La police interdit à deux députés de défiler dans la Vieille Ville de Jérusalem
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La police interdit à deux députés de défiler dans la Vieille Ville de Jérusalem

Dans le même temps, ce mercredi, la police a interrogé deux éminents extrémistes juifs de droite soupçonnés d'incitation à la violence sur les réseaux sociaux

Le président d'Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, à l'entrée de la commission centrale électorale à la Knesset, le 15 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le président d'Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, à l'entrée de la commission centrale électorale à la Knesset, le 15 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le chef de la police Kobi Shabtai a décidé d’interdire à Itamar Ben Gvir, député d’extrême droite du Parti sioniste religieux, et à May Golan, députée du Likud, de défiler jeudi dans la Vieille Ville de Jérusalem, leur a informé la Garde de la Knesset.

« Les activités de membres de la Knesset peuvent, avec un haut degré de certitude, porter gravement atteinte à l’ordre public au point de nuire à la sécurité de l’État », indique un communiqué de la Knesset, citant une évaluation des services de renseignement.

La Garde de la Knesset a également rapporté que Shabtai avait interdit à Ben Gvir de se rendre au mont du Temple jeudi et vendredi.

« La venue du député Ben Gvir sur le mont du Temple peut, à l’heure actuelle, avec un haut degré de certitude, entraîner une augmentation des tensions sur le mont du Temple et provoquer des troubles » qui pourraient s’étendre davantage, indique le communiqué.

May Golan, députée du Likud, sur la chaîne de la Knesset, le 6 juin 2021. (Capture d’écran)

Ben Gvir s’en est pris à Shabtai suite à cette décision.

« La fin de la démocratie. Afin de ne pas gêner les émeutiers qui menacent d’organiser des émeutes, la police porte atteinte à l’immunité des membres de la Knesset, qui demandent à défiler avec un drapeau israélien dans la capitale de Jérusalem », a répondu Ben Gvir sur Twitter.

Il accuse Shabtai de révoquer « la liberté de mouvement d’un membre de la Knesset » et appelle le Premier ministre Netanyahu à renverser cette « décision sans précédent ».

Ben Gvir et Golan avaient déclaré qu’ils traverseraient la porte de Damas avec des drapeaux israéliens, après que la police a refusé d’autoriser une marche prévue demain par des militants nationalistes. Hier, le cabinet de sécurité de haut niveau a approuvé la marche, qui aurait lieu la semaine prochaine, si la police autorise l’itinéraire.

Bentzi Gopstein, à droite, et Baruch Marzel durant une conférence de presse organisée par le parti Otzma Yehudit à Jérusalem, le 26 août 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans le même temps, ce mercredi, la police a interrogé deux extrémistes juifs de droite soupçonnés d’incitation à la violence sur les réseaux sociaux.

Les deux hommes, qui seraient Bentzi Gopstein et Baruch Marzel selon les médias israéliens, ont été libérés après leur interrogatoire.

Un communiqué de la police indique que l’enquête menée par l’unité de cybercriminalité Lahav 433 a été approuvée par le bureau du procureur de l’État, et que les deux hommes ont été interrogés sur des contenus publiés sur les réseaux sociaux « qui appelleraient au racisme ».

Gopstein est le dirigeant du groupe extrémiste anti-métissage Lehava. Lui et Marzel ont été interdits de se présenter aux élections pour la Knesset sur la liste du parti d’extrême droite Otzma Yehudit.

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