L’agression d’un enseignant arabe condamnée par les associations juives américaines
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L’agression d’un enseignant arabe condamnée par les associations juives américaines

L'homme de Caroline du nord aurait été agressé le mois dernier par des membres de la Ligue de défense juive près de la conférence de l'AIPAC à Washington

Un activiste de la Jewish Defense League devant le centre de conférence de Washington où est organisée la conférence politique annuelle de l'AIPAC, le 26 mars 2017. (Crédit : Andrew Biraj/AFP)
Un activiste de la Jewish Defense League devant le centre de conférence de Washington où est organisée la conférence politique annuelle de l'AIPAC, le 26 mars 2017. (Crédit : Andrew Biraj/AFP)

Huit organisations juives ont condamné l’agression d’un enseignant arabe qui aurait été commise par des membres de la Ligue de Défense juive (LDJ) devant la conférence de l’AIPAC organisée le mois dernier à Washington.

Les organisations ont également condamné une agression présumée par des membres de la LDJ d’un membre du groupe anti-occupation IfNotNow, qui manifestait aux abords de la conférence de l’AIPAC, une attaque qui, ont-ils déclaré, a entraîné une commotion cérébrale chez la victime.

« Nous condamnons les attaques violentes de membres de la LDJ à l’encontre de manifestants pacifiques. Puisque les membres de notre communauté présentent une grande variété d’opinions sur le conflit israélo-palestinien, nous devons reconnaître que la violence est une réponse inacceptable au désaccord politique », ont fait savoir les groupes dans un communiqué.

Ces organisations sont l’Union pour le judaïsme réformé, le JCPA (Jewish Council for Public Affairs), l’AJC (American Jewish Committee), le NCJW (National Council of Jewish Women), le RRC (Reconstructionist Rabbinical College/Jewish Reconstructionist Communities), l’association d’action juive Bend the Arc, la JALSA (Jewish Alliance for Law and Social Action), Truah et le JFREJ (Jews for Racial and Economic Justice).

L’objectif établi de la Ligue de Défense juive est de protéger les Juifs de l’antisémitisme, mais le FBI l’a qualifié dans un rapport datant de 2001 de « groupe terroriste d’extrême-droite ».

Deux hommes ont été accusés de crime de haine dans l’affaire de l’agression de l’enseignant arabe qui, selon un rapport émis la semaine dernière par le département de la police métropolitaine du district de Columbia, s’appellerait Kamal Nayfeh.

Le magazine +972 explique, dans un article consacré à l’agression, que Nayfeh, 55 ans, est professeur au Central Piedmont Community College de Charlotte. Selon le site internet de cette école de Caroline du nord, cela fait seize ans que Nayfeh y est professeur en technologie des réseaux.

Le nom des agresseurs présumés ne figure pas dans le rapport de police, mais une porte-parole des forces de l’ordre les a identifiés comme étant Yosef Steynovitz, 32 ans, du Canada, accusé d’agression ayant entraîné une blessure corporelle significative et Rami Lubranicki, 59 ans, originaire de Howell dans le New Jersey, accusé pour sa part d’agression avec une arme dangereuse.

Dans les deux cas, « un crime de haine présumé » sur la base d’une motivation « anti-arabe » ont été ajoutés en tant que « autres crimes impliqués ». Les crimes de haine, s’ils s’ajoutent à une condamnation, augmentent automatiquement les sanctions.

Meir Weinstein, qui serait le directeur national de la LDJ canadienne, a indiqué dans une vidéo diffusée sur Facebook que les individus affiliés au groupe n’avaient agi qu’en état de légitime défense. Weinstein a prétendu que les vidéos de l’incident avaient été « montées de manière sélective ».

« Nous allons rendre public beaucoup plus d’informations pour tout remettre en contexte », a-t-il ajouté.

Selon le rapport de la police, Nayfeh a expliqué avoir eu une « altercation verbale » avec Steynovitz, qui lui a alors donné un coup de poing « dans la zone du visage ». Nayfeh est tombé à terre, selon le rapport, et Lubranicki lui a donné des coups de pieds dans les côtes et l’a frappé à l’œil droit avec un poteau en bois.

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