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L’AP envoie 100 échantillons suspectés d’Omicron en Israël pour qu’ils soient testés

La Cisjordanie n'a pas encore reçu de diagnostic officiel de la nouvelle souche de coronavirus ; le COVID a reculé dans les zones palestiniennes ces dernières semaines

Des agents de santé palestiniens dans un hôpital de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, où des agents de santé ont été vaccinés contre le coronavirus (COVID-19) plus tôt dans la journée, après la livraison de doses de vaccin par Israël, le 3 février 2021. (Nasser Ishtayeh/Flash90)
Des agents de santé palestiniens dans un hôpital de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, où des agents de santé ont été vaccinés contre le coronavirus (COVID-19) plus tôt dans la journée, après la livraison de doses de vaccin par Israël, le 3 février 2021. (Nasser Ishtayeh/Flash90)

Craignant que le variant Omicron ait atteint la Cisjordanie, l’Autorité palestinienne (AP) a transféré 100 échantillons de coronavirus à un hôpital israélien pour qu’ils soient testés, ont déclaré dimanche des responsables israéliens et palestiniens.

« Nous avons environ 100 échantillons que nous soupçonnons [d’être porteurs du variant]. Nous les avons transférés à l’hôpital Tel Hashomer, où ils seront testés, et nous attendons des réponses de cet hôpital », a déclaré dimanche matin le ministre de la Santé de l’AP, Mai al-Kaila, à la radio officielle Voice of Palestine.

Le nouveau variant Omicron a suscité des inquiétudes dans le monde entier, conduisant certains pays à réimposer des restrictions renforcées sur les voyages. Israël a fermé ses frontières à la plupart des touristes étrangers fin novembre, tandis que les autorités cherchent à déterminer la gravité de la menace posée par la nouvelle souche.

Selon Mme al-Kaila, la majorité des cas suspects se trouvent parmi les Palestiniens qui sont rentrés de Jordanie en Cisjordanie ces derniers jours. Elle a ajouté que les responsables sanitaires palestiniens n’ont pas été en mesure de confirmer si le variant avait atteint les zones palestiniennes.

« Mais ce n’est pas parce que nous n’avons identifié aucun cas qu’il n’y en a pas », a déclaré Mme al-Kaila.

Un porte-parole du ministère israélien de la Santé a confirmé les propos de M. al-Kaila. Il a ajouté qu’il n’était pas encore possible de savoir si les Palestiniens en question avaient été infectés par le nouveau variant Omicron ou par la mutation Delta, très contagieuse, qui a fait des ravages dans le monde entier cet été.

Le nouveau variant du coronavirus est apparu après que les Palestiniens ont constaté une baisse des taux d’infection pendant plusieurs semaines. Après plusieurs combats difficiles contre le virus, le nombre de cas s’est stabilisé dans la bande de Gaza et en Cisjordanie au cours du mois dernier.

La ministre de la Santé de l’Autorité palestinienne, Mai al-Kaila, s’adresse aux journalistes lors d’une conférence de presse à Ramallah, le mardi 24 août 2021. (WAFA)

Depuis le début de la pandémie, 431 588 Palestiniens ont été infectés par le coronavirus en Cisjordanie et à Gaza, selon les statistiques officielles de l’AP, et 4 546 malades auraient péri des suites du virus.

De nombreux Palestiniens ont d’abord hésité à se faire vacciner, mais les taux ont augmenté à la suite des restrictions et des incitations mises en place par les autorités sanitaires en Cisjordanie et à Gaza. Environ 50 % des Palestiniens éligibles ont été vaccinés à la date de dimanche ; les autorités ont également commencé à délivrer des troisièmes doses pour renforcer l’immunité.

Mais les taux de vaccination varient encore considérablement d’un territoire palestinien à l’autre. Dans la ville relativement aisée de Ramallah, qui sert de siège administratif à l’AP, environ 77 % des Palestiniens éligibles ont été vaccinés.

Dans la bande de Gaza appauvrie, dirigée par les terroristes du Hamas, seuls 35 % des Palestiniens ont été vaccinés. Des centaines de milliers de doses doivent encore être utilisées, selon les chiffres officiels du Hamas.

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