La population augmente malgré la baisse de la natalité et de l’immigration
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La population augmente malgré la baisse de la natalité et de l’immigration

Selon le bureau des statistiques, 25 000 personnes ont immigré depuis le dernier Nouvel An juif contre 38 000 l'année précédente ; l'espérance de vie augmente

Des Israéliens sur la Jaffa Street, à Jérusalem, le 26 avril 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Des Israéliens sur la Jaffa Street, à Jérusalem, le 26 avril 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

150 000 personnes sont venues s’ajouter à la population israélienne depuis le dernier Nouvel An juif, a fait savoir le bureau central des Statistiques dans la journée de mercredi, quelques jours avant le début de la nouvelle année.

La population regroupe dorénavant, selon les estimations, 9 246 000 personnes – soit 1,6 % de plus qu’il y a un an. Environ 170 000 enfants sont nés au cours de l’année passée et 44 000 personnes sont décédées, a rapporté le bureau.

Ce pourcentage marque une baisse par rapport à l’année dernière, où la population avait augmenté de 2,1 %.

25 000 personnes ont immigré dans le pays, la majorité d’entre elles sous les dispositions de la Loi du retour, qui accorde l’éligibilité à la citoyenneté à toute personne ayant un grand-parent juif.

Ce chiffre marque un fort déclin en un an. Lors de la précédente année juive, 38 000 personnes s’étaient installées dans le pays – le chiffre de cette année est également plus bas que les années précédentes, qui avaient été pour Israël l’occasion d’accueillir 26 000 à 30 000 immigrants par an.

Malgré cette croissance ralentie, le bureau a maintenu ses projections pour la population réalisées l’année dernière. Elles prédisent que l’Etat juif comptera une population de dix millions de personnes en 2024, de 15 millions de personnes en 2048 et de 20 millions de personnes en 2065.

Les Juifs, en Israël, représentent environ 74 % de la population, avec 6 841 000 citoyens qui sont enregistrés comme Juifs. 1 946 000 (21 %) personnes sont Arabes et le reste – 459 000 personnes (soit 5 % des Israéliens) – appartiennent à d’autres groupes. Ces pourcentages présentent approximativement le même ratio que les années précédentes.

Des Israéliens portant des masques sont assis à table devant un café à Tel Aviv, le 8 juillet 2020. (Miriam Alster/Flash90)

Sur les Juifs âgés de 20 ans ou plus, 43,1 % se définissent comme laïcs ; 22,1 % comme traditionnels, mais pas très religieux ; 12,8 % comme traditionnels, et plutôt religieux. 11,3 % expliquent être religieux, et 10,1 % s’identifient comme ultra-orthodoxes, selon le bureau.

L’espérance de vie moyenne – qui est l’une des plus élevées au monde – a augmenté légèrement, en passant à 84,7 ans pour les femmes et à 81 ans pour les hommes. Le taux de natalité moyen reste à 3,01 enfants par femme.

Environ 88,8 % des Israéliens sont satisfaits de leur niveau de vie. L’indice est de 92 % chez les Juifs et de 76 % chez les Arabes.

Néanmoins, dans le contexte de la pandémie de coronavirus et de la crise économique qui en a résulté, seuls 62,6 % des Israéliens sont satisfaits de leur situation financière (66,3 % chez les Juifs, 50,8 % chez les Arabes).

L’étude montre que 13,4 % des Israéliens âgés de vingt ans et plus ont pensé, l’année dernière, à s’installer à l’étranger pour une période d’au-moins cinq ans.

83,9 % des Israéliens de vingt ans et plus ont estimé que leur santé était bonne ou très bonne.

Le bureau diffuse des statistiques deux fois par an, avant le Nouvel an juif et avant la Journée de l’indépendance israélienne, au printemps.

Rosh HaShana commence ce vendredi et marquera le début de l’an 5781 sur le calendrier juif.

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