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L’armée accuse un soldat syrien d’avoir aidé le Hezbollah à la frontière avec Israël

Selon le porte-parole en langue arabe de Tsahal, Naqib Bashar al-Hussein a régulièrement accompagné des membres du groupe terroriste soutenu par l'Iran sur le plateau du Golan

Naqib Bashar al-Hussein, commandant de la compagnie de reconnaissance de la 90e brigade de l'armée arabe syrienne, est vu à côté d'un commandant du Hezbollah qui se fait appeler Jawad Hashem, le long de la frontière syro-israélienne, sur une photo non datée publiée par l'armée le 25 novembre 2021. (Crédit : Armée israélienne)
Naqib Bashar al-Hussein, commandant de la compagnie de reconnaissance de la 90e brigade de l'armée arabe syrienne, est vu à côté d'un commandant du Hezbollah qui se fait appeler Jawad Hashem, le long de la frontière syro-israélienne, sur une photo non datée publiée par l'armée le 25 novembre 2021. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a déclaré jeudi avoir démasqué un officier militaire syrien qui travaille en contact étroit avec le groupe terroriste du Hezbollah sur le plateau du Golan, à la frontière nord.

Dans un message sur Twitter, le porte-parole en langue arabe Avichay Adraee a affirmé que Naqib Bashar al-Hussein, commandant de la compagnie de reconnaissance de la 90e brigade de l’armée arabe syrienne, « servait de liaison principale entre le quartier général du Hezbollah au sud et la première division de l’armée [arabe] syrienne ».

Avichay Adraee a partagé une photo de Naqib Bashar al-Hussein sur laquelle on le voit à la frontière avec le commandant principal du Hezbollah, Jawad Hashem. Appareil photo en mains, il observe les troupes israéliennes et recueillerait des informations pour le compte du groupe terroriste.

« Dans le cadre de son travail, Naqib Bashar accompagne divers membres du Hezbollah et coordonne même la manipulation et la réparation des postes d’observation appartenant au Hezbollah et parfois même à l’Iran », a déclaré Avichay Adraee.

Le père de Jawad Hachem, connu sous le nom de Hajj Hachem, est officiellement chargé de diriger les efforts du Hezbollah le long de la frontière israélo-syrienne – une mission connue sous le nom de « dossier Golan ».

Selon le porte-parole de l’armée israélienne, Naqib Bashar al-Hussein opère depuis une zone démilitarisée près de la frontière, un espace dans lequel l’armée syrienne n’est pas autorisée à opérer en vertu de l’accord de cessez-le-feu conclu en 1974 par Jérusalem et Damas après la guerre du Kippour de l’année précédente.

Le post d’Avichay Adraee mentionne aussi des informations biographiques sur Naqib Bashar al-Hussein telle que sa ville de résidence.

Il met en garde Naqib Bashar al-Hussein, l’armée syrienne et le Hezbollah, et affirme que « les forces de Tsahal surveillent les développements de l’autre côté de la frontière et toute personne qui tente de nuire à la sécurité d’Israël et de ses citoyens ».

Il ajoute que le régime syrien est « responsable de toutes les activités menées depuis son territoire contre l’État d’Israël ».

Tsahal a, à plusieurs reprises, accusé l’armée de Bachar al-Assad d’aider activement le Hezbollah et de le mettre en garde, par des tracts largués le long de la frontière et par des appels publics et ouverts, y compris en nommant les responsables syriens et du Hezbollah impliqués.

Au fil des ans, Israël a lancé des centaines de frappes contre des cibles liées à l’Iran en Syrie et contre des installations militaires syriennes lorsqu’elles étaient utilisées pour attaquer Israël.

Israël craint un retranchement iranien à sa frontière nord et a plusieurs fois frappé des installations liées à l’Iran et des convois d’armes destinés au Hezbollah.

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