La Première ministre britannique taxe le Labour de « parti de l’antisémitisme »
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La Première ministre britannique taxe le Labour de « parti de l’antisémitisme »

Pour sa première conférence du Parti conservateur en tant que Première ministre, Theresa May a violemment critiqué l’opposition pour sa tolérance du sentiment anti-juif

Theresa May, Première ministre britannique, au dernier jour de la conférence annuelle du Parti conservateur à Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, le 5 octobre 2016. (Crédit : Paul Ellis/AFP)
Theresa May, Première ministre britannique, au dernier jour de la conférence annuelle du Parti conservateur à Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, le 5 octobre 2016. (Crédit : Paul Ellis/AFP)

Theresa May, Première ministre britannique a accusé mercredi le parti de l’opposition, le Labour de « tolérer l’antisémitisme et de soutenir des voix haineuses », après que certains de ses membres ont été suspendus pour avoir tenu des propos anti-juifs et anti-Israël.

« Vous savez comment certains les appellent ? Le méchant parti ? », a déclaré May lors de la conférence de session finale du parti conservateur à Birmingham, selon le Daily Telegraph.

Le Parti travailliste britannique, dit-elle, « n’est pas simplement divisé, il divise », et il est « déterminé à monter les uns contre les autres. A mener des vendettas et à marquer des points. A adhérer à la politique de manifestations insensées qui éloignent encore davantage les personnes. »

« C’est ce visage que le Parti travailliste montre actuellement. Des luttes internes. Des abus de la part de membres du Parlement. Des menaces visant à mettre fin a leurs carrières. Une tolérance de l’antisémitisme et un soutien en faveur des voix haineuses », a-t-elle poursuivi.

May, qui a pris la succession de David Cameron à la tête du Parti conservateur en juillet, après que la Grande-Bretagne a décidé de quitter l’Union européenne, a profité de son discours pour asseoir ses propres qualifications de défenderesse des gens du peuple.

Elle s’est écartée de l’image élitiste que de nombreux Britanniques associent au parti, tout étant clair sur son intention d’être plus interventionniste que les conservateurs traditionnels, afin de réduire les disparités sociales et économiques.

Le Parti travailliste, dit-elle, a perdu le droit de se dire représentant du travailleur.

Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste britannique, répond aux interrogations lors d'une audience au Home Affairs Comitee au sujet de l’antisémitisme au sein du parlement britannique, le 4 juillet 2016. (Capture d'écran www.parliamentlive.tv)
Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste britannique, répond aux interrogations lors d’une audience au Home Affairs Comitee au sujet de l’antisémitisme au sein du parlement britannique, le 4 juillet 2016. (Capture d’écran www.parliamentlive.tv)

« Mettons fin à leur simulacres moralisateurs de supériorité », dit-elle, parce que les « fixations idéologiques extrêmes » du Parti travailliste ne les ont conduites qu’à « cesser d’écouter le pays, lorsqu’ils ont abandonné le centre. »

Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste a été contraint, à de nombreuses reprises dans les derniers mois, de gérer et de réprimer la rhétorique antisémite tenue par certains de ses proches conseillers et sympathisants.

La dernière en date est Jackie Walker, qui a été suspendue il y a de cela 5 jours, pour avoir tenu des propos déplacés au sujet de la journée de commémoration de l’Holocauste.

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