Lancement d’un important projet pour fournir de l’eau potable à Gaza
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Lancement d’un important projet pour fournir de l’eau potable à Gaza

Une conférence de donateurs a donné son feu vert mardi à un projet d'usine de dessalement d'un montant de 456 millions d'euros dans l'enclave palestinienne

Des Palestiniens sur une plage, à côté des eaux polluées, à Gaza, le 3 juillet 2017 (Crédit : AFP Photo/Mahmud Hams)
Des Palestiniens sur une plage, à côté des eaux polluées, à Gaza, le 3 juillet 2017 (Crédit : AFP Photo/Mahmud Hams)

Une conférence de donateurs a donné son feu vert mardi à un projet d’usine de dessalement, d’un montant de 456 millions d’euros, pour alimenter en eau douce la bande de Gaza, territoire palestinien confronté à une grave crise humanitaire.

Cette usine doit fournir de l’eau potable aux deux millions de Gazaouis afin d’assurer « une solution durable à la pénurie chronique d’eau et à la crise humanitaire dans la bande de Gaza », selon un communiqué de l’Union pour la Méditerranée (UpM), un forum de coopération régionale qui réunit les 28 membres de l’UE et 15 pays du sud et de l’est de la Méditerranée. 

L’engagement financier des donateurs doit couvrir plus de 80 % du coût total du projet, qualifié de « plus grand projet d’infrastructures de la bande de Gaza », précise le texte diffusé à l’issue d’une conférence internationale de bailleurs de fonds à Bruxelles, dont la Banque islamique de développement (BID), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque mondiale (BM). 

Cette conférence s’est déroulée sous les auspices de la Commission européenne, de l’Autorité palestinienne et de l’UpM, dont la construction d’une usine de dessalement de 55 millions de mètres cubes à Gaza est un projet phare depuis juin 2011.

« L’ensemble du programme aura un impact direct sur la santé publique », a souligné Miguel Garcia-Herraiz, secrétaire général adjoint de l’UpM pour l’Eau et l’Environnement.

Plus de 95 % de l’eau à Gaza est impropre à la consommation en raison du pompage excessif de la nappe aquifère.

De son côté, le ministre palestinien du Hamas de l’Eau, Mazen Ghunaim, cité dans le communiqué, a mis en avant « le besoin pressant d’aider à la stabilisation socio-économique pour les deux millions de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza dans des conditions environnementales et sanitaires inacceptables ».

Administrée depuis 2007 par le mouvement terroriste islamiste Hamas, la bande de Gaza, une étroite enclave surpeuplée sous blocus israélien et égyptien, est en proie à un marasme socio-économique, notamment à d’incessantes pénuries d’eau et d’électricité.

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