L’ADL demande que Ryad ne soit plus autorisé à organiser de tournoi d’échecs
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L’ADL demande que Ryad ne soit plus autorisé à organiser de tournoi d’échecs

Le groupe a déclaré que c'était un "scandale" que le tournoi se poursuive malgré l'interdiction faite aux joueurs israéliens, qui contrevient au règlement

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Les participants du King Salman World Rapid and Blitz Championships, premier tournoi international d'échecs organisé par l'Arabie saoudite, à Ryad, le 26 décembre 2017. (Crédit : AFP/STRINGER)
Les participants du King Salman World Rapid and Blitz Championships, premier tournoi international d'échecs organisé par l'Arabie saoudite, à Ryad, le 26 décembre 2017. (Crédit : AFP/STRINGER)

WASHINGTON – La Ligue Anti-Diffamation (ADL) a exhorté la Fédération internationale des Échecs (FIDE) mardi à sanctionner l’Arabie saoudite et à lui interdire d’organiser des tournois, après que des joueurs israéliens se sont vus refuser leur participation.

Dans une lettre adressée au vice-président de la FIDE, Georgios Makropoulos, le PDG de l’ADL Jonathan Greenblatt l’a appelé à « pénaliser l’Arabie saoudite pour ses politiques cette année, et de faire [clairement] comprendre que si l’Arabie saoudite maintient cette politique, elle ne sera pas éligible comme pays organisateur de futurs tournois ».

Au début de la semaine, sept joueurs d’échecs israéliens se sont vus refuser les visas nécessaires pour participer au championnat international qui a débuté mardi à Ryad.

Le King Salman World Rapid and Blitz Championships est la première compétition internationale d’échecs à se dérouler en Arabie saoudite. Elle fait montre de l’ouverture vers l’Occident qu’a promis le royaume conservateur.

En vertu du contrat qui relie l’Arabie saoudite et la FIDE, le royaume devrait accueillir les tournois des trois prochaines années. Le règlement de la FIDE stipule qu’on ne peut refuser la participation d’aucun joueur.

Makropoulos a semblé réprimander le royaume, qui a refusé de laisser entrer des joueurs israéliens dans le pays lundi.

« Nous voulons voir que lors du prochain évènement, au King Salman World Rapid and Blitz Championships, tout le monde sera accepté », a-t-il déclaré spontanément au responsable sportif Turki ben Abdel Muhsin Al-Asheikh, selon la FIDE.

« Je suis certain que l’Arabie saoudite peut véhiculer un message de paix et d’amitié fort dans le monde entier et, avec mes collègues, nous pouvons aider. Nous sommes prêts à vous rencontrer dans les prochains jours, pour voir comment envisager les prochaines à venir », a-t-il dit.

Néanmoins, l’ADL a déclaré l’organisation était « complice » de la discrimination pratiquée par les Saoudiens.

Jonathan A. Greenblatt, directeur exécutif de la Ligue anti-diffamation (ADL), à Los Angeles, le 6 novembre 2014. (Crédit : ADL)

« C’est […] scandaleux qu’au lieu de pénaliser l’Arabie saoudite pour sa conduite, la compétition suivra son cours comme si rien ne s’était passé », a déclaré Greenblatt.

« La FIDE, en tant qu’organe sponsor, devrait faire clairement comprendre à l’organisateur saoudien qu’elle ne sera pas complice de discrimination ou de boycott à l’encontre de quelque équipe que ce soit, quelle que soit son pays d’origine, conformément au règlement de la FIDE, qui impose au pays organisateur d’autoriser tous les joueurs à participer à la compétition. »

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