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L’AP a tenté de faire passer Trump devant la tombe d’Arafat (médias)

Les Etats Unis se seraient opposés au plan consistant à faire passer le président à travers le mausolée en raison de la crainte d'une éventuelle crise avec Israël et des critiques susceptibles d'être faites lors du retour de Trump chez lui

Le président américain Donald Trump pendant un discours prononcé devant l'assemblée plénière du Congrès juif mondial à New York, le 23 avril 2017. (Crédit : capture d'écran Maison Blanche)
Le président américain Donald Trump pendant un discours prononcé devant l'assemblée plénière du Congrès juif mondial à New York, le 23 avril 2017. (Crédit : capture d'écran Maison Blanche)

Le président américain Donald Trump ne passera pas par le tombeau de feu le leader palestinien Yasser Arafat au cours de sa visite en Israël et en Cisjordanie à la fin du mois, malgré les efforts effectués par l’Autorité palestinienne pour le faire venir sur le site.

Selon des informations parues lundi dans le quotidien Israel Hayom, l’AP aurait cherché à organiser une cérémonie pour accueillir Trump au complexe de la Muqata à Ramallah, sur lequel il serait arrivé via le mausolée adjacent où se trouve la dépouille d’Arafat.

Citant un responsable de l’AP non-identifié, l’article indique que les Palestiniens avaient eu l’intention de ne pas avertir Trump et son entourage de leur plan de le mener à travers le le site funéraire.

Toutefois, un deuxième responsable non-identifié du bureau du président de l’AP Mahmoud Abbas a expliqué au journal que les Palestiniens avaient été informés par les membres des services secrets chargés d’arranger la sécurité autour de Trump au cours de sa visite qu’en raison du caractère sensible de cette visite aux niveaux politique et diplomatique, le président américain n’arriverait pas à la Muqataa via le mausolée.

« De hauts-responsables de l’administration Trump sont entrés en contact avec nous et nous ont fait savoir que le président Trump ne pourrait pas passer par le site funéraire d’Arafat, car cela pourrait produire une situation embarrassante [pour lui] au niveau politique lorsqu’il rentrerait chez lui, ainsi qu’une crise diplomatique avec Israël et on nous a demandé de trouver une alternative », a-t-il dit.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors d'un rassemblement commémorant le cinquième anniversaire de la mort de Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie, en novembre 2009. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas lors d’un rassemblement commémorant le cinquième anniversaire de la mort de Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie, en novembre 2009. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Le responsable de l’AP a nié que les Palestiniens aient eu une quelconque intention de faire venir Trump sur le lieu même de la tombe, affirmant que le premier responsable avait seulement eu l’intention de susciter la controverse.

« Il semble que quelqu’un ait voulu créer quelque chose à partir de rien. Les Américains ont demandé d’éviter la possibilité que cela puisse apparaître comme une visite effectuée par le président lui-même sur la tombe, même s’il était supposé passer à proximité et non directement par elle », a-t-il dit.

Arafat, décédé en 2004, reste une personnalité vénérée par les Palestiniens, mais il est considéré par de nombreuses personnes en Israël comme un terroriste qui n’a jamais changé et qui a fait échouer les accords de paix de Camp David, celui qui a orchestré les attentats suicides durant la Seconde Intifada qui avait suivi, enfin l’homme qui a contribué à disséminer un narratif qui domine encore chez les Palestiniens niant l’histoire et la légitimité des Juifs en Terre Sainte.

Un reportage diffusé sur la Deuxième chaîne la semaine dernière établissait que durant sa visite en Israël, Trump ne devait pas visiter Ramallah, préférant à la place se rendre à Bethléem.

Trump doit arriver en Israël le 22 mai pour une visite de vingt-quatre heures aux côtés de son épouse, Mélanie, de sa fille Ivanka et de son gendre Jared Kushner, qui, tous deux, sont également ses conseillers.

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