La Tunisie, premier pays arabe en matière de liberté de la presse – RSF
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La Tunisie, premier pays arabe en matière de liberté de la presse – RSF

Seul pays rescapé des Printemps arabes de 2011, la Tunisie se classe à la 72e place sur 180 pays, devant tous les autres pays de la région, notamment sraël (88e).

Drapeau de la Tunisie (Crédit : Wikimedia commons)
Drapeau de la Tunisie (Crédit : Wikimedia commons)

La Tunisie continue à progresser en matière de liberté de la presse, a indiqué jeudi l’ONG Reporters sans Frontières (RSF), saluant les avancées dans ce pays, le mieux classé de la région Afrique du Nord et Moyen-Orient.

« Les journalistes subissent des pressions énormes sur l’ensemble des pays du Maghreb », a déclaré à l’AFP Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF, lors de la présentation à Tunis du rapport annuel de l’ONG.

« En Algérie, au Maroc ou en Libye, les journalistes sont victimes de l’acharnement du pouvoir », selon lui.

« L’exception reste la Tunisie qui continue son processus de transition démocratique et qui a fait une avancée remarquable de 25 places, mais reste confrontée à d’innombrables défis surtout par rapport au cadre législatif », a-t-il poursuivi.

Tunis doit encore notamment mettre sur pied une Instance de régulation de l’audiovisuel (ICA) attendue de longue date, souligne RSF.

Logo de l’ONG française Reporters sans frontières.

Seul pays rescapé des Printemps arabes de 2011, la Tunisie se classe à la 72e place sur 180 pays, alors qu’elle était 97e en 2018.

Elle se place devant tous les autres pays de la région, notamment le Liban (101e) et Israël (88e).

L’Algérie continue de s’enfoncer, à la 141e place.

Il y a eu une ouverture au début du mouvement de contestation déclenché en février contre un nouveau mandat du président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné depuis, a relevé M. Khayati.

Néanmoins, « ces derniers temps, il y a un retour aux intimidations », a-t-il poursuivi. « On a le sentiment que le régime a sifflé la fin de la récréation et que les journalistes doivent rentrer dans le rang », même si ces derniers « continuent à assurer une couverture professionnelle. »

La zone Moyen-Orient et Afrique du Nord est celle où il est « le plus difficile et le plus dangereux pour les journalistes d’exercer leur profession », a encore rappelé RSF.

La Syrie et le Yémen, pays en guerre, restent parmi les plus hostiles à la presse, avec la Libye (162e), qui est, selon M. Khayati, « un trou noir de l’information » en raison de la difficulté d’y exercer le métier de journaliste.

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