L’appel de la touriste israélienne emprisonnée en Russie rejeté
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L’appel de la touriste israélienne emprisonnée en Russie rejeté

Naama Issachar peut encore se pourvoir devant la cour de Cassation et la Cour suprême russe

L'Israélo-américaine Naama Issachar, emprisonnée pour trafic de drogue, assiste à son audience en appel au tribunal régional de Moscou, le 19 décembre 2019. (Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)
L'Israélo-américaine Naama Issachar, emprisonnée pour trafic de drogue, assiste à son audience en appel au tribunal régional de Moscou, le 19 décembre 2019. (Crédit : Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)

Un tribunal moscovite a rejeté l’appel déposé par Naama Issachar.

Issachar peut encore se pourvoir devant la cour de cassation et la cour suprême russe, a noté Peleg.

Issachar, 26 ans, avait été arrêtée en avril lors de son transit dans un aéroport de Moscou. Neuf grammes de cannabis avaient été retrouvés dans son bagage enregistré et la jeune femme a été reconnue coupable de trafic et détention illégale de drogue par le tribunal de Khimki, près de la capitale russe.

Un diplomate israélien a déclaré à la Douzième chaîne que Jérusalem n’était pas surpris par le rejet de l’appel, affirmant que son meilleur espoir d’être libérée passait par le canal diplomatique.

Ynet a annoncé que l’ambassadeur israélien en poste en Russie, Yacov Livne, qui était présent à l’audience, a souligné que le président russe Vladimir Poutine pourrait libérer Issachar à n’importe quel moment.

« Je suis déçu comme tout le monde. Au-delà de ça, nos liens avec la Russie sont forts et importants », a-t-il déclaré.

Le dernier ambassadeur d’Israël en Russie, Gary Koren, a quitté son poste à la mi septembre. Son assistant, Keren Cohen Gat, a dirigé l’ambassade jusqu’à ce que Livne, le directeur du département Eurasie du ministère des Affaires étrangères, n’arrive le 8 novembre pour occuper le poste de chargé d’affaires temporaires.

Lors de l’audience, la jeune femme a clamé son innocence. « Le seul fait que je n’ai pas eu accès à mes bagages montre l’absurdité totale de cette accusation », a-t-elle affirmé.

Dans une vidéo, on peut voir Yaffa Issachar prendre à partie le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’un appel téléphonique, alors qu’il a promis de tout faire pour libérer sa fille de sa prison russe.

« Et quoi maintenant ? Maintenant ? Dites-moi quelque chose, donnez-moi de l’espoir », peut-on l’entendre dire au Premier ministre dans la vidéo, apparemment prise par un rabbin local Chabad.

Elle a également déclaré qu’elle avait dit à sa fille, Naama Issachar, que « le Premier ministre va de faire sortir d’ici. Mais elle est retournée en prison ».

https://twitter.com/kann_news/status/1207701791795748864

« C’est seulement une question de quelques jours. C’est ridicule », lui dit sa mère en hébreu et en anglais dans une autre vidéo.

En entendant le rejet de son appel par le tribunal de Moscou, la mère et la soeur d’Issachar ont éclaté en sanglots.

« Reste forte », a crié sa mère Yaffa Issachar à sa fille après que les juges ont annoncé la décision dans un communiqué sec après avoir délibéré pendant seulement 25 minutes, a rapporté la Douzième chaîne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit qu’il avait parlé à Yaffa Issachar, la mère de Naama Issachar, pour lui dire que « malgré la décision décevante du tribunal, je n’abandonne pas ». Il a déclaré qu’il allait continuer à tout faire pour la ramener à la maison.

Mardi, Netanyahu avait affirmé lors d’un meeting qu’il la ramènerait à la maison, mais mercredi, son porte-parole s’était efforcé de nuancer ses propos, soulignant que cela prendrait du temps.

Plus tôt, Yaffa Issachar avait dit aux médias israéliens qu’elle croyait le Premier ministre.

Le site d’information Walla news a cité Yaffa déclarant qu’il « n’y a pas de justice en Russie ».

L’emprisonnement de Naama Issachar a eu un retentissement important en Israël et les autorités israéliennes ont réclamé à plusieurs reprises la libération de la jeune femme. En Israël, des messages de soutien sur lesquels est écrit « Président Poutine s’il vous plait, ramenez Naama à la maison » ont été affichés ces derniers jours sur des panneaux publicitaires, notamment à Tel Aviv.

La détention de la jeune femme a provoqué quelques grincements entre les deux pays, le ministère israélien des Affaires étrangères se disant « très préoccupé » et regrettant une condamnation « sévère et disproportionnée ».

Au moment de sa condamnation en octobre, des médias russes et israéliens avaient évoqué la possibilité que Naama Issachar soit échangée contre un citoyen russe, Alexeï Bourkov, détenu en Israël depuis 2015 et accusé de « hacking » aux Etats-Unis, où il a finalement été extradé début novembre.

Parallèlement, une quarantaine de visiteurs israéliens ont été détenus et interrogés mercredi pendant plusieurs heures à leur arrivée à Moscou, selon les médias israéliens.

L’ambassade russe en Israël a, en réponse, publié sur Facebook un commentaire dans lequel elle regrette le nombre élevé de citoyens russes dont l’entrée sur le territoire d’Israël a été refusée à leur arrivée dans le pays.

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