L’armée israélienne revendique la mort de deux membres du Hezbollah dans le sud-Liban
L'armée affirme que les hommes touchés violaient le cessez-le-feu, dans un contexte de tensions avec les forces de l'ONU

L’armée israélienne a déclaré mercredi que l’armée de l’air avait, en l’espace de deux heures, frappé et tué deux agents liés au Hezbollah dans le sud-Liban.
L’un d’entre eux, identifié comme étant Al-Munim Musa Sweidan, a été tué à Yater, dans le sud du pays.
Selon l’armée, il était le représentant local du Hezbollah, chargé des relations avec les habitants et de l’utilisation par le groupe de propriétés privées pour stocker des armes et mener des activités de surveillance.
Un autre membre des « Brigades de la résistance libanaise » affiliées au Hezbollah a été tué dans une frappe à Chebaa, a précisé l’armée israélienne.
Selon Tsahal, les activités de ces hommes constituaient une violation des accords entre Israël et le Liban.
La veille, des drones israéliens auraient largué des grenades à proximité de membres de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), ce que l’ONU et Beyrouth ont condamné avec fermeté.
בתוך שעתיים: חוסלו שני מחבלים של ארגון הטרור חיזבאללה
כלי טיס של חיל האוויר תקף וחיסל מוקדם יותר היום בהכוונת אוגדה 91, את המחבל עבד אלמנעם מוסא סוידאן מארגון הטרור חיזבאללה, במרחב יאטר שבדרום לבנון.
המחבל שימש כנציג המקומי של ארגון הטרור בכפר יאטר, בתפקידו היה אחראי על הקישור… pic.twitter.com/Q7D6zumXzJ
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) September 3, 2025
L’armée israélienne a expliqué que ses soldats avaient pris des mesures face à une « présence suspecte » et qu’une unité de Tsahal stationnée au niveau d’un poste dans le sud-Liban avait déployé plusieurs grenades assourdissantes pour neutraliser la menace perçue. Elle a indiqué qu’aucun blessé n’était à déplorer.
À l’issue d’une enquête, l’armée israélienne a fait savoir qu’elle avait pu s’expliquer via des canaux de communication militaires prévus pour clarifier l’incident, et que les membres de la FINUL n’avaient à aucun moment fait l’objet de tirs délibérés. Elle a redit avec force que la sécurité des civils et des soldats israéliens demeurait sa priorité absolue.
Selon la FINUL, quatre grenades ont été larguées à proximité d’observateurs chargés de dégager des barrages routiers près de Marwahin : l’une d’entre elles aurait atterri à une vingtaine de mètres et les trois autres à une centaine de mètres des personnels et véhicules de l’ONU.
La FINUL a qualifié l’incident de « l’un des plus graves contre les personnels et biens de la FINUL depuis l’accord de cessation des hostilités de novembre dernier ».
La FINUL, qui patrouille à la frontière sud du Liban avec Israël depuis 1978, a vu son mandat prolongé par le Conseil de sécurité de l’ONU, et ce jusqu’à fin 2026, suivi d’un retrait d’un an.
Le conflit entre Israël et le Hezbollah a éclaté lorsque le groupe terroriste soutenu par l’Iran a commencé à tirer des roquettes sur le nord d’Israël en soutien au Hamas suite au massacre du 7 octobre dans le sud d’Israël, qui a tué 1 200 personnes et fait 251 otages séquestrés à Gaza.
Les tirs de roquette du Hezbollah ont causé l’évacuation de 60 000 habitants du nord d’Israël.
En septembre 2024, Israël a intensifié ses opérations au Liban, ce qui a débouché sur une guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, laquelle s’est terminée par un cessez-le-feu, fin novembre dernier.
Depuis le cessez-le-feu, les soldats israéliens sont demeurés stationnés à plusieurs endroits du sud-Liban et l’armée israélienne affirme mener des frappes en réaction aux violations du cessez-le-feu.







