont, pour la plupart, favorables à l’interdiction de la vaisselle jetable.

L’enquête menée par l’Institut israélien de la Démocratie auprès de 602 personnes révèle que 58 % des Israéliens soutiennent l’interdiction de la vaisselle à usage unique. Plus d’un tiers d’entre eux (35 %) affirment que le changement climatique doit être une priorité du gouvernement, et 45 % des 18-24 ans sont susceptibles de soutenir ce point de vue, contre 18 % des 55-64 ans.

L’enquête, réalisée par téléphone et sur internet du 24 au 29 octobre, présente une marge d’erreur de 3,7 %.

La semaine dernière, Tel Aviv a annoncé que certaines écoles n’emploieront plus de vaisselle plastique à usage unique.

Le blogueur israélien Gil Drori ramasse un sac plastique sur la plage de Beit Yanai le 23 novembre 2018, lors de son voyage de 9 jours pour sensibiliser aux effets néfastes de la pollution des objets plastiques jetables sur la mer Méditerranée. (Meir Vaknin/Flash90)

Tel Aviv est le troisième littoral le plus pollué par le plastique des 22 pays de la Méditerranée, selon un  rapport publié en juin par le World Wildlife Fund for Nature (WWF). La région de Tel Aviv présente une moyenne de 21 kg de déchets plastiques par kilomètre de littoral, l’une des plus importantes dans la Méditerranée après la région de Cilicie, en Turquie, et Barcelone. La Cilicie en compte ainsi 31,3 kilogrammes et Barcelone, 26,1 kilogrammes.

Les plastiques qui finissent dans les mers et océans sont un problème de plus en plus fréquents, tuant la vie marine sauvage, contaminant les poissons et les fruits de mer qui entrent dans la chaîne alimentaire, entraînant des centaines de millions d’euros de perte pour le secteur touristique et les activités liées à la mer.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...