La police accusée de ne pas avoir enquêté sur l’agression d’un Arabe israélien
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La police accusée de ne pas avoir enquêté sur l’agression d’un Arabe israélien

Muhammad Nasasrah, âgé de 21 ans et originaire de la ville de Lod, a eu son dos entaillé d'un coup de couteau lors d'une altercation sur une plage

Muhammad Nasasrah, âgé de 21 ans (Capture d'écran : Arab48)
Muhammad Nasasrah, âgé de 21 ans (Capture d'écran : Arab48)

Dimanche, la police a été accusée de ne pas avoir mené une enquête sur un crime raciste présumé la semaine dernière. Un homme arabe israélien a eu son dos entaillé d’un coup de couteau lors d’une altercation sur une plage. La police est seulement venue l’interroger après l’intervention d’un député.

Muhammad Nasasrah, âgé de 21 ans et originaire de la ville de Lod dans le centre du pays, a été transporté en urgence à l’hôpital jeudi pour être soigné après l’incident. La police a pris son numéro, mais Nasasrah a dit ne pas avoir eu de ses nouvelles jusqu’à samedi minuit, après que le député Ahmad Bibi de la Liste arabe unie a publié un message sur l’incident.

Nasasrah, un étudiant du Beit Berl College, était sur la plage 4×4 à Rishon Lezion après le travail. Il était en compagnie d’un ami quand il aurait été attaqué par plusieurs Israéliens juifs qui l’ont entendu parler arabe, a déclaré Nasasrah dans un entretien avec le site d’information arabe israélien Arab48.

Les assaillants lui ont entaillé le dos sur toute sa longueur. Il a dû recevoir des dizaines de points de suture.

Selon Nasasrah, les hommes ont commencé par lui demander s’il avait un tuyau pour narguilé. Quand il a refusé et s’est retourné, ils l’ont attaqué, a-t-il dit. « Ils nous ont attaqués parce que nous étions arabes. Parce que nous parlions arabe. Ils n’étaient pas ivres ou drogués, ils avaient tous leurs esprits, tout le groupe », a-t-il dit.

Malgré l’attaque, la police n’a pas contacté Nasasrah jusqu’à ce que Tibi ne poste une image choquante de sa blessure et demande aux policiers pourquoi ils ont ignoré l’attaque.

« Un policier a relevé son identifié avant qu’il ne soit transporté à l’hôpital, mais pas un seul policier n’est venu à l’hôpital pour mener l’enquête! Comment est-ce possible? », a écrit Tibi sur Twitter.

Un policier l’a contacté à minuit la nuit suivante, trois jours après que les premiers policiers ont relevé son identité sur la scène de l’altercation, a expliqué Nasasrah. Il a affirmé que si un Juif avait été poignardé par un Arabe, la réaction de la police aurait été très différente.

« Je travaille, j’aime ce pays, je crois encore ce pays », a déclaré Nasasrah à la Treizième chaîne. Mais en même temps, a-t-il dit, il a pensé que si la situation avait été inversée, la police aurait agi bien plus tôt.

« La police était au courant de l’incident dès qu’il s’est produit, mais elle n’est pas venue m’interroger. Si ça ce n’est pas du racisme, c’est quoi? », a demandé Nasasrah.

La police n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire du Times of Israël pour savoir s’ils avaient réussi à établir certains aspects du récit de Nasasrah, ou s’ils menaient une enquête sur l’incident comme un crime raciste.

Dans un communiqué à la Treizième chaîne, la police a nié qu’il y avait eu un délai pour lancer l’enquête sur l’incident.

« Contrairement à ce qui a été affirmé, des nombreuses démarches ont été entreprises et sont actuellement en cours, comme recueillir les témoignages et les preuves », a déclaré la police.

Cet incident n’est pas la première accusation de mauvaise conduite de la police à l’égard des citoyens arabes d’Israël ces derniers jours. Bilal al-A’asam, un résident de Tel al-Sabi, a déclaré à Ynet qu’il avait été interpellé et frappé par la police mercredi dernier pendant plusieurs heures. avant d’être informé qu’il s’agissait d’une erreur d’identité.

Selon la police, al-A’sam a pris la fuite devant des officiers de police qui perquisitionnaient sa maison à la recherche de drogue. Il a été libéré sous caution, a rapporté Ynet.

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