La reconnaissance d’Israël comme Etat juif, une question secondaire
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La reconnaissance d’Israël comme Etat juif, une question secondaire

L'exigence d'Israël d'être reconnu comme Etat juif par les Palestiniens n'est pas une priorité pour Washington

Jen Psaki, porte-parole du Département d'Etat américain (Crédit : capture d'écran YouTube)
Jen Psaki, porte-parole du Département d'Etat américain (Crédit : capture d'écran YouTube)

L’exigence d’Israël d’être reconnu comme Etat juif par l’Autorité palestinienne pourrait n’être qu’une question secondaire aux yeux de l’administration Obama.

Dans une interview donnée au quotidien palestinien Al-Quds, la porte-parole du Département d’Etat Jen Psaki a suggéré que, dans le cadre d’un accord final entre les deux camps, la reconnaissance palestinienne du caractère juif d’Israël ne jouerait pas un rôle majeur.

Elle a toutefois réaffirmé que les Etats-Unis reconnaissaient le caractère juif d’Israël.

Ces déclarations interviennent en amont d’une rencontre du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avec le président Barack Obama à la Maison Blanche, le 17 mars, dans le cadre du processus de paix.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu la semaine dernière avec Obama.

Netanyahu a fait de la reconnaissance palestinienne d’Israël comme Etat juif une exigence clef, soutenant qu’un tel geste montrerait la bonne volonté des Palestiniens à mettre un terme au conflit.

« Président Abbas, reconnaissez l’Etat juif. En faisant cela, vous diriez à votre peuple, les Palestiniens, que même si nous avons un conflit territorial, le droit du peuple juif à avoir son propre Etat se situe au-delà du conflit », a déclaré le Premier ministre lors de son discours devant l’AIPAC à Washington, la semaine dernière.

« En reconnaissant l’Etat juif, vous diriez de manière claire que vous êtes entièrement prêts à mettre un terme au conflit. Alors reconnaissez l’Etat juif. Pas d’excuses, pas de temporisation. C’est le moment. »

S’exprimant vendredi devant de jeunes activistes du Fatah, Abbas a répondu à Netanyahu en affirmant qu’une telle reconnaissance était « hors de question » et qu’il n’accepterait pas non plus que la capitale palestinienne soit située sur une portion de Jérusalem-Est, actuellement sous autorité israélienne.

« Ils font pression et disent ‘pas de paix sans l’Etat juif’ », a déclaré Abbas, sans préciser qui faisait pression. « C’est hors de question. Nous n’accepterons pas. »

Psaki n’a pas souhaité confirmé les informations publiées la semaine dernière dans le journal Al-Quds, selon lesquelles les parties auraient reçu une première version de l’accord-cadre.

Le calendrier actuel prévoit qu’Abbas et Netanyahu acceptent l’accord-cadre avant le 29 avril.

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