L’ambassadrice américaine de l’ONU à la Vieille Ville de Jérusalem
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L’ambassadrice américaine de l’ONU à la Vieille Ville de Jérusalem

Nikki Haley, la responsable la plus pro-israélienne de l'administration Trump, devrait sillonner le pays depuis la périphérie de Gaza au nord de la frontière

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, et Danny Danon, son homologue israélien, aux Nations unies, à New York, le 29 mars 2017. (Crédit : Shahar Azran)
Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations unies, et Danny Danon, son homologue israélien, aux Nations unies, à New York, le 29 mars 2017. (Crédit : Shahar Azran)

L’ambassadrice aux Nations-Unies Nikki Haley devrait visiter la Vieille ville de Jérusalem dont le mur Occidental ce week-end.

Haley, l’une des responsables les plus ardemment favorables à Israël de l’administration Trump, devrait arriver mercredi après-midi à l’aéroport Ben-Gourion à l’occasion de de sa première visite au sein de l’état juif depuis qu’elle a pris ses fonctions au mois de janvier. Au cours de son séjour de trois jours, elle devrait rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin ainsi que de hauts-dignitaires palestiniens.

Elle devrait aussi se rendre à Tel Aviv, visiter le musée de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem et se rendre en hélicoptère aux abords la bande de Gaza et sur sa frontière au nord.

« Nous sommes heureux d’accueillir dans notre pays une véritable amie d’Israël », a indiqué l’ambassadeur de l’ONU israélien, Danny Danon, dans un communiqué. « Haley s’est positionnée aux côtés d’Israël depuis de nombreuses années maintenant et particulièrement depuis qu’elle est arrivée à l’ONU. Sa visite importante est une opportunité de lui présenter notre pays et les défis conjoints que nous devons relever. »

Selon un communiqué de presse, Danon accompagnera Haley tout au long de la visite, mais ses déplacements attendus sur certains sites variés de la Vieille ville de Jérusalem s’effectueront à titre privé – ce qui signifie qu’aucun responsable israélien ne l’accompagnera.

Le mois dernier, le président américain Donald Trump s’est rendu au mur Occidental et à l’Eglise du saint-sépulcre qui sont situés dans la Vieille ville disputée. C’est le premier président américain en service ayant effectué de tels visites même s’il l’a fait dans un cadre privé, sans la présence d’un responsable israélien.

Israël a capturé la Vieille ville et d’autres parties de Jérusalem-est durant la guerre des Six jours et les a annexées. La communauté internationale entière, dont les Etats-Unis, n’ont jamais reconnu la revendication israélienne sur cette partie de la ville.

De nombreux visiteurs étrangers en Israël qui désirent visiter la Vieille ville le font à titre privé, pour ne pas donner l’impression de reconnaître la souveraineté israélienne sur cette zone disputée.

Le président américain Donald Trump devant le mur Occidental, le lieu de prière le plus saint du judaïsme, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 22 mai 2017. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)
Le président américain Donald Trump devant le mur Occidental, le lieu de prière le plus saint du judaïsme, dans la Vieille ville de Jérusalem, le 22 mai 2017. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)

Dans les journées qui avaient précédé la visite de Trump en Israël, certains hauts-responsables américains avaient refusé de dire s’ils considéraient que le mur Occidental faisant partie d’Israël. Haley a été la seule membre de l’administration à adopter une position claire sur ce sujet.

« Je ne sais pas ce qu’est la politique de l’administration mais je crois que le mur Occidental fait partie d’Israël et je pense que c’est ainsi que nous l’avons toujours considéré et que nous devons continuer sur cette voie », a-t-elle déclaré dans une interview le 17 mai. « Nous avons toujours pensé que le mur Occidental faisait partie d’Israël ».

Lundi, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn devrait également se rendre dans la Vieille ville.

Le 27 mai, Haley s’est adressée au lobby de l’AIPAC pro-israélien, suscitant un tonnerre d’applaudissements sans précédent. « Il y a un nouveau shérif à la barre », a-t-elle déclaré, annonçant que « le temps de l’Israël-bashing est terminé ». Si les états-membres de l’ONU continuent à se montrer obsédés et à diaboliser l’état juif, « nous les frapperons à chaque occasion », a-t-elle promis.

Depuis lors, elle est devenue la bien-aimée incontestée de la communauté américaine pro-israélienne.

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