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La police a arrêté un manifestant sans raison apparente

Un juge a ordonné la libération de deux des quatre manifestants placés en détention, rejetant la demande de la police de leur interdire de manifester


La police déployant un canon à eau pour disperser des manifestants qui bloquent une route principale pour protester contre les projets du gouvernement de remanier le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)

La police déployant un canon à eau pour disperser des manifestants qui bloquent une route principale pour protester contre les projets du gouvernement de remanier le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 1er mars 2023. (Crédit : Oded Balilty/AP)

Nahman Geva, un manifestant de 51 ans qui a passé la nuit dans une cellule de prison après avoir été arrêté lors des manifestations de mercredi, a déclaré jeudi à Walla news qu’il lui a été interdit de manifester pendant 15 jours.

« À la fin de la période d’interdiction, je recommencerai à manifester », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il n’a pas peur d’être de nouveau arrêté. « Ce qui m’effraie, c’est ce qui se passe dans le pays et ce vers quoi ce gouvernement et la Knesset se précipitent. »

Il a dit ne pas savoir pourquoi il avait été arrêté, alors qu’il manifestait à la jonction de Karkur. La police a fait usage de canons à eau et comme il ne bougeait pas, il a été arrêté.

Tout au long de son interrogatoire, il lui a semblé que les enquêteurs ne savaient pas eux-mêmes pourquoi il avait été arrêté, donnant des justifications diverses et changeantes.

« Ils ne savaient vraiment pas », a-t-il dit.

Par ailleurs, un juge a ordonné la libération de deux manifestants, rejetant la demande de la police de leur interdire de participer à des rassemblements.

Des manifestants bloquant une route et se heurtant à la police qui a déployé des gaz lacrymogènes alors qu’ils protestent contre la réforme du système judiciaire prévue par le gouvernement, à Tel Aviv, le 1er mars 2023. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

La quasi-totalité des dizaines de manifestants arrêtés lors des manifestations de mercredi ont été rapidement libérés.

Le tribunal de première instance de Tel Aviv a ordonné la libération de deux des quatre personnes qui étaient encore en détention jeudi.

Selon Ynet, le juge a critiqué la police pour avoir exigé que les deux hommes se tiennent à l’écart des manifestations pendant 15 jours, qualifiant cette exigence « d’extrême » qui cause « un préjudice disproportionné au droit fondamental de manifester ».

Le juge a noté dans sa décision que les deux hommes n’étaient pas violents, ce que la police n’a pas contesté.

L’une des deux autres personnes toujours en détention est accusée d’avoir tenté de saisir l’arme d’un policier.

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