L’arme d’un soldat volée lors d’une agression pendant un exercice de Tsahal
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L’arme d’un soldat volée lors d’une agression pendant un exercice de Tsahal

Alors qu’il marchait seul la nuit durant une opération, un combattant d’un commando a été agressé et légèrement blessé

Illustration : des soldats de Tsahal participent à un exercice de grande envergure, "Flèche mortelle", qui simule la guerre dans le nord en octobre 2020. (Armée israélienne)
Illustration : des soldats de Tsahal participent à un exercice de grande envergure, "Flèche mortelle", qui simule la guerre dans le nord en octobre 2020. (Armée israélienne)

Un certain nombre de suspects ont attaqué un soldat d’un commando lors d’un exercice de nuit dans le nord d’Israël. Son arme lui a été volée et il a été légèrement blessé, ce qui constitue le franchissement d’une « ligne rouge » a condamné le chef d’état-major de l’armée.

Selon la radio Kan, l’attaque aurait été menée près de la ville de Shfaram par des assaillants Arabes israéliens.

Il semblerait que le soldat marchait seul sur un chemin de terre vers 3 heures du matin lorsqu’un véhicule avec deux passagers s’est arrêté derrière lui.

L’un des hommes a demandé au soldat s’il avait besoin d’être véhiculé. Le soldat a continué de marcher. Le véhicule l’a rattrapé et a bloqué la route. Deux hommes en sont sortis et l’ont agressé. L’attaque aurait duré environ cinq minutes.

Le soldat serait parvenu à jeter son chargeur dans un buisson, mais les assaillants lui ont pris son arme.

Aviv Kohavi, chef d’état-major de l’armée israélienne a déclaré dans un communiqué que cet incident était à prendre très au sérieux et qu’une « ligne rouge avait été franchie ».

Le chef d’état-major de Tsahal, Aviv Kohavi, prend la parole lors d’une cérémonie au quartier général de l’armée de Kirya à Tel Aviv, le 18 juin 2020. (Crédit : Armée de défense d’Israël)

L’armée mène actuellement une enquête avec la police israélienne.

La question du vol d’armes à feu est depuis longtemps un problème pour l’armée. Tsahal a investi depuis plusieurs années des millions de shekels pour sécuriser les arsenaux de l’armée.

Selon un rapport publié en 2020 par la Knesset, quelque 400 000 armes illégales seraient en circulation en Israël. L’ancien ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a estimé que 70 % des armes illégales avaient été volées à l’armée et à la police.

Des responsables politiques arabes israéliens reprochent souvent à la police de ne pas en faire assez dans la répression des armes illégales. Ils affirment que les forces de l’ordre savent où elles se trouvent, mais choisissent de ne rien faire. La police répond à cela que la question n’est pas si simple que ça.

Lundi, le gouvernement a approuvé un plan de 150 millions de shekels (45 millions de dollars) pour lutter contre la propagation de la violence et du crime organisé dans les villes et villages arabes. Ce plan comprend notamment deux opérations de collecte d’armes.

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