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Lapid félicite Biden pour l’assassinat du chef d’Al-Qaïda

Le Premier ministre a doublé ses félicitations d'un avertissement aux terroristes : "Les groupes terroristes et leurs commanditaires savent désormais que leur temps est compté"

Le président américain Joe Biden lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre Yair Lapid, à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Emil Salman/POOL)
Le président américain Joe Biden lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre Yair Lapid, à Jérusalem, le 14 juillet 2022. (Crédit : Emil Salman/POOL)

Le Premier ministre Yair Lapid a félicité, mardi, le président américain Joe Biden pour l’assassinat, par la CIA, du chef d’al-Qaïda Ayman al-Zawahiri.

« Les groupes terroristes et leurs commanditaires savent désormais que leur temps est compté. Les forces qui œuvrent pour la liberté vous conduiront sur le chemin de la justice », a-t-il publié sur Twitter.

Le chef d’Al-Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri, a été tué dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan par une frappe de drone américain, a annoncé lundi en direct à la télévision le président américain Joe Biden.

« Samedi, sur mes ordres, les Etats-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, en Afghanistan, qui a tué l’émir d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri », a-t-il lancé lors d’une courte allocution depuis la Maison Blanche.

« Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n’est plus », a ajouté Joe Biden.

Zawahiri était l’un des terroristes les plus recherchés au monde et les Etats-Unis promettaient 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant de le retrouver. Il avait pris la tête de la nébuleuse jihadiste en 2011, après la mort d’Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan.

Dans cette photo d’archive de 1998 rendue disponible le vendredi 19 mars 2004, Ayman al-Zawahiri, à gauche, pendant une conférence de presse avec Oussama ben Laden à Khost, en Afghanistan. (Crédit : AP Photo/Mazhar Ali Khan, Archives)

Introuvable depuis plus de dix ans, il était considéré comme un des cerveaux des attentats du 11 septembre 2001, qui avaient fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis.

Sa mort permettra aux familles de victimes tuées dans les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et au siège du Pentagone près de Washington, « de tourner la page », a déclaré le président démocrate.

Deux missiles Hellfire

L’attaque au drone a été menée à l’aide de deux missiles Hellfire et sans aucune présence militaire américaine au sol, a précisé un responsable américain, preuve selon lui de la capacité des Etats-Unis « d’identifier et de localiser même les terroristes les plus recherchés au monde et de prendre des mesures afin de les éliminer ».

Ayman al-Zawahiri avait été repéré « à de multiples reprises et pour de longues durées sur le balcon où il a finalement été touché » dans la capitale afghane, a-t-il ajouté.

Mais le bâtiment ne porte pas de traces d’explosion et personne n’a été blessé dans l’opération. Ces deux éléments laissent penser que les Américains ont fait usage du Hellfire R9X, un missile équipé de six lames en forme de rasoir, qui tranche à travers sa cible mais n’explose pas.

Baptisée « Flying Ginsu » (le Ginsu volant) d’après une célèbre publicité télévisée des années 1980 pour une marque de couteaux de cuisine, le missile est devenu une munition de choix pour tuer les leaders de groupes jihadistes, tout en évitant de faire des victimes civiles.

La maison de trois étages est située à Sherpur, un quartier aisé de la capitale afghane, où plusieurs villas sont occupées par des responsables et des commandants talibans de haut rang. La zone a rapidement été bouclée par des talibans armés tôt mardi matin.

En fuite depuis les attentats du 11 septembre 2001, Zawahiri a grandi dans un foyer confortable du Caire avant de se tourner vers l’islam radical et violent.

Héritant en 2011 d’une organisation affaiblie, Ayman al-Zawahiri, 71 ans, avait dû pour survivre multiplier les « franchises », de la péninsule arabique au Maghreb, de la Somalie à l’Afghanistan, en Syrie et en Irak.

« Le groupe fait toujours face à d’importants défis. D’abord, la question de savoir qui va diriger Al-Qaïda après la disparition de Zawahiri », a estimé Colin Clarke, chercheur au cercle de réflexion américain Soufan Group.

Al-Qaïda avait perdu en août 2020 son numéro 2, Abdullah Ahmed Abdullah, tué dans les rues de Téhéran par des agents israéliens lors d’une mission secrète commanditée par Washington, information révélée quelques mois plus tard par le New York Times.

L’annonce de lundi intervient près d’un an après le chaotique retrait d’Afghanistan des forces américaines, qui avait permis aux talibans de reprendre le contrôle du pays vingt ans après.

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