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L’armée ferme des zones près de Gaza face à de possibles attaques

Cette décision intervient après que le Hamas et le Jihad islamique ont menacé de reprendre les violences le long de la frontière ces dernières semaines

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des soldats israéliens bloquent une route près de la frontière de Gaza, le 24 avril 2021 (Crédit : Flash90).
Des soldats israéliens bloquent une route près de la frontière de Gaza, le 24 avril 2021 (Crédit : Flash90).

L’armée israélienne a fermé mardi un certain nombre de zones près de la frontière de Gaza sur fond de menaces d’attaque par des groupes terroristes dans l’enclave.

Les cinq sites concernés par cette mesure sont tous en ligne de mire directe depuis la bande de Gaza, ce qui les rend vulnérables aux attaques de missiles guidés antichars et aux tirs de snipers.

« L’entrée du site commémoratif de la Flèche noire, qui a déjà été la cible d’attaques de missiles antichars depuis Gaza, la colline des cloches, nommée en l’honneur d’Asaf Siboni, que sa mémoire soit bénie, la colline Nizmit, le jardin des morts et la colline du Ranger solitaire seront fermés », a déclaré l’armée.

Tsahal a déclaré que la décision très irrégulière de fermer les sites a été prise à la suite d’une « évaluation de la situation ».

L’armée a précisé qu’aucune autre consigne de sécurité ou mesure de précaution n’a été émise à l’intention des résidents de la zone. Les travaux agricoles près de la frontière ont été autorisés à se poursuivre.

Ces derniers jours, le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont tous deux lancé des ultimatum à Israël, menaçant de renouveler la violence si leurs demandes n’étaient pas satisfaites.

Une photo prise le 12 novembre 2018 montre un bus incendié après avoir été touché par une roquette tirée depuis la bande de Gaza, à la frontière Israël-Gaza près du kibboutz de Kfar Aza, le 12 novembre 2018. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)

Le Hamas a exigé dimanche qu’Israël autorise l’entrée dans la bande de Gaza de quelque 8 millions de dollars de fonds qataris, qui doivent servir à payer les salaires des responsables du Hamas.

Dans le cadre d’un accord négocié entre Israël, le Qatar, les Nations unies et le Hamas, Doha a été autorisé à envoyer chaque mois des millions de dollars à Gaza, destinés à être distribués aux familles nécessiteuses de l’enclave assiégée. L’accord prévoit toutefois que les fonds ne pourront pas être versés aux fonctionnaires employés par le Hamas dans la bande de Gaza, une disposition qui a mis en colère le groupe terroriste, qui dirige de facto Gaza depuis 2007.

Par ailleurs, le groupe terroriste du Jihad islamique a proféré des menaces répétées à l’encontre d’Israël concernant le traitement des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, après l’évasion de six de ces prisonniers – dont cinq appartenaient à l’organisation – le mois dernier. Tous les six ont été capturés par Tsahal dans les semaines qui ont suivi leur évasion.

La semaine dernière, le groupe terroriste a annoncé qu’il « rappelait tous ses combattants » dans le cadre de ses menaces.

« Nous sommes en alerte maximale, nous attendons l’ordre », a déclaré la branche militaire du Jihad islamique dans un communiqué.

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