L’armée de l’air israélienne aurait ciblé des positions en Syrie
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L’armée de l’air israélienne aurait ciblé des positions en Syrie

Israël refuse de confirmer ces informations. Cette frappe serait la première depuis que la Russie a renforcé son engagement dans la guerre civile en Syrie

Un avion de chasse de l'armée de l'air israélienne au décollage en février 2010 (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)
Un avion de chasse de l'armée de l'air israélienne au décollage en février 2010 (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)

Les medias libanais et syriens ont rapporté samedi que des avions de chasse de l’armée de l’air israélienne auraient attaqué des cibles syriennes liées au groupe terroriste libanais Hezbollah. Cependant, les rapports divergent concernant les cibles exactes et l’emplacement des tirs.

Selon un rapport du site internet Lebanese Debate, six avions de l’armée de l’air israélienne auraient procédé à des frappes dans les monts Kalamoun, une région se trouvant dans l’ouest de la Syrie.

Selon la Dixième chaîne israélienne, les avions auraient visé des armes destinées au Hezbollah.

Les groupes d’opposition syriens, de leur côté, ont affirmé que les avions israéliens avaient attaqué des cibles dans la région de Damas au cours de deux raids dans des régions où les forces du Hezbollah et pro-Assad se trouvaient.

Quant aux medias syriens, ils ont déclaré que les avions de guerre israéliens avaient frappé plusieurs cibles du Hezbollah dans le Sud de la Syrie.

Les autorités militaires israéliennes ont refusé de commenter les rapports sur ces frappes qui seraient les premières depuis que la Russie a renforcé son implication dans la guerre civile en Russie.

Par ailleurs, les médias syriens et iraniens ont rapporté vendredi que la Russie menait des frappes aériennes contre les forces rebelles anti-Assad du côté syrien du plateau du Golan à la frontière avec Israël.

L’Etat juif aurait effectué plusieurs frappes contre des convois d’armes syriennes destinées au Hezbollah, bien qu’il refuse systématiquement de confirmer de telles opérations. Il a cependant averti qu’il ne permettra pas au groupe terroriste basé au Liban d’obtenir ce qu’il appelle des armes de pointe « qui changeraient la donne ».

Au cours d’une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou le mois dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré qu’Israël et la Russie avaient convenu d’un mécanisme pour éviter les affrontements militaires entre les deux pays en Syrie.

La Russie, un allié de premier plan du président syrien Bashar el-Assad, se trouve impliquée dans une opération militaire dans le pays déchiré par la guerre sous le prétexte de lutter contre les militants de l’Etat islamique qui se sont emparés d’immenses étendues de territoire. Cependant, les critiques affirment que les frappes aériennes russes ciblent non seulement le groupe fondamentaliste mais également des groupes d’opposition soutenus par l’Occident qui cherchent à évincer d’Assad.

« Mon objectif était d’éviter les malentendus entre les forces de Tsahal et les forces russes. Nous avons mis en place un mécanisme pour éviter de tels malentendus. C’est très important pour la sécurité d’Israël », avait déclaré Netanyahu aux journalistes israéliens lors d’une conférence téléphonique depuis la capitale russe.

« Le but de notre conversation était la situation complexe de la sécurité à la frontière nord », a déclaré le Premier ministre. « J’ai expliqué que notre politique qui a pour but de déjouer les transferts d’armes meurtrières de l’armée syrienne au Hezbollah qui se déroulent sous la surveillance de l’Iran ».

Netanyahu a déclaré qu’il a affirmé à Poutine dans « des termes sans équivoque » qu’Israël ne tolérera pas les efforts de Téhéran pour armer les ennemis d’Israël dans la région et que Jérusalem a pris et continuera de prendre des mesures contre de telles tentatives. « C’est notre droit et notre devoir. Il n’y avait pas d’objections à nos droits et à ce que je disais. Au contraire : il était prêt à m’assurer que, quelles que soient les intentions de la Russie pour la Syrie, la Russie ne sera pas un partenaire des actions extrêmes de l’Iran contre nous ».

Rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu (Crédit : Facebook)
Rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu (Crédit : Facebook)

Avant leur réunion, alors qu’ils s’adressaient à la presse, Netanahu a dit à Poutine que l’Iran et la Syrie avaient armé le Hezbollah avec des armes de pointe, dont des milliers sont dirigées contre des villes israéliennes. Il a également prévenu son hôte russe que la politique d’Israël est d’empêcher ces transferts d’armes et « d’empêcher la création d’un front terroriste ainsi que des attaques contre nous depuis le plateau du Golan ».

En avril, le ministre de la Défense Moshe Yaalon avait également mis en garde qu’Israël ne laisserait pas l’Iran équiper le Hezbollah avec des armes de pointe, un jour après un raid israélien présumé contre des dépôts d’armes en Syrie.

Même si Yaalon n’avait pas mentionné la frappe aérienne qui aurait frappé le dépôt des missiles sol-sol, il a déclaré qu’Israël ne laisserait pas l’Iran fournir des armes au groupe terroriste qui possède une forte présence militaire au Liban ainsi qu’en Syrie, les deux pays qui se trouvent à la frontière nord d’Israël.

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