Rechercher

La start-up israélienne Fundbox devient une licorne aprés un investissement de 100M$

La société Fintech, basée en Californie, se concentre sur les services et outils financiers pour les petites entreprises

Ricky Ben-David est journaliste au Times of Israël

Une photo illustrative du traitement des paiements. (Mikhail Nilov de Pexels)
Une photo illustrative du traitement des paiements. (Mikhail Nilov de Pexels)

La société de technologie financière Fundbox, basée aux Etats-Unis et fondée par des entrepreneurs israéliens, est devenue cette semaine la dernière licorne d’Israël, suite à l’annonce d’un nouveau tour de table de 100 millions de dollars mardi, pour une évaluation à plus d’un milliard de dollars.

L’investissement a été mené par Healthcare of Ontario Pension Plan (HOOPP), un régime de retraite à prestations pour le secteur hospitalier et communautaire de la province canadienne, et rejoint par les investisseurs existants Allianz X, l’unité d’investissement de la multinationale allemande de fintech Allianze Group, la société américaine de capital-risque Khosla Ventures, et The Private Shares Fund.

Fondée en 2013 par les vétérans de la fintech Eyal Shinar, Tomer Michaeli et Yuval Ariav, Fundbox offre aux propriétaires de petites entreprises des prêts basés sur des données pour résoudre les problèmes de trésorerie grâce à une plateforme alimentée par l’intelligence artificielle qui évalue les risques et le capital potentiel lié aux factures impayées. La société affirme qu’elle avance le paiement de milliers de factures impayées chaque semaine, éliminant ainsi les problèmes de flux de paiement à 30, 60 et 90 jours auxquels sont confrontées de nombreuses petites entreprises.

La société est basée à San Francisco et a ouvert un bureau à Dallas en 2019. Fundbox dispose également d’un bureau à Tel Aviv.

Fundbox a déclaré dans une annonce de l’entreprise mardi qu’elle a dépassé 2,5 milliards de dollars de volume de transactions en neuf ans, a apporté 100 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel dans le courant de cette année, en partie grâce à un coup de pouce lié à la pandémie, et a augmenté sa base de clients de plus de 200%.

La société a récemment lancé un nouvel outil de paiement permettant d' »acheter maintenant, payer plus tard », Flex Pay, pour les entreprises afin de gérer les dépenses professionnelles, et a déclaré qu’elle travaillait sur un nouveau produit conçu pour les entrepreneurs ayant plusieurs petites entreprises, et les nouvelles entreprises qui n’ont pas l’historique financier pour accéder au capital par des moyens traditionnels et pour lesquelles elle offre des lignes de crédit allant jusqu’à 150 000 $.

« Fundbox est prête pour une croissance continue, alors que nous nous approchons d’une opportunité unique en son genre de stimuler la reprise et l’expansion de l’économie des petites entreprises », a déclaré Prashant Fuloria, PDG de Fundbox, qui a été nommé l’année dernière lorsque Shinar a pris le rôle de président exécutif. Fuloria a précédemment travaillé chez Yahoo, Facebook et Google.

Fundbox n’est pas encore rentable mais Fuloria a indiqué que son évaluation à 1 milliard de dollars était équilibrée.

« Cette valorisation laisse de la place pour l’augmentation et la croissance. Je sais qu’il y a des entreprises avec cinq fois notre chiffre d’affaires qui reçoivent l’appellation de licorne, mais à leur place, je ne serais pas certain que la direction des marchés puisse changer. Nous sommes forts. Nous n’avons pas été détruits en 2020 et le plus important est de savoir où nous serons dans cinq ou dix ans », a-t-il déclaré à Globes.

Fundbox a récemment été nommée dans la liste Fintech 250 de CB Insights, qui reconnaît les entreprises privées émergentes travaillant sur des technologies financières révolutionnaires.

La société opère dans un domaine concurrentiel où les sociétés de fintech se disputent la clientèle des petites et moyennes entreprises (PME). Parmi les entreprises israéliennes notables du secteur, citons Melio, qui a développé une plateforme de paiement destinée aux PME américaines et qui a récemment été évaluée à 4 milliards de dollars, et BlueVine, une entreprise californienne qui fournit des services bancaires et de paiement de factures aux PME.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...