L’armée déploie de l’artillerie le long de la frontière Israël-Gaza
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L’armée déploie de l’artillerie le long de la frontière Israël-Gaza

La mesure a été prise après une frappe de l'armée de l'air sur le Hamas ; Tsahal affirme que c'est un déploiement de routine

Un tank d'artillerie de 155 mm, placé près de la frontière israélienne avec la bande de Gaza, tire un projectile vers des cibles de l'enclave palestinienne, le 17 juillet 2014. (Crédit photo: AFP / Menahem Kahana)
Un tank d'artillerie de 155 mm, placé près de la frontière israélienne avec la bande de Gaza, tire un projectile vers des cibles de l'enclave palestinienne, le 17 juillet 2014. (Crédit photo: AFP / Menahem Kahana)

L’armée israélienne a déployé des batteries d’artillerie le long de la frontière avec la bande de Gaza par crainte d’une augmentation de la violence à la frontière.

Cette mesure a été prise suite au bombardement de l’aviation israélienne mené contre des terroristes palestiniens qui plaçaient des engins explosifs le long de la frontière nord de la bande de Gaza, il y a 8 jours.

Un homme a été tué par la frappe et trois autres hommes ont été blessés, selon le Hamas, qui a affirmé que l’attaque avait été menée, non pas d’un avion, mais d’un navire de la marine israélienne.

Un porte-parole de l’armée a déclaré au site d’information Ynet que cette décision faisait partie de l’activité normale de l’armée.

« Nous ne parlons pas d’accroître nos forces mais de déplacer les forces, dans le cadre de la défense en cours et qui rentre dans le cadre d’un plan annuel de l’activité de l’armée. Aucune préparation spéciale a été prise pour la zone », a déclaré le porte-parole.

Les batteries d’artillerie fournissent une réponse rapide à une activité suspecte sur une large zone.

Au cours des sept dernières années, elles ont été utilisées pendant les périodes de tension et même d’escalade de la violence et avec parcimonie, même à l’époque, en raison des conditions de surpeuplement de Gaza et la peur de toucher des innocents.

Cependant, l’armée a fortement augmenté son utilisation des batteries d’artillerie pendant l’opération Bordure protectrice en 2014.

Pendant les 50 jours de combat, au cours duquel plus de 2 100 Palestiniens ont été tués – environ la moitié d’entre eux semblaient avoir été des civils – l’armée a tiré 34 000 obus d’artillerie ; 12 000 étaient fumants, 3 000 étaient illuminants et 19 000 étaient explosifs.

Ces chiffres, selon l’armée, sont près de cinq fois plus supérieurs au nombre d’obus tirés au cours de la dernière opération aérienne et sur terre de l’armée à Gaza, en 2008-2009, au cours de laquelle environ 7 000 obus d’artillerie ont été tirés.

La nécessité et la légalité d’augmenter des tirs, sur un ennemi qui s’abrite au sein des populations civiles, sont des questions qui persistent dans le sillage de l’opération Bordure protectrice.

Au début du mois de janvier, les avions de chasse de l’armée de l’air israélienne ont mené plusieurs raids aériens sur des cibles du Hamas dans le nord de la bande de Gaza après qu’au moins deux roquettes ont été tirées depuis l’enclave palestinienne et ont atterri sur des terrains près de la ville de Sderot un peu plus tôt.

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