L’alliance Travailliste-Gesher maintenue pour le scrutin de mars
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L’alliance Travailliste-Gesher maintenue pour le scrutin de mars

Les deux partis espèrent améliorer leur performance dans les urnes et disent n'exclure aucun partenaire de coalition potentiel

Le chef du Parti travailliste, Amir Peretz, à gauche, et la présidente du parti Gesher, Orly Levy-Abekasis, à droite, annoncent qu'ils se présenteront à nouveau aux élections législatives de mars 2020, le 15 décembre 2019. (Avec la permission de l’alliance Travaillistes-Gesher)
Le chef du Parti travailliste, Amir Peretz, à gauche, et la présidente du parti Gesher, Orly Levy-Abekasis, à droite, annoncent qu'ils se présenteront à nouveau aux élections législatives de mars 2020, le 15 décembre 2019. (Avec la permission de l’alliance Travaillistes-Gesher)

Les formations Travailliste (Avoda) et Gesher, qui s’étaient présentées sur une seule liste lors des élections du mois de septembre, ont annoncé qu’elles maintiendraient leur alliance pour le scrutin du mois de mars.

Annonçant dimanche cette décision, le chef du parti Avoda, Amir Peretz, a laissé entendre qu’il n’y aurait pas davantage de fusions entre les partis de gauche et que l’alliance formée pourrait ne pas soutenir exclusivement une coalition laïque, mais qu’elle était ouverte à l’idée de rejoindre un gouvernement intégrant des partis religieux.

« Nous sommes la seule formation à nous préoccuper des personnes réelles », a dit Peretz, qui a ajouté que « notre alliance a élargi le bloc de gauche ».

Il a ajouté que « nous sommes attachés à l’idée de faire une campagne propre, sans aucune disqualification ou boycott d’autres groupes et d’autres communautés. Aucune alliance avec d’autres partis n’est actuellement envisagée ».

La présidente du parti Gesher, Orly Levy-Abekasis (à gauche), et le président du Parti travailliste, Amir Peretz, ont annoncé leur fusion aux élections de septembre, à Tel Aviv, le 18 juillet 2019. (Roy Alima / Flash90)

La présidente de Gesher, Orly Levy-Abekasis, a promis que la faction conjointe « placera les questions sociales une nouvelle fois en tête de l’agenda. Nous allons parler du système de santé qui s’effondre, de l’éducation de haute-qualité dès l’âge zéro, et de nos promesses faites que dorénavant, un jeune couple en Israël aura la possibilité d’acheter un appartement [en le payant via des frais de location] et que nous élèverons le seuil du salaire minimum », a-t-elle dit.

Au début du mois, l’alliance Travailliste-Gesher et le Camp démocratique auraient tenu des pourparlers concernant la fusion de leurs deux listes de gauche en cas de nouvelles élections.

Cette initiative a été prise après des résultats décevants dans les sondages. Les deux listes se sont retrouvées juste au-dessus du seuil électoral dans certaines récentes enquêtes d’opinion.

Peretz, né au Maroc, se serait toutefois prononcé contre une fusion avec le Camp démocratique, pacifiste et identifié comme ashkénaze, préférant positionner son parti comme une formation plus tournée vers l’économie et plus mizrahie.

Il avait déjà rejeté une telle union avant la course électorale du 17 septembre, annulant des négociations entre les formations et choisissant de rejoindre plutôt Gesher, un mouvement placé sous la direction de Levy-Abekasis, ancienne députée du parti Yisrael Beytenu et fille d’un éminent ministre du cabinet issu du Likud et d’origine marocaine.

Le président Travailliste Amir Peretz, à gauche, serre la main du chef du Meretz (et ultérieurement du Camp démocratique) Nitzan Horowitz, le 17 juillet 2019 (Autorisation)

Mais cette initiative n’était pas parvenue à donner la dynamique espérée dans les urnes, et l’alliance Travailliste-Gesher avait arraché au mois de septembre le même nombre de sièges que la formation Travailliste seule avait gagné en avril.

Les deux votes, au mois d’avril et au mois de septembre, ont échoué à produire un gouvernement élu – une première dans l’histoire politique israélienne. Cette impasse politique sans précédent – ni Netanyahu du Likud ni Benny Gantz, de Kakhol lavan, n’ayant réussi à mettre en place une coalition au pouvoir – a amené la Knesset à voter, la semaine dernière, pour un troisième scrutin en onze mois et qui aura lieu le 2 mars.

Cette impasse a également entraîné le premier défi sérieux lancé à Netanyahu à la tête du Likud depuis qu’il s’est emparé des rênes du parti des mains d’Ariel Sharon à la fin de l’année 2005, alors que le député populaire Gideon Saar a fait savoir, le mois dernier, qu’il se présenterait contre le Premier ministre au cours de primaires à la tête du parti qui auront lieu le 26 décembre.

L’avenir politique et personnel de Netanyahu est remis en doute après l’annonce de sa mise en examen notamment pour pots-de-vin, pour fraude et abus de confiance dans trois dossiers par le procureur-général Avichai Mandelblit.

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