L’armée libanaise annonce une pause dans son offensive contre l’EI
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L’armée libanaise annonce une pause dans son offensive contre l’EI

L'armée arrête son offensive pour des négociations au sujet de soldats enlevés en 2014 par l'EI ; le Hezbollah arrête lui aussi les combats

Soldats libanais à Ras Baalbek, après leur retour du front contre l'Etat islamique, le 21 août 2017. (Crédit : Stringer/AFP)
Soldats libanais à Ras Baalbek, après leur retour du front contre l'Etat islamique, le 21 août 2017. (Crédit : Stringer/AFP)

L’armée libanaise a annoncé dimanche une pause dans son offensive contre le groupe terroriste Etat islamique (EI) dans une région frontalière avec la Syrie afin d’engager des négociations au sujet de soldats enlevés en 2014.

La guerre qui ravage la Syrie a débordé sur le Liban, où l’EI a revendiqué plusieurs attaques meurtrières, combattu l’armée et le Hezbollah, et pris pied en 2014 dans les régions montagneuses de l’est, à la frontière syrienne.

L’arrêt unilatéral des hostilités est entré en vigueur à 7h00 et devrait ouvrir la voie à la dernière phase des négociations sur le sort des soldats qui avaient été enlevés, a indiqué le commandement de l’armée dans un communiqué.

L’armée libanaise avait lancé le 19 août son offensive dans deux régions montagneuses, Jouroud Ras Baalbeck et Jouroud al-Qaa.

Elle avait annoncé mardi avoir pris le contrôle de la plus grande partie du territoire tenu par les jihadistes. Six soldats libanais ont été tués par des mines depuis le début de la campagne.

Selon l’armée, quelque 600 combattants de l’EI étaient présents dans le secteur. En 2014, ils avaient envahi la ville frontalière de Aarsal et capturé 30 soldats et policiers libanais.

Quatre ont été exécutés par leurs ravisseurs et un cinquième est mort de ses blessures. Seize ont été libérés dans un échange de prisonniers en décembre 2015.

Neuf soldats seraient encore aux mains de leurs ravisseurs qui appartiennent à l’EI, on ignore s’ils sont morts ou vivants.

« Les négociations sont en cours pour que l’EI se retire et fournisse des informations sur le sort des soldats », a indiqué à l’AFP une source au sein de l’armée.

Elle a d’autre part affirmé que la durée de la trêve n’avait pas été établie.

Le Hezbollah, groupe terroriste chiite libanais, qui mène parallèlement une offensive pour déloger le groupe jihadiste sunnite du côté syrien de la frontière, a lui aussi annoncé dimanche une pause dans les combats.

Selon le « média de guerre » du Hezbollah, cette pause intervient « dans le cadre d’un accord global pour mettre fin à la bataille contre Daech [acronyme arabe de l’EI] dans la région de l’ouest du Qalamoun. »

L’armée libanaise assure qu’il n’y a aucune coordination avec le Hezbollah, qui combat les rebelles en Syrie aux côtés du régime de Bashar el-Assad.

Le Hezbollah avait également lancé en juillet une offensive pour éliminer du Jouroud Aarsal, une autre région près la frontière, toute présence de jihadistes anciennement liés à Al-Qaïda et de rebelles syriens.

Le Jouroud Aarsal a été utilisé comme refuge par des militants syriens anti-régime et comme abri pour des réfugiés qui fuyaient les combats en Syrie.

Après six jours de combats, un cessez-le-feu était intervenu au terme duquel 8 000 personnes, en majorité des réfugiés mais aussi des jihadistes, avaient été évacuées vers la Syrie, en échange de libération de cinq combattants du Hezbollah capturés.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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