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"Nous comptons sur le soutien de nos amis "

Lapid aux leaders mondiaux : ne laissez pas l’AP soumettre le conflit à La Haye

Avant le vote de décembre à l'Assemblée générale de l'ONU, le Premier ministre envoie une lettre à plus de 50 pays leur demandant de faire pression sur l'Autorité palestinienne

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Yair Lapid envoie une lettre à plus de 50 pays leur demandant de faire pression sur l'AP pour qu'elle abandonne sa campagne visant à renvoyer le conflit devant la Cour internationale de justice de La Haye (Crédit : Cabinet du Premier ministre)
Le Premier ministre Yair Lapid envoie une lettre à plus de 50 pays leur demandant de faire pression sur l'AP pour qu'elle abandonne sa campagne visant à renvoyer le conflit devant la Cour internationale de justice de La Haye (Crédit : Cabinet du Premier ministre)

Le Premier ministre sortant Yair Lapid a demandé lundi à des dizaines de dirigeants à travers le monde de dissuader les Palestiniens d’aller de l’avant dans leurs efforts pour déférer le conflit israélo-palestinien devant la Cour internationale de justice.

Dans une lettre envoyée à plus de 50 pays, Lapid a qualifié la campagne palestinienne, qui a notamment abouti à une résolution votée par une commission des Nations unies au début du mois, “d’effort concerté pour discriminer Israël, à remettre en question nos préoccupations légitimes en matière de sécurité pour nier la légitimité même de notre existence ».

La résolution du 11 novembre, intitulée « Pratiques israéliennes et activités de colonisation affectant les droits du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés », a été adoptée par la Quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies avec 98 voix pour, 17 contre et 52 abstentions.

La résolution demande à la CIJ, basée à La Haye, de « rendre d’urgence un avis consultatif » sur « l’occupation, l’implantation et l’annexion prolongées du territoire palestinien par Israël ».

Elle fera l’objet d’un vote en plénière à l’Assemblée générale en décembre.

« Je demande instamment à votre pays de bien vouloir exercer votre influence sur l’Autorité palestinienne afin qu’elle s’abstienne de faire avancer cette mesure dangereuse à l’Assemblée générale », a écrit Lapid. « Si les Palestiniens continuent à ignorer ces demandes et que cette résolution est soumise au vote en décembre, j’espère et je compte sur votre pays pour voter contre et pour exprimer sans ambiguïté vos préoccupations concernant les ramifications dangereuses de cette résolution. »

« Nous demandons à nos amis de nous soutenir », a-t-il ajouté.

Une session de la Cour internationale de justice à La Haye, aux Pays-Bas, le 11 décembre 2019. Illustration (Crédit : Peter Dejong/AP)

La missive a été envoyée aux partenaires européens d’Israël, notamment le Royaume-Uni, la France, la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie, les Pays-Bas, la Slovaquie, la Géorgie et la Lettonie.

Les dirigeants du Brésil, de l’Uruguay, du Pérou et du Vietnam ont également reçu la lettre.

Parmi les pays qui ont voté contre la résolution de l’ONU figurent Israël, l’Australie, l’Autriche, le Canada, la République tchèque, l’Italie, l’Allemagne, plusieurs nations insulaires du Pacifique et les États-Unis.

De nombreux pays européens se sont abstenus.

Le Bahreïn, l’Égypte, la Jordanie, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Ukraine et les Émirats arabes unis ont voté en faveur de la résolution.

Le Premier ministre sortant, Yair Lapid, s’adressant à l’Institut israélien pour la démocratie, le 28 novembre 2022. (Crédit : Institut israélien pour la démocratie)

« Les Palestiniens veulent remplacer les négociations par des mesures unilatérales. Ils utilisent à nouveau les Nations Unies pour attaquer Israël », a déclaré Lapid après l’adoption de la résolution.

Dans la lettre de lundi, il a utilisé un langage similaire, affirmant que soumettre le conflit à la CIJ contredit le principe des négociations directes. De plus, « cela ne servira que les intérêts des extrémistes, renforcera la polarisation des parties et sapera le travail positif accompli ces dernières années », a-t-il écrit.

Le Premier ministre a énuméré les principales initiatives pour le Moyen-Orient auxquelles Israël a participé ces dernières années, notamment les Accords d’Abraham, le Sommet du Neguev et l’accord sur la frontière maritime avec le Liban. « Tous ces succès ont été obtenus grâce aux négociations entre les parties concernées – la seule façon avérée de parvenir à une paix durable dans notre région », a-t-il écrit.

La 4e Commission de l’Assemblée générale des Nations unies votant sur des mesures concernant le conflit israélo-palestinien au siège de l’ONU à New York, le 11 novembre 2022. (Crédit : AP/Jeenah Moon)

La résolution de l’ONU appelle aussi à mener une enquête sur les mesures israéliennes « visant à modifier la composition démographique, le caractère et le statut de la ville sainte de Jérusalem » et affirme qu’Israël a adopté « des lois et des mesures discriminatoires. »

La résolution demande à la Cour de statuer sur le conflit en vertu du droit international et de la charte des Nations unies. La Cour, qui relève des Nations unies, est distincte de la Cour de justice internationale, qui se situe elle aussi à La Haye.

La CIJ a rendu son dernier avis consultatif sur le conflit en 2004.

L’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Gilad Erdan, a critiqué la mesure à l’audience de la commission, estimant qu’elle s’inscrit dans une « longue série de résolutions anti-israéliennes ».

« Le seul but est de diaboliser Israël et de décharger les Palestiniens de toute responsabilité », a déclaré Erdan, ajoutant que la résolution « détruisait tout espoir de résolution ».

La délégation palestinienne à l’ONU a déclaré en réponse à la résolution : « Notre peuple mérite la liberté. Notre peuple a droit à la liberté. »

Le représentant des États-Unis au comité, Richard Mills, a exprimé de « sérieuses réserves » quant à la résolution, affirmant qu’elle allait « amplifier la méfiance » liée au conflit.

« Il n’y a pas de raccourcis pour la solution à deux États », a-t-il déclaré.

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