Rechercher

L’ancien maire de Kfar Saba condamné pour fraude

Des fonds destinés aux familles défavorisées - chèques-cadeaux et liquidités - ont été détournés à des fins personnelles ; la cour a dénoncé un "mécanisme de fraude"

Yehuda Ben-Hamo, le maire de Kfar Saba, a comparu devant le tribunal de Rishon Lezion le 13 février 2017, après avoir été arrêté pour corruption présumée (Flash90)
Yehuda Ben-Hamo, le maire de Kfar Saba, a comparu devant le tribunal de Rishon Lezion le 13 février 2017, après avoir été arrêté pour corruption présumée (Flash90)

L’ancien maire de Kfar Saba a été reconnu coupable, lundi, d’avoir utilisé des fonds soulevés en faveur des familles défavorisées de sa ville du centre d’Israël à des fins personnelles et pour son propre bénéfice politique.

La cour centrale de district a notamment reconnu Yehuda Ben-Hamo coupable de fraude, d’abus de confiance, et de vol par un fonctionnaire.

Le magistrat Ami Kobo a statué que Ben-Hamo avait mis en place « un mécanisme de fraude » en utilisant la somme de 607 500 shekels en chèques-cadeaux et en liquidités – de l’argent qui avait été ostensiblement collecté pour les familles les plus pauvres de la ville – à des fins personnelles et qu’il avait donné une partie des fonds à ses proches, à ses subordonnés, à ses employés de maison et à des activistes du secteur, pour leur propre usage et pour les distribuer aux habitants de la ville.

Selon l’acte d’inculpation, Ben-Hamo, membre du parti travailliste, avait engagé des membres de son bureau pour réunir des dons de la part d’hommes d’affaires et d’entreprises, des dons qui devaient servir à acheter les chèques-cadeaux.

Selon l’acte de mise en examen, ces fonds avaient été collectés sans que le trésorier de la ville et le bureau des Affaires sociales de la localité ne le sachent. Ben-Hamo n’avait pas non plus informé l’Autorité fiscale de la réception des chèques-cadeaux et il n’avait payé aucun impôt dessus.

Ben-Hamo a aussi été condamné pour avoir utilisé sa position pour privilégier les intérêts commerciaux de l’un de ses proches dans la ville, Rafi Kahlon, sans signaler au préalable la relation qu’il entretenait avec l’homme d’affaires. Toutefois, le jugement précise que Kahlon n’aura finalement bénéficié d’aucun avantage.

L’avocat de Ben-Hamo, Asher Ohayon, a estimé qu’il était « prématuré » et « inapproprié » de commenter le jugement avant qu’il n’ait eu lui-même le temps de le lire.

La mise en examen du maire qui était alors en exercice avait eu lieu au mois de février 2018. Quelques heures plus tard, Ben-Hamo avait démissionné.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...