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La République tchèque achète des batteries anti-aériennes à Israël

L'achat vise à se débarrasser du précédent système de fabrication soviétique datant des années 1970, qui "ne correspond plus aux normes actuelles de défense aérienne"

Un missile sol-air SPYDER lors d'un test, photographie non datée. (Rafael Advanced Defense Systems Ltd.)
Un missile sol-air SPYDER lors d'un test, photographie non datée. (Rafael Advanced Defense Systems Ltd.)

La République tchèque a signé mardi un accord avec Israël pour acquérir d’ici 2026 quatre batteries du système de défense aérienne de courte portée Spyder, pour remplacer des armes obsolètes de fabrication soviétique, a annoncé le ministère tchèque de la Défense.

La République tchèque payera 13,7 milliards de couronnes (540 millions d’euros) pour le système fabriqué par la société étatique israélienne Rafael.

Cet achat intervient alors que Prague est en train de moderniser ses équipements militaires, renforçant au passage ses liens avec Israël qui était déjà un allié proche.

« Les experts de l’armée ont désigné Spyder comme le système le plus approprié après avoir évalué neuf systèmes », a déclaré le ministre tchèque de la Défense Lubomir Metnar dans un communiqué. « Avec lui, la République tchèque obtient la technologie la plus avancée testée au combat, qui plus est avec la garantie totale de l’Etat d’Israël basée sur un accord intergouvernemental ».

Des sociétés tchèques fourniront des biens et services équivalant à 38 % de la valeur du contrat.

Le ministre de la Défense Benny Gantz prend la parole lors d’une cérémonie commémorative pour les soldats israéliens tués lors de la Seconde Guerre du Liban en 2006, au Hall national du souvenir au Mont Herzl à Jérusalem, le 24 juin 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« C’est un accord stratégique avec un pays membre de l’Otan, ce qui créera des emplois dans les deux pays », s’est réjoui le ministre israélien de la Défense Benny Gantz dans un communiqué.

Le directeur général de Rafael, Yoav Har-Even, a salué le contrat, « le premier accord de défense aérienne avec un pays de l’Otan ». « L’accord inclut également un contrat de maintenance pour les deux prochaines décennies, ainsi qu’une production locale – deux tendances que Rafael a favorisées ces dernières années ».

Selon M. Metnar, l’achat des batteries anti-aériennes vise à se débarrasser du précédent système de fabrication soviétique datant des années 1970, qui « ne correspond plus aux normes actuelles de défense aérienne ».

La République tchèque a rejoint l’Otan en 1999, 10 ans après la chute du régime communiste qui a tenu le pays d’une main de fer pendant quatre décennies.

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