Lapid appelle Smotrich à l’aider à renverser la coalition et imposer de nouvelles élections
Le chef de l'opposition suggère de recourir à la condition du changement de circonstances pour présenter à nouveau le projet de loi sur la dissolution de la Knesset

Le chef de l’opposition, Yair Lapid, a appelé dimanche le ministre des Finances Bezalel Smotrich à le rejoindre pour faire avancer un projet de loi visant à dissoudre la Knesset et à organiser de nouvelles élections. Cet appel intervient à la suite de la déclaration de Smotrich selon laquelle il avait « perdu confiance dans la capacité et la volonté du Premier ministre à mener l’armée israélienne à une victoire décisive ».
« Vous avez vous-même admis que la politique du Premier ministre ne permet pas d’aboutir à un résultat décisif à Gaza, de libérer nos otages et de gagner la guerre », a écrit Lapid. « Vous avez également ajouté que vous ne pouviez plus soutenir le Premier ministre, ni lui apporter votre appui. »
« Au regard de ces informations, je vous invite à vous joindre à moi ; nous adresserons une lettre commune au président de la Knesset, dans laquelle nous signalerons un changement substantiel des circonstances justifiant une nouvelle présentation du projet de loi visant à dissoudre la 25e Knesset », a ajouté Lapid.
Lapid a annoncé le mois dernier avoir entamé le processus de collecte de 61 signatures permettant de soumettre une lettre dite « de changement des circonstances » au président de la Knesset, Amir Ohana, demandant l’autorisation d’organiser un vote sur la dissolution de la Knesset. Le projet de loi soutenu par l’opposition visant à dissoudre la Knesset et à convoquer des élections anticipées n’a pas abouti en juin, les députés ultra-orthodoxes ayant renoncé à leurs menaces de faire tomber le gouvernement en raison de l’impasse dans laquelle se trouvait la rédaction de la loi sur les exemptions du service militaire pour les jeunes hommes de leur communauté.
Conformément aux règles parlementaires, le projet de loi ayant été rejeté, les députés sont tenus d’attendre six mois avant de pouvoir soumettre un nouveau projet de loi de dissolution de la Knesset. Toutefois, selon le règlement intérieur de l’assemblée, un projet de loi rejeté peut être soumis à un nouvel examen avant l’expiration du délai de six mois si les circonstances ont considérablement changé.
Pour attester d’un tel changement, il faut rassembler les signatures de 61 députés.







