La positivité des tests chute à son taux le plus bas depuis un mois
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La positivité des tests chute à son taux le plus bas depuis un mois

Quelque 8 % des tests de jeudi se sont révélés positifs au COVID-19, après s’être maintenu pendant des semaines autour de 12-13 %

Un membre du personnel médical du centre médical Shaare Zedek de Jérusalem en équipement de protection effectue un prélèvement pour un test de COVID-19 le 8 octobre 2020. (Nati Shohat / Flash90)
Un membre du personnel médical du centre médical Shaare Zedek de Jérusalem en équipement de protection effectue un prélèvement pour un test de COVID-19 le 8 octobre 2020. (Nati Shohat / Flash90)

Les données sur les tests de coronavirus publiées vendredi par le ministère de la Santé montrent qu’Israël connaît le taux de positivité le plus bas depuis un mois, avec 8 % des tests de la veille positifs au COVID-19.

Les taux de positivité ont oscillé autour entre 12 et 13 % ces dernières semaines, culminant même à 15 %.

Ces chiffres semblent confirmer la tendance à la baisse des infections ces derniers jours, trois semaines après la mise en place de nouvelles mesures restrictives de confinement national. Le taux de positivité est considéré comme une mesure clé pour mesurer la propagation du virus, car le nombre de tests varie selon les jours.

Jeudi, 3 692 nouveaux cas ont été diagnostiqués sur 48 804 tests effectués. Le nombre total de cas dans le pays s’élève à 286 393, dont 59 347 actifs. Le nombre de patients gravement malades s’élève à 852, dont 241 sous respirateur.

Les responsables ont déclaré que ces chiffres récents suscitaient un optimisme prudent, mais soutiennent que le confinement restera en vigueur au moins jusqu’à mi-octobre par crainte d’une inversion de la tendance.

Le confinement actuel, le deuxième en Israël depuis le début de la pandémie, a commencé le 18 septembre avant Rosh HaShana et a été renforcé une semaine plus tard. Il est prévu actuellement qu’il se termine le 14 octobre.

Un membre du personnel médical du centre médical Shaare Zedek de Jérusalem en équipement de protection effectue un prélèvement sur une femme pour un test de coronavirus (COVID-19), devant l’unité coronavirus de l’hôpital de Jérusalem, le 14 septembre 2020. (Nati Shohat / Flash90)

Ce confinement a été marqué par des affrontements entre la police et les manifestants ultra-orthodoxes, ainsi qu’entre la police et les manifestants anti-gouvernementaux qui demandent la démission de Netanyahu en raison de son procès en cours pour corruption et de sa gestion de l’épidémie de coronavirus.

Jeudi, un haut responsable du ministère de la Santé a déclaré que le confinement avait contribué à freiner la propagation du COVID-19, mais a averti que de larges pans du pays présentaient toujours des taux d’infection élevés.

« Cela signifie que ces restrictions fonctionnent », a déclaré Sharon Elrai, chef intérimaire de la division des services de santé publique du ministère, lors d’une conférence de presse.

Elrai a présenté un graphique montrant le pourcentage d’Israéliens vivant dans les zones « rouges » avec les niveaux d’infection les plus élevés. Elle a déclaré qu’il y avait eu une « baisse progressive » du taux, qui est maintenant de 40 %, après avoir culminé à 65 % le 28 septembre.

« Ce n’est pas suffisant. Nous devons le faire baisser davantage avant de pouvoir assouplir les restrictions », a déclaré Elrai. « Mais il ne fait aucun doute que cela prouve que [le confinement] fonctionne. »

Elle a déclaré que le ministère de la Santé travaillait avec d’autres ministères pour élaborer une stratégie de réouverture du pays, qui, selon elle, serait « lente » et « progressive » et basée sur la baisse des niveaux d’infection. Elrai a également déclaré que les taux de morbidité allaient « dans la bonne direction ».

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, à gauche, et Sharon Elrai, chef intérimaire de la division des services de santé publique, lors d’une conférence de presse sur le coronavirus le 8 octobre 2020. (Eyal Basson / ministère de la Santé)

S’exprimant avant Elrai, le directeur général du ministère de la Santé Chezy Levy a déclaré que les taux élevés d’infection avaient placé « une forte pression » sur les hôpitaux, mais a insisté sur le fait que ceux-ci étaient capables de faire face à l’affluence.

« Le système de santé ne s’effondre pas. Le système de santé est héroïque – dans la communauté et dans les hôpitaux », a déclaré Levy.

Il a imploré le public de respecter les directives sanitaires et d’éviter tout rassemblement, et a rejeté la possibilité qu’Israël cherche à obtenir l’immunité collective dans sa lutte contre le COVID-19.

« L’immunité de masse nécessiterait de nombreuses infections et décès. Nous n’emprunterons pas cette voie », a-t-il déclaré.

Au cours de la conférence de presse, Levy et Elrai ont été questionnés sur les résultats d’une enquête sérologique nationale menée par le ministère de la Santé de juillet à septembre, qui a montré que 5,5 % des Israéliens avaient développé des anticorps contre le coronavirus, indiquant que le pays était loin d’avoir atteint l’immunité dite « collective » contre la pandémie.

« Nous sommes bien au-dessus de 5,5 % », a déclaré Elrai, reconnaissant que le récent pic d’infections signifiait que les résultats de l’enquête sérologique étaient dépassés. « Dans une estimation approximative, nous ne sommes certainement pas au-dessus de 20 %. »

« Nous sommes très loin de [l’immunité collective] et il n’est pas judicieux de fonder nos espoirs sur cette solution », a-t-elle ajouté.

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