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L’AP demande de « refuser toute relation » avec le nouveau gouvernement Netanyahu

La déclaration demande à la communauté internationale de veiller sur les Palestiniens, affirmant que le nouveau gouvernement constitue pour eux une "menace vitale"

Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, brandissant un graphique à la 77e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU à New York, le 23 septembre 2022. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Le dirigeant de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, brandissant un graphique à la 77e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU à New York, le 23 septembre 2022. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

L’Autorité palestinienne (AP) a appelé au boycott international du nouveau gouvernement israélien en raison de son programme radicalement à droite, affirmant qu’il constituait « une menace existentielle pour le peuple palestinien ».

« L’État de Palestine s’élève contre les projets du nouveau gouvernement israélien, annexionnistes, violents et racistes, qui incitent au nettoyage ethnique. L’État de Palestine considère ce programme comme une menace existentielle pour le peuple palestinien et ses droits, inaliénables et inviolables », pouvait-on lire dans un communiqué publié, jeudi soir, par le ministère palestinien des Affaires étrangères.

L’AP demande à la communauté internationale d’ « assumer ses responsabilités et de refuser toute relation avec un gouvernement décidé à violer le droit international, que ce soit par l’annexion, la persécution politique ou la discrimination raciale ».

Cette déclaration demande à la communauté internationale, dont le Conseil de sécurité des Nations Unies, de « protéger le peuple palestinien contre les projets israéliens de dépossession et de déplacement, de colonisation et d’annexion, de nettoyage ethnique et de persécution ».

Elle a été publiée le jour où le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a prêté serment avec son nouveau gouvernement, qui compte dans ses rangs trois partis d’extrême droite désireux d’étendre le contrôle d’Israël sur la Cisjordanie, que les Palestiniens revendiquent dans la perspective d’un futur État.

Elle fait également suite au tout dernier appel passé par le désormais ex-ministre de la Défense, Benny Gantz, au chef de l’AP, Mahmoud Abbas, pour rappeler l’importance de la relation entre Israël et l’AP.

Il existe en effet une importante coopération en matière de sécurité avec l’AP.

Gantz a également dit à Abbas que les mesures prises contre Israël dans les enceintes internationales, dont celles promues par l’AP, « nuiraient au peuple palestinien et ne feraient qu’aliéner davantage tout processus politique pour l’avenir ».

L’instance dirigeante palestinienne a demandé que la Cour pénale internationale enquête sur ce qu’elle qualifie de crimes de guerre israéliens, et Abbas a affirmé depuis l’Allemagne et aux côtés du chancelier Olaf Scholz cette année qu’Israël avait commis « 50 fois la Shoah » contre les Palestiniens.

Ramallah a également demandé à l’ONU, ce mois-ci, de placer Israël sur la liste noire des pays qui maltraitent les enfants lors de conflits armés, après la mort d’une Palestinienne de 16 ans, Jana Majdi Assam Zakarna, lors d’un raid israélien à Jénine, émaillé de tirs croisés.

Les réunions et contacts téléphoniques de Gantz avec le dirigeant palestinien, pendant son mandat, ont été vivement critiqués par les membres du nouveau gouvernement.

Aucun des partenaires de la coalition de Netanyahu n’est officiellement favorable à la solution à deux États avec les Palestiniens. Certains d’entre eux revendiquent l’annexion de la Cisjordanie sans l’octroi de droits égaux aux Palestiniens, et beaucoup s’opposent avec véhémence à la coordination avec l’AP comme à son renforcement.

Dans le cadre des accords de coalition, le gouvernement de Netanyahu s’est engagé à renforcer le contrôle territorial d’Israël en légalisant des dizaines d’implantations non autorisées, en accordant des fonds importants pour la construction de routes et de services de transports publics en Cisjordanie et en s’engageant, quoique en des termes assez vagues, à annexer la Cisjordanie.

« Le peuple juif a un droit exclusif et inaliénable sur toutes les parties de la Terre d’Israël. Le gouvernement va promouvoir et développer les implantations partout sur la Terre d’Israël, en Galilée, dans le Neguev, le Golan et la Judée-Samarie », lit-on dans le programme publié par le gouvernement. La Judée et la Samarie sont les noms bibliques de la Cisjordanie.

L’équipe du Times of Israel a contribué à la rédaction de cet article.

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