L’armée aurait visé un véhicule du Hezbollah transportant des armes en Syrie
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L’armée aurait visé un véhicule du Hezbollah transportant des armes en Syrie

Des informations contradictoires ont émergé sur la mort de membres de l'unité terroriste ; des images publiées sur les réseaux sociaux montrent un véhicule en feu

Un membre du groupe terroriste du Hezbollah tient des drapeaux libanais et du Hezbollah lors d'un voyage de presse près de la ville frontalière d'Arsal, le 25 juillet 2017 (Photo AFP / Stringer)
Un membre du groupe terroriste du Hezbollah tient des drapeaux libanais et du Hezbollah lors d'un voyage de presse près de la ville frontalière d'Arsal, le 25 juillet 2017 (Photo AFP / Stringer)

Israël aurait effectué une frappe mercredi sur un véhicule du Hezbollah en Syrie, près de la frontière libanaise.

La Treizième chaîne, citant Al-Jazeera, a rapporté qu’un certain nombre de terroristes du Hezbollah ont été tués lors de l’attaque d’un véhicule transportant des armes de la Syrie vers le Liban.

Cependant, selon certaines informations, les occupants du véhicule auraient réussi à s’enfuir avant que celui-ci ne soit touché.

Les images affichées sur les réseaux sociaux semblaient montrer un véhicule broyé et brûlé.

Ni le Hezbollah ni l’armée israélienne n’ont immédiatement réagi à ces informations.

Israël a longtemps soutenu qu’il n’accepterait pas l’établissement d’une présence militaire permanente en Syrie par le Hezbollah ou l’Iran, qui soutient le groupe terroriste libanais.

Bien que les responsables israéliens s’abstiennent généralement d’assumer la responsabilité de frappes spécifiques en Syrie, ils ont reconnu avoir mené des centaines, voire des milliers de raids dans le pays depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011. Ces raids ont été en grande majorité dirigés contre l’Iran et ses alliés, notamment le groupe terroriste libanais du Hezbollah, mais l’armée israélienne a également mené des attaques sur les défenses aériennes syriennes lorsque ces batteries ont tiré sur des avions de chasse israéliens.

Un accord avec la Russie était censé repousser les milices soutenues par Téhéran, y compris le Hezbollah, à des dizaines de kilomètres de la frontière.

La frappe annoncée est survenue quelques jours après que l’armée israélienne a accusé l’armée syrienne d’aider le Hezbollah à établir une présence militaire permanente sur le plateau du Golan, en diffusant des images vidéo montrant un officier syrien de haut rang en visite dans la région.

« Même pendant la période de coronavirus, le nouveau commandant de la 1ère division de l’armée syrienne, Lua’a Ali Ahmad Asa’ad, continue à aider et à permettre au groupe terroriste du Hezbollah d’établir un front sur le plateau du Golan », a déclaré l’armée dans un communiqué.

Elle a diffusé des images vidéo de la frontière provenant d’une de ses caméras de surveillance, montrant Asa’ad et un certain nombre d’autres officiers syriens se promenant dans une zone non identifiée le long de la frontière.

« Dans la vidéo, le nouveau commandant de division est aperçu lors d’une patrouille sur le front, y compris en passant par des zones connues pour être utilisées par le Hezbollah, avec le chef du commandement sud du Hezbollah, Hajj Hashem », a commenté l’armée israélienne.

Dans une menace tacite, l’armée israélienne a ajouté que le régime syrien serait « tenu responsable de toutes les activités ennemies émanant de son territoire ».

Les militaires ont refusé de commenter le moment et le lieu exact du tournage de la vidéo.

Un véhicule qui aurait été détruit par une frappe de missile israélien en Syrie, à proximité de la frontière du Golan, le 2 mars 2020. (Autorisation)

Au début du mois dernier, l’armée a accusé le groupe terroriste libanais et l’armée syrienne d’être derrière une tentative d’attaque de sniper contre ses soldats sur le plateau du Golan, qui a été contrecarrée par une frappe israélienne sur la voiture des suspects.

L’armée avait expliqué à l’époque que, dans les mois précédant l’incident, les troupes israéliennes avaient repéré des combattants du Hezbollah et des soldats syriens se préparant à une attaque, filmant la zone frontalière avec des smartphones et des caméras professionnelles et mesurant la vitesse du vent depuis différents endroits dans la zone tampon prétendument démilitarisée entre les deux pays – dans ce qui, selon les soldats israéliens, semblait être des efforts pour identifier une cible et améliorer la précision des tireurs d’élite.

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